Wall Street vue en baisse avant la Fed, l’Europe sur de faibles variations
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue en légère baisse mardi, tandis que les Bourses européennes sont également sur de faibles variations à mi-séance, l’attentisme prédominant à la veille des décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,37% pour le Dow Jones, de 0,34% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,23% pour le Nasdaq. À Paris, le CAC 40 rebondit de 0,15% à 7.368,52 points vers 12h00 GMT au lendemain d’un repli de 0,71%. À Francfort, le Dax avance de 0,09%. A Londres, le FTSE est en repli de 0,73% avec les valeurs pétrolières.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 0,23%, tandis que l’EuroStoxx 50 de la zone euro gagne 0,14%. Le Stoxx 600 cède 0,38%, pénalisé essentiellement par les compartiments des services aux collectivités (-1,06%), de l’énergie (-1,03%) et de la consommation (-0,67%).
L’aversion au risque domine avant des rendez-vous clés. La Fed entame ce mardi une réunion de deux jours de politique monétaire qui devrait déboucher mercredi sur une baisse de ses taux directeurs de 25 points de base, selon un consensus largement anticipé par les investisseurs. L’incertitude porte sur la trajectoire de l’assouplissement monétaire en 2025, certains redoutant une pause dès janvier en raison du programme économique jugé inflationniste du président élu américain Donald Trump.
« Le consensus s’attend à ce que les investisseurs obtiennent le cadeau de Noël qu’ils souhaitent avec une nouvelle baisse des taux d’intérêt d’un quart de point par la Réserve fédérale », souligne Joe Gaffoglio, président et directeur général de Mutual of America Capital Management.
« Toutefois, si l’inflation reste supérieure à l’objectif fixé au cours de la nouvelle année, les marchés pourraient se montrer trop optimistes quant au nombre de baisses que la Réserve fédérale pourrait effectuer », a-t-il ajouté.
Outre la Fed, le marché attend également les décisions jeudi de la Banque d’Angleterre (BoE), de la Banque de Norvège et de la Banque du Japon (BoJ).
Côté statistiques du jour, le moral des investisseurs en Allemagne a progressé de manière inattendue depuis le début du mois de décembre, avec un indice Zew à 15,7 points. Le moral des entrepreneurs allemands a en revanche baissé contre toute attente en décembre, à 84,7 points, selon l’institut Ifo.
Outre-Atlantique, le marché prendra connaissance à partir de 13h30 GMT de deux statistiques de conjoncture, les ventes au détail et la production industrielle, susceptibles de confirmer la très bonne résilience de l’économie américaine.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Les grandes capitalisations américaines enregistrent en avant-Bourse des fortunes diverses à l’approche des décisions de la Fed : Nvidia cède 2,1% et Microsoft 0,4%, tandis que Tesla avance de près de 3% après un bond de plus 6% dans la séance précédente.
VALEURS EN EUROPE Scor prend 1,29% à la faveur d’un relèvement de recommandation de Citigroup à « acheter ».
Airbus avance de 1,82%, également porté par un conseil à l' »achat » de la part de Deutsche Bank.
Telecom Italia gagne 1,09%, un tribunal italien ayant donné au gouvernement et au groupe télécoms jusqu’au 20 janvier pour discuter d’un éventuel accord sur un versement d’un milliard d’euros, selon une source.
Volkswagen progresse de 0,6% alors que la direction du constructeur automobile et les syndicats reprennent ce mardi leurs négociations sur le projet de restructuration.
TAUX Le rendement du Bund allemand à dix ans est pratiquement stable, à 2,243% et celui de son équivalent américain progresse modérément de trois points de base, à 4,4304%.
« C’est une période d’attente actuellement vers la fin de l’année, et avec un grand événement comme la Fed demain, il n’est pas nécessaire de prendre de nouvelles positions importantes ou de nouveaux gros paris », explique Piet Haines Christiansen, chef analyste chez Danske Bank.
CHANGES
Le dollar monte de 0,18%, à près de 107 points, face à un panier de devises de référence, les traders étant de plus en plus convaincus que la Fed n’abaissera ses taux d’intérêt que progressivement l’année prochaine.
L’euro s’affiche en repli de 0,16%, à 1,0493 dollar, s’acheminant vers une baisse de près de 5% face au billet vert depuis le début de l’année.
La livre sterling est en hausse de 0,15%, à 1,2699 dollar, après une statistique ayant montré que les salaires au Royaume-Uni avaient progressé plus que prévu au cours des trois mois précédant octobre.
PÉTROLE
Les cours du pétrole sont en baisse, les données économiques chinoises ravivant les inquiétudes sur la demande, tandis que les investisseurs restent prudents avant les décisions de la Fed.
Le Brent perd 0,81% à 73,31 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) décline de 0,95% à 70,04 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

