L’UE doit abaisser ses barrières non tarifaires, y compris la TVA, estime le conseiller commercial de Trump
WASHINGTON (Reuters) – L’Union européenne devra abaisser ses barrières non tarifaires, notamment celles créées par les taxes sur la valeur ajoutée (TVA), si elle veut parvenir à un accord pour réduire les droits de douane américains, a déclaré lundi le conseiller au commerce de la Maison blanche, Peter Navarro.
Estimant sur la chaîne de télévision CNBC que la volonté de l’UE de négocier avec Donald Trump était un « bon petit début », Peter Navarro a dit que les barrières non tarifaires, qui comprennent également les réglementations en matière de sécurité alimentaire, étaient « des ordres de grandeur » plus importants que les taux de droits de douane imposés.
L’un des principaux architectes de la vaste offensive tarifaire de Donald Trump, il a également déclaré que les barrières non tarifaires constituaient un problème pour le commerce des États-Unis avec de nombreux pays.
Ses commentaires interviennent alors que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré lors d’une conférence de presse à Bruxelles que l’UE était prête à négocier un pacte tarifaire « zéro pour zéro » avec les États-Unis pour les produits industriels. Les ministres de l’UE ont quant à eux décidé de donner la priorité aux négociations plutôt qu’aux mesures de rétorsion.
« Je dirais à l’UE que, lorsqu’elle fera ces annonces, elle devra prendre soin de nous dire qu’elle va abaisser ses barrières non tarifaires », a déclaré Peter Navarro.
« L’UE doit renoncer à sa TVA de 19%. L’UE doit respecter les décisions de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) qui nous autorisent à vendre notre porc, notre maïs et notre bœuf » dans ses pays membres, a-t-il ajouté.
Le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, a déclaré lundi que l’Union européenne ne modifierait pas son système de TVA, qu’il a décrit comme une importante source de revenus pour les Vingt-Sept.
Il a ajouté que les négociateurs de l’UE n’avaient pas vu d’engagement qui mènerait à une solution mutuellement acceptable, et que si les négociations n’aboutissaient pas à un accord, les propres contre-mesures de l’UE sur les droits de douane américains, qui débuteront le 15 avril, ne pourraient pas être retardées.
(Reportage David Lawder et Andrea Shalal ; version française Etienne Breban ; édité par Sophie Louet)
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