Rechute en vue en Europe avec l’entrée en vigueur des surtaxes américaines
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en forte baisse mercredi dans le sillage du plongeon des places asiatiques alors que de nouveaux droits de douane américains sont entrés en vigueur.
D’après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien devrait perdre 3,33% à l’ouverture. Le Dax à Francfort pourrait reculer de 3,09%, tandis que le FTSE 100 à Londres devrait abandonner 2,26%. L’indice EuroStoxx 50 est attendu en repli de 3,44% et le Stoxx 600 en baisse de 2,91%.
Les taxes dites « réciproques », présentées la semaine dernière par Donald Trump, sont appliquées depuis 04h01 GMT et le président américain a décidé d’infliger à la Chine des surtaxes de 104%.
Les principaux indices boursiers en Asie sont en chute, tandis qu’une baisse brutale des bons du Trésor américain fait craindre que les fonds étrangers ne se retirent des actifs américains. Peu d’actifs sont épargnés par les craintes de récession liées aux droits de douane. L’indice VIX à Wall Street, mesurant la peur sur le marché, est en forte hausse, dépassant le seuil des 50 points.
La publication à 18h00 GMT du compte rendu de la réunion des 18-19 mars de la Fed pourrait fournir des indications sur le débat au sein de la banque centrale alors que Donald Trump souhaite une baisse des taux directeurs pour compenser l’impact des droits de douane.
En Europe, les pays membres de l’Union européenne (UE) doivent se prononcer sur les propositions de la Commission européenne quant aux mesures de représailles sur les droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium.
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en baisse mardi à l’issue d’une séance volatile, alors qu’elle avait progressé en début de journée sur fond d’espoirs, finalement déçus, que l’administration du président américain Donald Trump accorderait reports ou concessions à propos des droits de douane.
L’indice Dow Jones a cédé 0,84%, ou 320,01 points, à 37.645,59 points.
Le S&P-500, plus large, a perdu 79,48 points, soit 1,57%, à 4.982,77 points.
Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 335,35 points (2,15%) à 15.267,91 points.
EN ASIE
A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei a chuté de 3,93% à 31.714,03 points, et le Topix, plus large, de 3,4% à 2.349,33 points, alors que la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine s’intensifie.
Les valeurs technologiques japonaises ont été massacrées : Advantest, Tokyo Electron et SoftBank Group reculent de 5% à 7,5%.
L’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie et du Pacifique (hors Japon) perd 1,90%.
En Chine, le SSE Composite de Shanghai prend 1,09% et le CSI 300 progresse de 0,71%, les indices chinois résistant à la tendance baissière après l’annonce par Pékin de mesures de soutien pour atténuer l’impact des surtaxes américaines.
CHANGES
Le dollar recule mercredi de 0,72% face à un panier de devises de référence et perd également du terrain face au yen et au franc suisse, ces deux devises étant à un sommet de six mois contre le billet vert.
Le yuan offshore est tombé à son plus bas niveau face au dollar, à 7,3765 alors que Donald Trump a accusé Pékin de manipuler sa monnaie pour compenser les droits de douane américains.
L’euro avance de 0,95%, à 1,1060 dollar, tandis que la livre sterling s’échange à 1,2832 dollar (+0,51%).
TAUX
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans grimpe de 16,3 points de base, à 4,425%, et le 30 ans de 18,6 points de base, à 4,902%, après avoir touché la barre symbolique des 5%, au plus haut depuis fin 2023.
Le rendement du Bund allemand de même échéance prend 4,2 points de base, à 2,666%.
PÉTROLE
Les cours du pétrole sont tombés mercredi à leur plus bas niveau en plus de quatre ans en raison des inquiétudes sur la demande, alimentées par une escalade sur les droits de douane entre les Etats-Unis et la Chine, les deux premières puissances économiques du monde.
Le Brent reflue de 2,53% à 61,23 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) décline de 2,79% à 57,91 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

