Wall Street vue atone, l’Europe légèrement dans le rouge, la Fed attendue
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue sans grand changement mercredi à l’ouverture et les Bourses européennes sont également sur de faibles variations à mi-séance, les investisseurs étant prudents avant l’annonce de la première baisse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) prévue dans la soirée.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,16% pour le Dow Jones, de 0,15% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,19% pour le Nasdaq au lendemain d’une séance sans relief. Le S&P 500 et le Dow Jones ont toutefois inscrit mardi des records en séance après une série d’indicateurs laissant entrevoir une économie américaine toujours robuste.
À Paris, le CAC 40 perd 0,47% à 7.481,46 points vers 11h55 GMT. À Francfort, le Dax 0,11% et à Londres, le FTSE 0,64%.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 0,39% et l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,38%. Le Stoxx 600 abandonne 0,46%, pénalisé essentiellement par le compartiment des nouvelles technologies (-0,61%) sur des prises de bénéfice.
Après deux jours de débat du FOMC, le comité de politique monétaire de la Fed, la banque centrale rendra à 18h00 GMT sa décision sur les taux, ce qui prend le pas sur tout autre événement, y compris le risque géopolitique au Moyen-Orient après l’explosion de centaines de bipeurs utilisés par le Hezbollah au Liban, imputée à Israël. Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, doit s’exprimer jeudi.
En attendant, les marchés monétaires tablent avec une probabilité de 63% sur une réduction de 50 points de base des taux de la Fed, selon le baromètre FedWatch de CME Group.
« Il est très peu probable que la Fed surprenne les investisseurs en allant sur 25 points de base. Nous nous attendons à ce que la Fed réduise ses taux de 50 points de base pour anticiper la tendance baissière des données sur le marché du travail », estime Sonu Varghese, stratège macroéconomique chez Carson Group.
Tous les observateurs ne partagent cependant pas cet avis, la probabilité d’une baisse de seulement 25 points de base des taux de la Fed étant de 37%.
Certains analystes soulignent en outre qu’une décision disproportionnée de la banque centrale pourrait effrayer les marchés, déjà inquiets de la santé générale de la première économie mondiale.
« (Jerome) Powell devra fournir des justifications macroéconomiques solides pour un mouvement d’un demi-point afin d’éviter de paraître trop sensible aux attentes du marché en matière de taux », écrivent les analystes d’ING, faisant référence au président de la Fed, qui s’exprimera à 18h30 GMT.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Les valeurs de croissance sont attendues sur une note contrastée avant l’ouverture de la séance: Apple et Nvidia reculent d’environ 0,50, tandis que Microsoft <MSFT.O (+0,31%) et Alphabet (+0,15%) progressent légèrement.
Par ailleurs, le Tribunal de l’Union européenne a annulé mercredi la décision de la Commission européenne d’infliger à Google, filiale d’Alphabet, une amende de 1,49 milliard d’euros pour avoir entravé la concurrence dans le domaine de la publicité pour les recherches en ligne.
VALEURS EN EUROPE
Carmat dégringole de 12,64% après l’annonce d’une nouvelle augmentation de capital d’un montant de 10,3 millions d’euros.
Valneva prend 2,1% après avoir soumis des demandes d’élargissement de l’indication de son vaccin contre le chikungunya à l’Agence européenne des médicaments et Santé Canada.
Campari plonge de 5,36% avec l’annonce du départ surprise de son administrateur délégué Matteo Fantacchiotti. Cela pèse sur le compartiment de l’alimentation et des boissons (-0,69%) et ses concurrents Pernod Ricard et Diageo qui reculent respectivement de 1,34% et 1,44%.
Novo Nordisk reflue de 1,66%. Selon l’agence Bloomberg, son traitement contre le diabète Ozempic devrait figurer « très probablement » sur la liste des traitements dont le tarif sera négocié dans le cadre d’une couverture Medicare en 2027 aux Etats-Unis.
TAUX
Les rendements obligataires sont globalement stables avant les décisions de la Fed. Celui des Treasuries à dix ans prend deux points de base, à 3,6624%.
Celui du Bund allemand de même échéance avance de 2,3 points, à 2,171%, après un gain de 2,7 points la veille.
CHANGES
Le dollar fléchit de 0,18% face à un panier de devises de référence dans une séance volatile en raison des incertitudes sur l’ampleur de la baisse attendue des taux de la Fed.
Le yen progresse de 0,58% à 141,57 pour un dollar dans un contexte de divergence des politiques monétaires entre la Fed et la Banque du Japon (BoJ), qui se réunit également cette semaine.
L’euro avance de 0,21%, à 1,1136 dollar après les chiffres définitifs de l’inflation en zone euro pour le mois d’août qui confirment un ralentissement à 2,2% sur un an.
La livre sterling prend 0,44%, à 1,3168 dollar après un indicateur des prix à la consommation qui montre que l’inflation globale britannique est restée stable en août sur un an, à 2,2%, mais que celle des services a accéléré à 5,6%. La Banque d’Angleterre (BoE) doit rendre sa décision de politique monétaire jeudi.
PÉTROLE
Le marché pétrolier repart à la baisse en raison d’une hausse des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière qui prend le pas sur les tensions au Moyen-Orient.
Le Brent cède 1,23% à 72,79 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) abandonne 1,38% à 70,21 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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