L’Europe indécise avant les réunions des banques centrales, incertitude sur les droits de douane
par Diana Mandia
(Reuters) – La plupart des Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé lundi après une séance hésitante où l’attention des investisseurs s’est tournée vers les prochaines réunions de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) et de la Banque d’Angleterre (BoE), tandis que les négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine restent infructueuses.
À Paris, le CAC 40 a perdu 0,55% à 7.727,93 et à Francfort, le Dax a pris 1,08%. La Bourse de Londres est fermée lundi pour un jour férié, ce qui a pesé sur les volumes.
L’indice EuroStoxx 50 a fini sur une baisse 0,03% et le FTSEurofirst 300 et Stoxx 600 ont pris 0,19% chacun.
La séance a été indécise lundi, dans une journée sans catalyseurs majeurs, les investisseurs attendant surtout les commentaires de politique monétaire de la Fed et de la BoE à l’issue de leurs réunions respectives mercredi et jeudi, tandis que l’impasse sur les droits de douane américains alimente l’incertitude.
Aux États-Unis, la Fed devrait maintenir mercredi ses taux d’intérêt et pourrait même attendre juillet pour décider de les abaisser, alors qu’avant la publication vendredi du rapport sur l’emploi les paris tablaient sur une baisse en juin.
La BoE devrait quant à elle annoncer jeudi une baisse de son taux d’intérêt d’un quart de point.
Dans les deux cas, les commentaires des banquiers centraux sur la croissance et l’inflation seront suivis de près, les surtaxes promises par le président Donald Trump à ses partenaires commerciaux suscitant de craintes de récession et de hausse des prix.
Les avancées dans les négociations visant à éviter une guerre commerciale mondiale, en particulier entre les États-Unis et la Chine, ont par ailleurs été maigres jusqu’à présent, ce qui nourrit la prudence.
Le locataire de la Maison blanche, qui a annoncé durant le week-end de nouvelles surtaxes de 100% sur les films produits hors des États-Unis, a déclaré dimanche que des responsables américains étaient en pourparlers avec de nombreux pays, dont la Chine, sur les questions commerciales, même s’il n’était pas prévu de rencontre avec le président chinois Xi Jinping cette semaine.
En Allemagne, où le principal indice boursier DAX a surperformé lundi ses homologues européens, la nouvelle coalition gouvernementale devrait prêter serment mardi, officialisant ainsi le prise de fonction du conservateur Friedrich Merz en tant que chancelier.
Le dirigeant conservateur a promis lundi d’agir rapidement pour réformer la plus grande économie d’Europe, ce qui devrait être bien accueilli alors que le pays a connu en 2024 sa deuxième année consécutive de récession.
VALEURS
Eutelsat a pris 12,5% lundi après avoir annoncé la nomination de Jean-François Fallacher, actuel directeur général d’Orange France, en tant que nouveau directeur général du groupe français de satellites, en remplacement d’Eva Berneke.
L’action Shell cotée aux Pays-Bas a reculé de 1,9%, l’agence Bloomberg ayant rapporté samedi que la major pétrolière travaille avec des conseillers pour évaluer une acquisition potentielle de son rival BP.
La banque autrichienne Erste, qui a acquis une participation de 49% dans l’unité polonaise de Santander pour environ 6,8 milliards d’euros (7,7 milliards de dollars), a progressé de 8,6%.
A WALL STREET
Wall Street évoluait également en ordre dispersé à l’heure de la clôture en Europe, le Dow Jones s’étant notamment retourné à la hausse après la publication de l’indice ISM des services. Il prend 0,12%, tandis que le Standard & Poor’s 500 recule de 0,38% et le Nasdaq Composite cède 0,59%.
LES INDICATEURS DU JOUR
Dans la zone euro, le moral des investisseurs s’est amélioré plus rapidement que prévu en mai après une chute drastique de l’indice le mois dernier en raison de l’imposition de nouveaux droits de douane par Washington, même s’il demeure encore à un niveau bas, montre une enquête publiée lundi.
Outre-Atlantique, l’activité dans le secteur des services s’est améliorée de façon inattendue en avril, grâce notamment à l’augmentation des commandes, tandis que les prix payés par les entreprises pour les matériaux et les services ont atteint leur niveau le plus élevé depuis plus de deux ans.
CHANGES
Le dollar poursuit sa baisse lundi par rapport aux principales devises, y compris le yen et l’euro, plombé par l’incertitude continue des politiques du président Donald Trump.
Le billet vert a notamment reculé face à la devise taïwanaise, ce qui a alimenté les spéculations selon lesquelles certains pays asiatiques seraient prêts à des réévaluations de change afin d’obtenir des concessions commerciales de la part des États-Unis.
A l’heure de la clôture des marchés en Europe, le dollar gagne/perd 0,23% face à un panier de devises de référence.
L’euro gagne 0,2% à 1,1318 dollar.
TAUX
Les rendements des obligations d’État de la zone euro ont peu évolué à l’approche des réunions de la Fed et de la BoE.
Le rendement du Bund allemand à dix ans a fini stable à 2,5190%. Le deux ans a grappillé quant à lui 0,5 point de base à 1,7730%.
Aux Etats-Unis, les rendements du Trésor progressent légèrement après que des données aient montré que le secteur des services dans la plus grande économie du monde est resté solide le mois dernier, avec des prix payés, un indicateur de l’inflation, atteignant un plus haut de deux ans.
Le rendement des Treasuries à dix ans avance de 1,5 point de base à 4,3355%.
PÉTROLE
Les cours du pétrole sont en nette baisse lundi, l’Opep+ s’étant engagée à continuer d’accélérer la hausse de sa production, causant des inquiétudes alors que les attentes quant à la demande demeurent assombries par le spectre d’une guerre douanière.
Le Brent recule de 2,38% à 59,83 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cède 2,66% à 56,74 dollars.
A SUIVRE LE 6 MAI :
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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