Gaza: Le plan américain est imparfait mais Israël l’accepte -conseiller de Netanyahu
par Dan Williams
JERUSALEM (Reuters) – Un conseiller du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a confirmé dimanche que l’Etat hébreux avait accepté l’accord-cadre proposé par le président américain Joe Biden pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, tout en le décrivant comme imparfait et nécessitant encore du travail.
La proposition de Joe Biden est « un accord que nous avons accepté – ce n’est pas un bon accord – mais nous tenons beaucoup à ce que les otages soient libérés, tous », a déclaré Ophir Falk, principal conseiller en politique étrangère de Benjamin Netanyahu, dans une interview accordée au journal dominical britannique Sunday Times.
« Il y a beaucoup de détails à régler », a-t-il ajouté, précisant que les conditions israéliennes, notamment « la libération des otages et la destruction du Hamas comme organisation terroriste génocidaire », n’avaient pas changé.
Joe Biden a présenté vendredi un plan en trois phases prévoyant notamment un cessez-le-feu total de six semaines et le retrait des forces israéliennes des centres de population du territoire palestinien, ainsi que la libération des otages les plus vulnérables du Hamas.
Le président américain, soutien initial à l’offensive israélienne après l’attaque du Hamas du 7 octobre contre l’Etat hébreux, critique depuis peu Israël au regard du nombre élevé de victimes civiles liées à cette contre-attaque.
Le plan américain prévoit également que les parties concernées négocient par la suite une cessation des hostilités de manière permanente. Cette étape semble signifier que le Hamas continuerait à jouer un rôle dans les accords négociés par l’Egypte et le Qatar, ce qui pourrait entrer en conflit avec la détermination d’Israël d’éradiquer le mouvement palestinien soutenu par l’Iran.
Le Hamas, qui ne donne aucun signe de vouloir se retirer de Gaza, affirme qu’il ne libérera les otages qu’à condition que la guerre prenne fin de manière permanente.
Ophir Falk a réaffirmé la position de Benjamin Netanyahu selon laquelle « il n’y aura pas de cessez-le-feu permanent tant que tous les objectifs (d’Israël) n’auront pas été atteints ».
Au sein du gouvernement israélien, Benjamin Netanyahu est actuellement sous pression, deux partenaires d’extrême droite ayant menacé de faire défection en cas de mise en oeuvre de la proposition américaine, qui selon eux, épargnerait le Hamas. Un partenaire centriste, l’ex-général Benny Gantz, souhaite, lui, que l’accord soit étudié.
Le Hamas a provisoirement salué l’initiative de Joe Biden.
« Le discours de Joe Biden contient des idées positives, mais nous voulons qu’il se concrétise dans le cadre d’un accord global qui réponde à nos exigences », a déclaré samedi Osama Hamdan, un haut responsable du Hamas, cité par la chaîne de télévision Al Jazeera.
Le Hamas réclame une garantie de la fin de l’offensive à Gaza, un retrait de toutes les forces dites d’invasion, une libre circulation des Palestiniens et une aide à la reconstruction.
Les responsables israéliens ont rejeté cette demande, estimant qu’il s’agissait d’un véritable retour à la situation qui prévalait avant le 7 octobre, lorsque le Hamas, déterminé à détruire Israël, dirigeait Gaza.
D’après les autorités israéliennes, 1.200 personnes ont été tuées et plus de 250 autres enlevées par le Hamas lors de l’attaque du 7 octobre.
Plus de 36.000 personnes ont été tuées dans la bande de Gaza depuis le début du siège total décrété en réponse par Israël, selon les autorités sanitaires locales, et les Nations unies ont indiqué que la famine menaçait plus d’un million de personnes dans l’enclave palestinienne.
Israël affirme que 290 de ses soldats sont morts dans les combats à Gaza.
(Avec la contribution d’Ali Sawafta; rédigé par Dan Williams; version française Claude Chendjou)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
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4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
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