Vaste échange de prisonniers entre la Russie et l’Occident, dont Evan Gershkovich
MOSCOU/ANKARA/WASHINGTON (Reuters) – La Russie et plusieurs pays occidentaux ont procédé jeudi à un vaste échange de prisonniers, le plus grand depuis la guerre froide, lors duquel le journaliste américain Evan Gershkovich a notamment été libéré.
La Turquie, qui a coordonné l’échange, a indiqué que 26 personnes étaient concernées par cet accord qui a impliqué sept pays (Etats-Unis, Allemagne, Pologne, Slovénie, Norvège, Russie et Biélorussie).
Dix personnes, dont deux mineurs, ont été transférées en Russie, 13 en Allemagne et trois aux Etats-Unis, a précisé Ankara.
La Maison blanche a déclaré que les Etats-Unis avaient négocié cet échange avec la Russie et d’autres pays, précisant que huit prisonniers détenus en Occident étaient transférés en Russie.
Le président américain, Joe Biden, s’est félicité d’un « exploit pour la diplomatie et l’amitié », louant les alliés des Etats-Unis pour leurs « décisions courageuses ».
« Cela n’aurait pas été possible sans nos alliés », a-t-il dit. « Aujourd’hui, cet exemple remarquable montre qu’il est crucial d’avoir des amis dans ce monde. »
Parmi les détenus russes libérés figure notamment Vadim Krasikov, un Russe condamné à la prison à perpétuité en Allemagne pour le meurtre d’un opposant tchétchène commis en 2019 pour le compte du FSB, les services de sécurité russes. Berlin a qualifié cette décision de « difficile ».
Le Kremlin a de son côté fait savoir que douze prisonniers, dont Evan Gershkovich, avaient été graciés par décret présidentiel, et remercié tous les pays ayant favorisé l’échange.
Correspondant du Wall Street Journal (WSJ) à Moscou, Evan Gershkovich, âgé de 32 ans, avait été condamné en juillet à 16 ans de colonie pénitentiaire pour des faits d’espionnage qu’il a contestés pendant son procès.
« Aujourd’hui est un jour heureux (qui voit) le retour de notre collègue Evan Gershkovich, qui est descendu d’un avion russe il y a quelques instants dans la capitale turque, Ankara, dans le cadre d’un échange de prisonniers avec la Russie », a écrit la rédactrice en chef du WSJ, Emma Tucker, sur le réseau social X.
DES DISSIDENTS RUSSES LIBÉRÉS
La liste complète des prisonniers libérés n’a pas encore été communiquée mais ces derniers jours, plusieurs opposants au Kremlin et ressortissant étrangers emprisonnés en Russie n’avaient pu être joints par leurs avocats ou leurs proches, laissant à penser qu’un échange était imminent.
C’est notamment le cas de l’opposant russe Vladimir Kara-Mourza, né à Moscou et de double nationalité russe et britannique, dont le transfert vers un lieu inconnu avait été signalé cette semaine.
Au moins sept dissidents russes avaient été transférés de manière inattendue de leurs lieux de détention ces derniers jours.
Evoquant ces dissidents, le Kremlin a dit souhaiter que les « ennemis » de la Russie ainsi échangés ne rentrent jamais dans leur pays d’origine. L’ancien président Dmitri Medvedev a dit pour sa part qu’il aurait préféré les voir « pourrir et mourir en prison » mais qu’il était dans l’intérêt de Moscou de les échanger.
L’agence de presse russe RIA a rapporté qu’aux Etats-Unis, les prisonniers russes Alexandre Vinnik, Maxime Martchenko, Vadim Konochtchenok et Vladislav Kliouchine avaient disparu d’une base de données de prisonniers gérée par le Bureau fédéral américain des prisons.
Il s’agit plus grand échange de prisonniers depuis la guerre froide. Le dernier en date a eu lieu en 2010, et impliquait 14 personnes au total.
En décembre 2022, la Russie avait échangé la star américaine du basket féminin Brittney Griner, condamnée à neuf ans de prison pour possession de cartouches de cigarette électronique contenant de l’huile de cannabis, contre le trafiquant d’armes Viktor Bout, qui purgeait une peine de 25 ans aux Etats-Unis.
(Reportage d’Andrew Osborn à Moscou, Filipp Lebedev et Lucy Papachristou à Londres, Ece Toksabay à Istanbul, Mert Ozkan à Ankara, version française Kate Entringer et Camille Raynaud, édité par Sophie Louet et Tangi Salaün)
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