Bureau Veritas et SGS en pourparlers en vue d’une fusion
(Reuters) – Le groupe français Bureau Veritas et l’entreprise suisse SGS discutent d’une éventuelle fusion en vue de créer un géant de la certification d’une valeur de plus de 30 milliards de dollars (29,12 milliards d’euros) qui éclipserait ses concurrents.
Les deux entreprises, qui testent et certifient de nouveaux produits, ingrédients et processus, ont donné peu de détails mercredi sur les négociations et ont déclaré qu’il n’y avait aucune garantie d’un accord.
L’action Bureau Veritas a bondi de 6% dans les premiers échanges à un record de 31,54 euros. Elle a par la suite réduit ses gains et prenait 3,43% à 11h03 GMT.
Le titre SGS a lui reculé d’environ 6%, certains analystes ayant déclaré s’attendre à ce que la société suisse se concentre sur son propre plan d’amélioration des activités.
Une fusion donnerait naissance à une entreprise nettement plus grande que ses concurrents, dont notamment le britannique Intertek et le français Eurofins.
Bureau Veritas a une valorisation d’environ 13,23 milliards d’euros, selon les données de LSEG, et SGS d’environ 17,4 milliards de francs suisses (18,52 milliards d’euros).
SGS emploie près de 100.000 personnes dans le monde et Bureau Veritas 83.000.
« Il n’y a jamais eu de transaction de cette taille dans le secteur auparavant », a commenté Daniel Buerki, analyste chez Zuercher Kantonalbank.
« Le marché des TIC (tests, inspection et certification) n’est pas très consolidé, les quatre principaux acteurs détenant une part de marché combinée de 20 à 25% », a-t-il ajouté.
Les entreprises de TIC ont bénéficié de l’intérêt croissant pour des sujets tels que la durabilité. Les deux entreprises sont également impliquées dans les services d’inspection, qui consistent à effectuer des contrôles dans d’autres entreprises pour s’assurer que les normes d’efficacité et de sécurité sont respectées.
Bloomberg News a rapporté mardi que les entreprises étaient en pourparlers avancés en vue d’une fusion et que les derniers détails pourraient être annoncés dans les semaines à venir.
Pour les analystes de JP Morgan, ces discussions constituent un développement inattendu, d’autant plus que les deux entreprises ont des directeurs généraux relativement nouveaux et qu’elles n’ont exposé leurs nouvelles stratégies que l’année dernière.
(Rédigé par Angela Christy à Bangalore et John Revill à Zurich, avec Gursimran Kaur, version française Mara Vîlcu, édité par Kate Entringer)
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