La marine russe en mer Noire perd ses positions en Crimée, déclare un commandant ukrainien
par Tom Balmforth
ODESA, Ukraine (Reuters) – La marine russe a dû déplacer la majorité de ses navires prêts au combat en Crimée vers d’autres ports, les attaques ukrainiennes ayant rendu inutilisable sa principale base navale, explique à Reuters le vice-amiral et commandant de la marine ukrainienne, Oleksiy Neijpapa.
Les frappes de drones et de missiles ukrainiens ont causé des dégâts importants à la base navale de Sébastopol, une plateforme logistique sur laquelle s’appuie la marine russe pour, notamment, la maintenance et les réparations de ses navires, l’entraînement de ses forces et le stockage de munitions.
« (Ces fonctions) ont été développées durant des décennies, voire des siècles. Et (les russes) sont clairement en train de perdre cette plateforme », résume Oleksiy Neijpapa lors d’un rare entretien avec Reuters à Odessa à l’occasion de la journée ukrainienne de la marine dimanche.
« Presque tous les principaux navires prêts au combat ont été éloignés de la base principale de la flotte de la mer Noire, certains à Novorossisk, d’autres dans la mer d’Azov », a-t-il ajouté.
Novorossiisk, sur la côte est de la mer Noire, n’est pas aussi bien équipé que la base de Sébastopol, d’où les missiles de croisière destinés à lancer des attaques aériennes contre l’Ukraine peuvent être chargés sur les navires russes, a précisé l’officier.
« Ils cherchent à résoudre ce problème à Novorossisk », estime Oleksiy Neijpapa qui juge qu’il s’agit du « principal problème » de la flotte russe.
Moscou s’appuie sur la marine pour mener sa guerre aérienne contre Kyiv, qui repose sur les bombardiers, les drones et les tirs de missiles depuis le sol, les navires de surface ou les sous-marins.
Oleksiy Neijpapa estime que l’Ukraine a coulé ou endommagé 27 bâtiments, cinq d’entre eux ayant été détruits par des mines sous-marines posées par des drones navals ukrainiens près de la baie de Sébastopol.
Le ministère russe de la Défense n’a pas répondu aux demandes de commentaires de Reuters.
L’Ukraine ne dispose pas de vaisseaux de guerre importants, mais a réussi à repousser les assauts de la marine russe à l’aide de missiles antinavires et de drones navals chargés d’explosifs, tout en bombardant les infrastructures portuaires de missiles Storm Shadow ou ATACM.
SUR LA DÉFENSIVE
Les vaisseaux russes sont sur la défensive, ajoute Oleksiy Neijpapa, car certains bâtiments qui ne pénétraient que rarement dans la mer d’Azov, à l’est de la Crimée, y ont élu résidence permanente.
Au 27 juin, 10 navires étaient stationnés en mer d’Azov, contre aucun en 2023, selon des données compilées par la marine ukrainienne.
Les bateaux russes s’abstiennent par ailleurs de pénétrer dans la partie nord-ouest de la mer d’Azov, une zone d’environ 25.000 km², souligne le commandant.
Le rôle de la flotte russe en mer Noire se cantonne désormais à fournir un soutien logistique, tirer des missiles de croisière Kalibr et maintenir le contrôle territorial, détaille l’officier, qui n’a pas souhaité préciser quels seraient les futurs projets de l’Ukraine dans la zone.
L’arrivée prochaine des F-16, des avions de combat construits aux Etats-Unis, permettront par ailleurs de lutter contre la « domination totale » de la Russie sur les cieux de la mer Noire, estime le vice-amiral.
« Des F-16 avec l’équipement adéquat pourront repousser les avions russes. Le nord-ouest de la mer Noire sera presque entièrement sûr, en particulier le corridor à travers lequel transitent les navires civils », anticipe Oleksiy Neijpapa.
L’Ukraine souhaite que ce corridor, qui permet l’exportation de céréales et n’inclut actuellement que trois des ports d’Odessa, soit étendu aux ports de Mykolaïv et Kherson. Cela, nuance toutefois l’officier, n’est pas possible, car la Russie contrôle la péninsule de Kinbourn, située sur la route.
Le vice-amiral précise que les navires civils sont escortés dans certaines zones par des patrouilleurs en raison des mines, tandis que les défenses antiaériennes couvrent et les ports et le corridor.
(Reportage Tom Balmforth, version française Corentin Chappron, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


