Gaza: Etats-Unis et Israël discutent d’une possible administration dirigée par Washington
par Alexander Cornwell
JERUSALEM (Reuters) – Les États-Unis et Israël ont discuté de la possibilité que Washington dirige une administration temporaire de la bande de Gaza après la fin du conflit dans l’enclave palestinienne, ont rapporté cinq personnes proches du dossier.
Des consultations de « haut niveau » ont porté sur un gouvernement de transition dirigé par un responsable américain qui superviserait la bande de Gaza jusqu’à ce qu’elle soit démilitarisée et qu’une administration palestinienne viable ait vu le jour, ont ajouté les sources.
Selon les discussions, toujours à un stade préliminaire, une telle administration dirigée par les États-Unis n’aurait pas de durée fixe, celle-ci dépendant de la situation sur le terrain, ont indiqué les cinq sources.
Ces sources, qui s’expriment sous couvert d’anonymat, comparent la proposition à l’Autorité provisoire de la coalition mise en place par Washington en 2003 en Irak, peu après l’invasion du pays par les États-Unis qui a renversé le régime de Saddam Hussein.
Cette autorité a été perçue par de nombreux Irakiens comme une force d’occupation. Elle a transféré le pouvoir en 2004 à un gouvernement intérimaire irakien, après avoir échoué à contenir une insurrection croissante.
D’autres pays seront invités à participer à l’autorité dirigée par les États-Unis dans la bande de Gaza, ont indiqué les sources, sans préciser lesquels.
L’administration américaine de l’enclave palestinienne s’appuierait sur des technocrates palestiniens mais exclurait le groupe islamiste Hamas, qui a pris le pouvoir dans la bande de Gaza en 2007, ainsi que l’Autorité palestinienne, qui contrôle en principe la Cisjordanie.
Contacté par Reuters, un porte-parole du département d’État n’a pas commenté la question de savoir s’il y avait eu des discussions avec Israël au sujet d’une autorité provisoire dirigée par les États-Unis pour la bande de Gaza, indiquant ne pas pouvoir parler des négociations en cours.
« Nous voulons la paix et la libération immédiate des otages », a déclaré le porte-parole. « Les piliers de notre approche demeurent résolus : soutien à Israël, soutien à la paix ».
Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n’a pas souhaité faire de commentaires.
Ismaïl al Thaouabta, le directeur du bureau de presse du gouvernement gazaoui dirigé par le Hamas, a rejeté l’idée d’une administration dirigée par les États-Unis ou tout autre gouvernement étranger et affirmé que le peuple palestinien devait choisir ses propres dirigeants.
L’Autorité palestinienne n’a pas répondu à une demande de commentaire.
Une autorité provisoire dirigée par les États-Unis dans la bande de Gaza constituerait la plus grande intervention des Etats-Unis au Moyen-Orient depuis l’invasion de l’Irak.
Une telle initiative comporterait des risques importants, notamment si Washington était perçu comme une puissance occupante de l’enclave palestinienne, ont prévenu deux des sources.
Les Émirats arabes unis, qui ont établi des relations diplomatiques avec Israël en 2020, ont proposé aux États-Unis et à Israël qu’une coalition internationale supervise la gouvernance de la bande de Gaza après la guerre.
Abou Dhabi a conditionné sa participation à l’inclusion de l’Autorité palestinienne et à une voie crédible vers la création d’un État palestinien.
Le ministère des Affaires étrangères des Émirats arabes unis n’a pas répondu à la question de savoir s’il soutiendrait une administration dirigée par les États-Unis qui n’inclurait pas l’Autorité palestinienne.
(Avec la contribution de Daphne Psaledakis et Steve Holland à Washington, version française Blandine Hénault, édité par Kate Entringer)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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