Rechercher sur le site

Entrez les mots-clés dans la boîte ci-dessous :

Le Journal Chrétien

Un média d’espérance

Inscription à la newsletter

Bruxelles propose d’exempter les dépenses de défense des contraintes budgétaires de l’UE

PARTAGER SUR :

par Jan Strupczewski

BRUXELLES (Reuters) – La Commission européenne va proposer d’assouplir les règles budgétaires de l’Union européenne en ne faisant plus entrer les dépenses en matière de défense dans le calcul du déficit public des Etats-membres, a déclaré vendredi sa présidente, Ursula von der Leyen, alors que le président américain Donald Trump fait pression pour que l’Europe finance sa propre sécurité.

Les États-Unis réclament des membres européens de l’Otan qu’ils portent leurs dépenses militaires à 5% du produit intérieur brut (PIB), contre un objectif de 2% actuellement, afin de se préparer à une possible guerre contre la Russie, plutôt que de compter sur l’aide de Washington qui entend désormais concentrer ses efforts sur la menace représentée par la Chine.

Ursula von der Leyen a précisé que la levée des contraintes budgétaires pour les investissements en matière de défense suivrait la même logique que leur suspension pour faire face à la pandémie de COVID-19 entre 2020 et 2023.

« Je pense que nous traversons une nouvelle période de crise qui justifie une approche similaire. C’est pourquoi je peux annoncer que je proposerai d’activer la clause de sauvegarde pour les investissements en matière de défense », a-t-elle déclaré dans un discours prononcé à la conférence de Munich sur la sécurité.

« Cela permettra aux États membres d’augmenter de manière substantielle leurs dépenses de défense. Bien entendu, nous le ferons de manière contrôlée et conditionnelle », a-t-elle ajouté.

Les anciennes règles budgétaires de l’Union européenne en matière de dette (60% du PIB) et de déficit public (la règle des 3% du PIB que plusieurs pays, dont la France, ne parvenaient pas à respecter) ont été remplacées l’an dernier par un indicateur unique, l’évolution des dépenses annuelles des Etats membres, qui doivent désormais présenter des plans sur quatre ans décrivant leurs objectifs.

CLAUSE DE SAUVEGARDE

Afin d’éviter un endettement excessif des Etats, et ainsi protéger la valeur de l’euro, chaque gouvernement se voit fixer un plafond annuel de dépenses nettes destiné à garantir que, sur une période de quatre à sept ans, sa dette publique commence à diminuer.

Toutefois, en cas de circonstances exceptionnelles indépendantes de la volonté d’un pays et susceptibles d’affecter considérablement les finances publiques – comme la menace d’une attaque russe – la Commission peut activer une « clause de sauvegarde » d’un an pour ce pays. Cette clause peut être prolongée, d’un an à chaque fois.

La Commission pourrait également activer une clause de sauvegarde générale, qui s’appliquerait à l’ensemble des pays de l’UE, bien que les règles ne le permettent théoriquement qu’en cas de grave récession économique dans la zone euro ou dans l’UE dans son ensemble.

Ursula von der Leyen n’a pas dit dans son discours à quel type de clause elle se référait.

La Commission devra obtenir le feu vert des gouvernements des Vingt-Sept pour activer ces clauses de sauvegarde, ce qui devrait susciter des réticences de la part de certains, notamment les pays dits « frugaux » qui craignent qu’une explosion des dépenses budgétaires ne soit sanctionnée par les marchés financiers.

RISQUE POUR LES FINANCES PUBLIQUES

« En activant la clause générale de sauvegarde pour augmenter les dépenses de défense, la Commission jouerait avec le feu », a déclaré Markus Ferber, élu allemand du Parlement européen.

« De nombreux États membres sont déjà très endettés et, en fin de compte, les marchés ne chercheront à savoir que s’ils peuvent rembourser leur dette, et non s’ils ont dépensé pour acheter des chars d’assaut ou financer la protection sociale », a-t-il fait valoir.

L’Italie, qui fait partie avec la France des pays les plus endettés, a non seulement salué l’annonce de la Commission, mais elle l’a présentée comme un pas vers une mutualisation accrue des dépenses militaires, à laquelle des pays comme l’Allemagne ou les Pays-Bas se sont toujours montrés très réticents.

« Il s’agit d’un premier pas fondamental dans la bonne direction, qui doit également être suivi par la mise en place d’instruments financiers communs », a déclaré la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni.

Des discussions ont lieu actuellement au niveau des ministères des Finances des Vingt-Sept pour déterminer ce qui relève exactement d’une « dépense de défense », car la définition actuellement retenue dans les calculs budgétaires est étroite et comprend principalement du matériel déjà livré, tel que des chars ou des avions de chasse.

Les usines de munitions, les abris destinés aux civils en cas de bombardement ou les ponts pouvant supporter le passage de véhicules blindés étaient jusqu’à présent considérés comme des dépenses de construction, et non des dépenses militaires. Or, la guerre en Ukraine a montré l’importance de ces infrastructures en cas de conflit à grande échelle.

Tout élargissement de la liste des dépenses concernées par l’exemption aurait cependant des conséquences potentiellement lourdes sur les dépenses publiques des Etats membres.

« Si la Commission active la clause de sauvegarde, il faut que les exemptions soient ciblées et limitées. Sinon, nous n’avons pas fini d’être surpris de voir ce que les États membres considèrent comme des dépenses de défense », a estimé Markus Ferber.

(Rédigé par Jan Strupczewski, avec la contribution d’Alvise Armellini à Rome; version française Tangi Salaün, édité par Sophie Louet)

tagreuters.com2025binary_LYNXMPEL1D0RA-FILEDIMAGE

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
JE FAIS UN DON MAINTENANT

Les commentaires sont fermés.

LES ARTICLES LES PLUS LUS