Renault: Légère croissance au T1 avec les nouveaux modèles
PARIS (Reuters) – Renault Group a fait état jeudi d’un chiffre d’affaires en croissance de 0,6% à taux de change constants au titre du premier trimestre grâce à un agenda toujours nourri en lancements de nouveaux véhicules, souvent plus rémunérateurs.
Le groupe au losange, l’un des premiers constructeurs automobiles occidentaux à publier ses ventes trimestrielles, a réalisé au cours des trois premiers mois de l’année un chiffre d’affaires de 11,68 milliards d’euros (-0,3% en données publiées), alors que les analystes attendaient 11,71 milliards selon un consensus fourni par la société.
En volume, les ventes du constructeur automobile français ont progressé de 2,9% à 564.980 unités.
« Dans un environnement macroéconomique instable, Renault Group a décidé d’engager de manière proactive des mesures complémentaires de réduction de coûts », a cependant déclaré Duncan Minto, le directeur financier.
Renault Group, qui a confirmé ses perspectives financières pour 2025, a décidé de « décaler » quelques projets qui ne sont « pas majeurs », a-t-il également dit lors d’une conférence téléphonique.
Cela pourrait inclure un report de lancement de modèles Alpine aux États-Unis, a précisé Duncan Minto, ajoutant que le groupe français ne constatait à ce stade pas d’impact des droits de douane américains sur ses chaînes d’approvisionnement.
Vers 09h50, l’action Renault progressait de 1,49% à 45,62 euros pendant que le CAC 40 cédait 0,79%.
Le groupe a publié des chiffres « solides, en ligne avec nos attentes et celles du consensus », ont écrit dans une note les analystes de JP Morgan, évoquant des revenus inférieurs à leur anticipations dans l’automobile mais supérieurs dans les services financiers, ainsi qu’une montée en puissance des nouveaux modèles contribuant à un effet mix produit de +3,7 points qui compense un effet volume de -2,6 points.
Dans le cadre de l’un des plus importants renouvellements de gamme de son histoire, Renault prévoit sept lancements de véhicules cette année, avec notamment le SUV Dacia Bigster – basé sur le best-seller Duster – et le petit SUV électrique R4, après dix nouveaux modèles en 2024.
L’ÉLECTRIQUE CONTINUE DE PROGRESSER
Les lancements récents ont représenté 28,3% des facturations du groupe au premier trimestre (contre 25% au quatrième trimestre 2024), un pourcentage appelé à croître encore d’ici à la fin de l’année.
La R5 électrique, modèle emblématique de la stratégie du directeur général Luca de Meo dévoilé dès 2021 et lancé à l’automne dernier, a contribué à porter à 17,1% le poids de l’électrique dans les ventes européennes de la marque Renault, en hausse de 6,4 points par rapport au premier trimestre 2024.
Plus petit mais plus agile que ses concurrents, Renault a été en 2024 l’un des rares du secteur à maintenir ses objectifs alors que plusieurs autres constructeurs avaient revu à la baisse à l’automne leurs prévisions de résultats, parfois de manière spectaculaire, face à la dégradation de la demande et à des difficultés opérationnelles spécifiques.
Le constructeur a considérablement réduit ses coûts depuis quatre ans et multiplié les nouveaux partenariats extérieurs pour rester dans la course à l’électrification et à la voiture connectée, tout en partageant ses investissements.
Tandis que ses partenariats historiques avec Nissan et Mercedes sont revus à la baisse, Renault s’est notamment tourné vers le chinois Geely, avec qui il s’est allié dans les motorisations thermiques ou hybrides, ainsi qu’en Corée du Sud et en Amérique latine.
Pour 2025, Renault vise une marge opérationnelle supérieure ou égale à 7%, un objectif qui inclut un impact estimé d’un point – environ 500 millions d’euros – lié au durcissement des règles européennes sur le CO2. En 2024, sa marge opérationnelle est ressortie à 7,6%, contre 7,9% en 2023, baisse imputable à la déconsolidation de l’activité thermique Horse.
(Reportage Dominique Patton, rédigé par Benjamin Mallet et Gilles Guillaume, avec Piotr Lipinski, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

