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Canada: Les libéraux victorieux, sans majorité absolue

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OTTAWA (Reuters) – Les libéraux du Premier ministre sortant Mark Carney ont remporté lundi les élections législatives au Canada mais devront gouverner sans la majorité absolue qui leur aurait donné les coudées franches à la Chambre des communes.

Donné largement favori il y a quelques mois, son adversaire conservateur Pierre Poilievre, qui a perdu son siège d’élu dans l’Ontario, a reconnu sa défaite au terme d’une campagne bouleversée par l’irruption de Donald Trump dans la vie politique canadienne.

Le président américain n’aura eu de cesse de marteler le message selon lequel le Canada avait vocation à devenir le 51e Etat de son voisin du Sud, suscitant un sursaut dans l’électorat du Parti libéral canadien handicapé par l’impopularité de son ancien dirigeant, Justin Trudeau.

« Nous avons passé le choc de la trahison américaine, mais nous allons continuer de défendre nos intérêts et, surtout, prendre soin les uns des autres », a déclaré Mark Carney devant une foule de partisans réunis à Ottawa.

« Nous allons protéger notre territoire, nos ressources, l’intégrité de notre pays. (…) Le président Trump veut faire en sorte que les Etats-Unis prennent possession de notre pays, cela n’arrivera jamais. »

Selon les résultats quasi définitifs du scrutin, les libéraux ont obtenu 168 sièges devant les conservateurs, crédités de 144 sièges. La majorité absolue aux Communes se situe à 172 élus.

Mark Carney, ancien banquier central, dirigera donc un gouvernement minoritaire au Parlement et devra compter sur l’appui du Nouveau Parti démocratique ou sur celui des souverainistes du Bloc québécois.

« TRUMP DU NORD »

Face à l’attitude agressive de Donald Trump, notamment dans sa volonté d’imposer des droits de douane exorbitants sur les importations venues du Canada, Mark Carney s’est engagé durant sa campagne à répondre coup pour coup, mettant dans l’embarras son adversaire conservateur, parfois qualifié de « Trump du Nord » pour ses accents populistes.

Pour ce dernier, la défaite est amère puisqu’il a perdu la circonscription de Carleton, dans l’Ontario, dont il détenait le siège depuis une vingtaine d’années. Comptablement, cependant, les conservateurs font presque jeu égal avec les libéraux, emportant, selon les derniers résultats récoltés par Radio Canada, plus de 40% des suffrages.

Le résultat de lundi a couronné une remontée spectaculaire des libéraux, qui accusaient un retard de 20 points de pourcentage dans les sondages avant que Justin Trudeau n’annonce début janvier sa démission et que Donald Trump ne multiplie parallèlement ses attaques et ses propos vexatoires, qualifiant parfois l’ancien Premier ministre de « gouverneur ».

« Je me souviens que pas plus tard qu’en décembre, tout le monde faisait une croix sur le Parti libéral », a souligné Chrystia Freeland, ministre libérale des Transports, sur CTV.

« Les gens se demandaient même si nous allions conserver le statut de parti officiel lors des prochaines élections. Ce soir, alors qu’il est clair que nous allons former le gouvernement, de mon point de vue, c’est un résultat exceptionnel. »

A Londres et à Paris, deux puissances qui revendiquent une relation historique de proximité avec le Canada, la victoire de Mark Carney a été saluée avec d’autant plus de satisfaction que le nouveau Premier ministre canadien n’a pas caché pendant sa campagne sa volonté d’amplifier le lien avec le Vieux Continent alors que se distendent les relations avec Washington

« Toutes mes félicitations pour ta victoire », a écrit Emmanuel Macron sur X. « Tu incarnes un Canada fort face aux grands défis de notre temps. La France se réjouit de renforcer encore l’amitié qui unit nos pays. Hâte d’oeuvrer à tes côtés, de nous serrer les coudes ! ».

Keir Starmer, le Premier ministre britannique, a quant à lui insisté sur la volonté de Londres « d’approfondir les relations économiques et de garantir la sécurité de ceux qui travaillent au Royaume-Uni et au Canada ».

VAGUE DE PATRIOTISME

Les menaces de Donald Trump ont déclenché une vague de patriotisme qui a gonflé le soutien à Mark Carney, un nouveau venu en politique qui a déjà dirigé deux banques centrales du G7, la Banque du Canada et la Banque d’Angleterre.

Donald Trump a encore attisé le ressentiment canadien la semaine dernière en menaçant d’augmenter de 25% les droits de douane sur les voitures fabriquées au Canada.

L’attitude de Donald Trump aura permis à Mark Carney de s’appuyer sur son expérience des milieux économiques pour se présenter comme le seul capable de négocier avec Donald Trump tandis que Pierre Poilievre insistait sur ses thèmes de prédilection : la criminalité, le coût de la vie ou encore la crise du logement.

Les tensions avec les Etats-Unis ont sans doute poussé les partisans de plusieurs petits partis situés plus à gauche sur l’échiquier politique, à se tourner vers les libéraux pour faire échec aux conservateurs.

(Rod Nickel et Promit Mukherjee à Ottawa, avec Nivedita Balu à Toronto, Amanda Stephenson à Calgary, Susan Heavey à Washington; version française Jean Terzian et Nicolas Delame)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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