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Qui sont ces jeunes chrétiens qui s’engagent pour leur Eglise?

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Pour sa deuxième édition le festival BREF réunira la jeunesse des Eglises réformées romandes à Morges, pour deux jours d’activités ludiques, de conférences, et de célébrations parfois originales.

Encore jeune, le festival de la jeunesse réformée est déjà un succès. Après une première édition neuchâteloise en 2022, qui a attiré plus de 500 visiteurs, Battements réformés (BREF), manifestation organisée par des jeunes issus des Eglises protestantes de Suisse romande, prendra ses quartiers à Morges les 1er et 2 novembre. L’occasion de découvrir un programme composé d’activités liées à la spiritualité ou aux questions éthiques, entièrement gratuit et destiné à un public de 14 à 30 ans.

Parmi les temps forts de cette édition, la pasteure genevoise Carolina Costa présentera son spectacle «Rendez-vous avec Dieu.e», un one woman show musical où cette ministre personnifie un Dieu féminin et maternel. Les Suisses alémaniques de Metalchurch seront également à Morges le temps d’un culte précédé d’un concert de hard rock. Leur credo? Adapter la liturgie réformée au style metal. Au programme encore, un atelier en forme de réunion secrète pour recréer l’ambiance vécue par des croyants persécutés à travers le monde, mais enclins à vivre collectivement leur foi malgré la menace extérieure.

Entre escape game sur l’urgence écologique, concert de gospel et matches d’impro, ces deux journées offriront l’opportunité de se rencontrer entre jeunes réformés ou non, croyants ou pas. Portraits de quatre jeunes Vaudois qui, parfois à contre-courant, ont décidé de donner de leur temps et de leur énergie à l’Eglise évangélique réformée du canton de vaud (EERV).

Lyah Emery, Saint-Prex, 19 ans, étudiante en sciences sociales

La programmation du fesival BREF, c’est à elle qu’on la devra. En partie en tout cas. Et parmi les différentes activités qui seront proposées à Morges, Lyah Emery est heureuse d’être à l’origine de la venue de Virginia Markus, militante antispéciste connue pour ses actions coup-de-poing. «Je suis très heureuse de pouvoir l’accueillir. Elle nous invitera à changer de regard sur le monde animal. »Lyah Emery se dit admirative de son invitée, qui a notamment évolué dans son militantisme et créé un «sanctuaire pour ses quarante animaux», soit le siège de son association Co&xister, et cultive une vision du monde selon laquelle les animaux sont à considérer avec au moins autant de valeur que les êtres humains. Ayant découvert le milieu réformé dans son adolescence, notamment grâce à des camps de catéchisme, Lyah Emery confie vivre sa foi «au quotidien». Selon elle, «ce sont les petits gestes et l’attention qu’on porte aux autres» qui font d’elle une chrétienne. Elle a d’ailleurs à cœur de «s’inscrire dans une vie harmonieuse avec tous les autres,  croyants ou non, car chacun a le droit  de croire en ce qui l’inspire ». Également membre, au sein de l’EERV, du comité de l’Association des jeunes de la Région Morges-Aubonne (AJRM), Lyah Emery confie que son engagement ecclésial n’a pas toujours été simple à afficher, même si elle l’assume pleinement aujourd’hui. Son souhait pour l’Eglise? «De la simplicité, afin de pouvoir mettre du soin dans nos rapports humains ».

Manon Aeberhard, Chessel, 19 ans, étudiante en soins infirmiers

C’est avec DM, le département missionnaire des Eglises réformées romandes, que Manon Aeberhard a réalisé son plus grand engagement pour sa foi. Entre avril et juillet derniers, elle est partie à Kinshasa, en République démocratique du Congo. «Avant de rentrer en école d’infirmière, j’avais envie de vivre une expérience interculturelle», relate celle qui a participé à la vie d’une école congolais, entre cours de promotion de la santé, culte et colonie de vacances. «Ce qui m’a frappée là-bas, c’est la façon dont les gens vivent leur foi. De façon à la fois plus ancrée et plus quotidienne», observe-t-elle. Selon Manon Aeberhard, «Dieu était une façon d’entrer facilement en contact» pendant ce séjour, «puisque tout le monde était très chrétien». Depuis son retour, elle essaie malgré tout «de garder ce naturel à aller vers l’autre, même si la religion n’est pas le sujet de la conversation». Alertée par l’urgence écologique, sa foi s’articule avec son envie de «respecter la Création»: «Le fait de savoir que Dieu a permis toutes les beautés de la planète me donne envie de les protéger, ou en tout cas de me battre pour qu’on les considère avec davantage de respect.» Elle se dit inspirée par la figure de Jésus «dont le message nous incite à trouver une place pour tous dans la société» Manon Aeberhard milite pour un accueil au-delà des identités de genre ou de toute autre appartenance». A propos du Christ, elle déclare encore que sa résurrection lui donne de l’espoir: «C’est hyper fort pour moi de savoir que Dieu est venu se rendre humain, expérimenter une vie humaine et toutes les émotions qu’elle peut contenir, jusqu’à la croix, pour nous sauver. C’est magnifique.»

Laure Fontannaz, Chavornay, 25 ans, étudiante en master de théologie

Depuis quatre ans, elle est une salariée de l’EERV. Laure Fontannaz y est «responsable jeunesse» pour la région Joux-Orbe. «Je gère les groupe de jeunes, la mise en place de la catéchèse…» Un 50% auquel s’ajoute un autre 30% au sein de la paroisse de Chavornay, où elle s’occupe de donner le catéchisme aux enfants et où elle prêche déjà. «Dans le but de devenir pasteure», confie tout.de-go celle qui, il y a deux ans déjà, est montée en chaire pour la première fois. «Je suis constamment en lien avec un pasteur. Ces prises de paroles sont des moments un peu stressants, d’autant que l’université ne nous forme pas à cet exercice. J’aime cette analyse d’un texte biblique qui vient du cœur plus que de l’intellect. C’est l’occasion d’entrer dans le cœur du message de l’Evangile», déclare-t-elle inspirée. Attachée aux camps qu’elle accompagne régulièrement, Laure Fontannaz y affectionne «les moments dédiés au chant, qui rassemblent et permettent d’éprouver notre foi collectivement». Pour autant, le parcours universitaire de la jeune femme, même s’il a une visée pastorale, n’est pas de tout repos concernant son rapport à Dieu. «On dit parfois que la théologie peut faire perdre la foi. Disons en tout cas que cela fait beaucoup bouger les choses…» Assurant toutefois ressentir, dans sa croyance personnelle, «quelque chose de fixe», elle se dit certaine que «Dieu est là pour nous en tout temps, sans qu’on s’en rende forcément compte». Egalement déléguée au Synode de l’EERV, Laure Fontannaz a l’espoir qu’un jour, «les décisions qui y sont prises seront faites pour ceux qui feront cette Eglise dans vingt ans. C’est-à-dire la jeunesse.»

Simon Zürcher, Cottens (VD) 22 ans, étudiant en économie d’entreprise

En août 2024, ils étaient une centaine à le suivre lors de la deuxième édition du «Zugday». Organisé en partenariat avec l’Association des jeunes de la région Morges-Aubonne (AJRM), cet événement consiste en «une aventure unique». Le concept? «Parcourir le pays en équipes à travers toute la suisse, en utilisant exclusivement les transports publics, afin de récolter des points grâce à diverses missions.» Un défi que Simon Zürcher, son initateur, a voulu «proche des valeurs chères au christianisme, à savoir le partage, l’entraide et la bienveillance». Attaché à créer des activités nouvelles dans «une Eglise qui n’est plus adaptée aux jeunes», Simon Zücher a des mots forts à propos des habitudes ecclésiales réformées: «On dit souvent qu’on ne voit pas les jeunes, dans notre Eglise. Mais ils sont nombreux et actifs. Il ne faut simplement pas imaginer qu’on les verra au culte du dimanche matin, un horaire qui n’est plus adapté à eux.» Présent depuis peu de temps au Synode de l’EERV en tant que délégué, Simon Zürcher pense qu’il est important de se trouver là où tout se décide pour l’avenir de son Eglise. «C’est le meilleur endroit pour dire que les jeunes croyants existent. Je souhaite y défendre leur voix.» Parfois vu comme «un extraterrestre» par ses amis à cause des nombreuses missions qu’il mène à bien au sein de l’Eglise, Simon Zürcher conseille à tout un chacun, pour le comprendre, de vivre un week-end à Taizé, communauté œcuménique où de nombreux jeunes chrétiens se rassemblent, notamment pour chanter leur foi. «Cela marque forcément, qui que l’on soit.»

Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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