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UE: La percée électorale des eurosceptiques complique la candidature de Von der Leyen

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par Jan Strupczewski

BRUXELLES (Reuters) – La percée des partis nationalistes eurosceptiques lors des élections européennes devrait compliquer l’objectif d’Ursula von der Leyen d’obtenir un second mandat à la tête de la Commission européenne, même si la présidente sortante de l’influent exécutif européen reste la favorite pour le poste.

Pour s’assurer un nouveau mandat de cinq ans, la politicienne allemande a besoin d’une majorité qualifiée parmi les vingt-sept dirigeants de l’Union européenne ainsi que d’une majorité au Parlement européen, composé de 720 sièges.

En 2019, lors du précédent scrutin, Ursula von der Leyen avait obtenu le poste de justesse, avec seulement neuf voix de plus que le seuil nécessaire, malgré le statut de son groupe, le Parti populaire européen (PPE), première force politique au Parlement de Strasbourg. Elle avait bénéficié aussi du soutien des socialistes et des libéraux, deuxième et troisième groupes parlementaires.

D’après les projections des élections bouclées dimanche, le PPE va rester le plus important groupe au Parlement européen, avec 189 sièges. Si les libéraux et les Verts venaient à soutenir aussi sa candidature, Ursula von der Leyen disposerait de suffisamment de votes pour rester en poste.

Sauf que les groupes nationalistes et eurosceptiques, de même que des partis d’extrême droite, devraient étendre leur influence au Parlement en gagnant plus d’une vingtaine de sièges supplémentaires.

Ces gains pourraient être beaucoup plus importants si des élus non-affiliés, au nombre de 102 désormais, décident de rejoindre formellement l’un des groupes eurosceptiques.

Un tel scénario rendrait bien plus étroite la marge de manoeuvre d’Ursula von der Leyen, d’autant qu’un certain nombre d’eurodéputés de sa potentielle coalition pourrait ne pas voter pour elle, même si les chefs de file de ces groupes annoncent leur soutien à Von der Leyen.

Il y a cinq ans, environ une centaine d’élus de la coalition formée par le PPE, le centre-gauche et les libéraux n’avaient pas voté en faveur d’Ursula von der Leyen.

Afin de rassembler les soutiens, Ursula von der Leyen a signalé qu’elle était disposée à coopérer sur des questions importantes avec le Parti des conservateurs et réformistes européens (CRE), qui comprend notamment les eurosceptiques de Fratelli d’Italia, la formation de la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni.

ÉQUATION COMPLEXE

Mais se rapprocher de la CRE s’accompagne pour Ursula von der Leyen du risque de perdre certains de ses alliés traditionnels – les socialistes, les libéraux et les Verts ont indiqué qu’ils ne la soutiendraient pas si elle coopérait avec la droite.

S’agissant des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, qui doivent s’accorder sur l’identité du candidat à soumettre au vote du Parlement, la situation pourrait être plus fluide. Bien que seuls treize des vingt-sept dirigeants européens sont affiliés au PPE, le fait que ce groupe soit la première force politique à Strasbourg va être pris en compte.

Par ailleurs, pour beaucoup, Ursula von der Leyen a effectué un travail de qualité au cours des cinq dernières années, particulièrement au début de la crise sanitaire du COVID-19, en obtenant des vaccins pour les membres du bloc communautaire, puis face à l’offensive lancée par la Russie en Ukraine, en favorisant l’unité des pays de l’UE.

Il faut à Ursula von der Leyen obtenir le soutien de 15 dirigeants européens dont les pays représentent au total au moins 65% de la population européenne pour disposer de la majorité qualifiée. Les treize pays où le PPE est au pouvoir représentent ensemble seulement 26% des citoyens européens. Le plus grand d’entre eux est la Pologne.

Dans les faits, cela signifie qu’Ursula von der Leyen a également besoin de l’appui du président français Emmanuel Macron et du chancelier allemand Olaf Scholz, mais pas nécessairement de celui de la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni.

Le soutien d’Emmanuel Macron n’est pas garanti, alors que le président français a vanté les mérites de Mario Draghi, déclarant que l’ancien dirigeant italien et actuel président de la Banque centrale européenne (BCE) devait « jouer un rôle » à Bruxelles avec un poste de premier plan.

Des diplomates européens ont noté que Mario Draghi était sans étiquette et manquait par conséquent d’une base politique solide, alors que chacune des grandes familles politiques européennes a un nom en tête – autre que celui de Draghi – pour diriger la Commission.

Alimentant la complexité de l’équation, d’autres postes importants au sein de l’Union européenne doivent être attribués cette année, avec pour effet de voir les groupes politiques demander, en échange de leur soutien, des promesses politiques mais aussi des postes clé pour leurs représentants.

(Jan Strupczewski; version française Jean Terzian)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

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