La France demande à Israël de faire connaître sa position sur la frontière avec le Liban
par John Irish
JERUSALEM (Reuters) – Le ministre français des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, a appelé mardi Israël à rendre publique sa position sur une proposition destinée à apaiser les tensions avec le Hezbollah libanais à la frontière israélo-libanaise, alors que la France s’évertue à servir d’intermédiaire entre les deux camps.
En marge de la guerre dans la bande de Gaza, les échanges de tirs transfrontaliers sont devenus quotidiens depuis octobre dernier entre l’armée israélienne et le Hezbollah, mouvement chiite aligné sur l’Iran. L’ampleur et la sophistication accrues des attaques alimentent les craintes d’un embrasement régional.
Plusieurs milliers de personnes, aussi bien dans le nord d’Israël qu’au Sud-Liban, ont été déplacées par les affrontements à la frontière, théâtre d’une guerre en 2006.
Stéphane Séjourné a appelé mardi les autorités israéliennes à prendre publiquement position sur la proposition formulée plus tôt cette année par Paris à propos de la frontière israélo-libanaise afin, a-t-il dit dans un entretien à Reuters, de « nous permettre d’avancer » vers la prochaine phase.
Plus tôt dans la journée, le chef de la diplomatie française a indiqué qu’un certain nombre de modifications ont été transmises à Israël à la suite de consultations menées avec le Liban, où il s’était rendu dimanche. Des représentants français ont fait état d’avancées dans les réponses formulées par Beyrouth.
« Nous avons une relation avec le Liban, 20.000 ressortissants là-bas et la guerre de 2006 a été particulièrement dramatique pour eux », a déclaré Stéphane Séjourné à Jérusalem avant une réunion avec son homologue israélien Israel Katz.
Il a rappelé que la proposition portée par Paris a pour objectif premier de garantir la mise en oeuvre d’une résolution de l’Onu datant de 2006 qui prévoit le retrait des groupes armés de la frontière sud du Liban et le déploiement dans la zone de l’armée régulière libanaise. Le projet appelle aussi Israël à arrêter les frappes au Liban.
Le Hezbollah, considéré par des observateurs comme plus puissant que l’armée libanaise, a fait savoir par le passé qu’il ne prendrait part à aucune discussion directe et ne stopperait pas ses tirs de roquette transfrontaliers tant qu’il n’y aurait pas un cessez-le-feu dans la bande de Gaza.
Israël a signalé qu’il pourrait lancer une opération militaire le long de sa frontière avec le Liban, disant vouloir rétablir le calme dans la zone afin que des milliers d’Israéliens puissent y revenir sans crainte.
Au cours de son déplacement en Israël, Stéphane Séjourné s’est aussi entretenu avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, alors que les puissances occidentales tentent de convaincre celui-ci de s’abstenir d’ordonner un assaut terrestre à Rafah, à la pointe sud de la bande de Gaza, ville considérée comme l’ultime refuge relatif pour les civils palestiniens.
Le ministre français a demandé l’ouverture de points de passage supplémentaires pour l’aide humanitaire et estimé qu’Israël devait « entendre notre hostilité à l’égard d’une offensive à Rafah » dans les conditions actuelles, près de la moitié des 2,3 millions d’habitants de la bande de Gaza ayant fui vers cette ville depuis le début de la guerre.
Il a souligné que la priorité devait être de conclure une trêve, ajoutant qu’il fallait « réfléchir aux options politiques qui permettront à cette trêve de s’inscrire sur le long terme ». « Il n’y aurait rien de pire qu’une trêve de seulement quelques heures, qui serait un échec collectif », a dit Stéphane Séjourné.
(Reportage de John Irish, rédigé par Jean Terzian)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


