Bercy revoit à 5,1% du PIB sa prévision de déficit pour 2024
PARIS (Reuters) – Le déficit public français devrait s’établir à 5,1% du produit intérieur brut (PIB) en 2024, bien au dessus des 4,4% initialement prévus, a annoncé mercredi le ministère de l’Economie et des Finances.
Selon Bercy, dont le programme de stabilité de la France doit être examiné en Conseil des ministres la semaine prochaine, le déficit devrait ensuite ralentir à 4,1% du PIB en 2025, à 3,6% en 2026 et à 2,9% en 2027.
L’objectif d’un déficit inférieur à 3% du PIB à la fin du second quinquennat d’Emmanuel Macron est donc maintenu.
« Le contexte économique a changé et il se retrouve dans nos chiffres », a expliqué le ministre des Comptes publics Thomas Cazenave devant le Sénat. « Face à cette baisse des recettes, il nous faut trouver une autre trajectoire. »
Bercy a ainsi annoncé 10 milliards d’euros d’économies supplémentaires à réaliser cette année pour atteindre 5,1% de déficit, dont 5 milliards proviendraient des administrations d’État, 2,5 milliards des collectivités territoriales et le reste de la taxation des rentes, Bercy évoquant notamment les rachats d’actions et les superprofits des énergéticiens.
Le gouvernement, qui tablait précédemment sur un déficit public de 4,4% pour 2024, après un déficit public (Etat, collectivités territoriales, Sécurité sociale) déjà plus élevé qu’attendu l’année dernière, à 5,5% contre une estimation de 4,9%, avait déjà annoncé en février 10 milliards d’euros d’annulations de crédits sur les dépenses d’Etat.
A Bercy, on explique avoir « conservé le chiffre de 5,1% pour se garder de toute mauvaise surprise en 2024 ».
« Nous attachons beaucoup d’importance à la crédibilité », a-t-on ajouté.
La France va devoir montrer dans les semaines à venir comment elle évitera une crise budgétaire qui menace ses notes de crédit.
« Pour passer de 5,1% à 4,1% en un an, il va falloir être déterminés, hyper concentrés et responsables », a déclaré à Reuters Jean-Paul Mattei, président du groupe Modem à l’Assemblée nationale.
Interrogé par Reuters, Boris Vallaud, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, a qualifié la trajectoire budgétaire gouvernementale d' »irresponsable, inatteignable, injuste et inefficace ».
Fitch et Moody’s annonceront les résultats de leurs évaluations le 26 avril, tandis que S&P Global Ratings se prononcera le 31 mai.
(Reportage Corentin Chappron, avec Elizabeth Pineau à Paris, rédigé par Zhifan Liu et Kate Entringer)
SOUTENEZ LE JOURNAL CHRÉTIEN ET RÉDUISEZ VOS IMPÔTS !
Le Journal Chrétien est 100% gratuit. Faites un don régulier et aidez-nous à poursuivre notre mission.
Vous êtes nombreux à nous demander comment le Journal Chrétien est financé. Notre mission, vous le savez, est de diffuser gratuitement les valeurs de l’Evangile. Nos ressources proviennent exclusivement des dons de nos lecteurs.
Certains lecteurs ont pris l’habitude de nous adresser un don ponctuel. D’autres privilégient un versement mensuel. Beaucoup me disent prier pour nous. En réalité, le Journal Chrétien a besoin que tous ses lecteurs se mobilisent à la mesure de leurs moyens. Songez que pour un don mensuel de 15€, vous ne dépensez réellement que 5€ ! Et votre don est défiscalisé !
Alors si vous estimez comme que la mission du Journal Chrétien est indispensable, veuillez nous soutenir. Votre générosité par le passé a permis au Journal Chrétien d’accomplir de grandes choses.
En 2025, la chaîne de télévision Chrétiens TV développée par le Journal Chrétien a débarqué sur le Canal 246 de Free, deuxième opérateur en France. Des négociations sont en cours pour étendre la diffusion de la chaîne à l'ensemble des opérateurs français.
Votre soutien financier nous aidera à :
👍 couvrir les frais de fonctionnement du Journal Chrétien ;
👍 produire des émissions de qualité pour sensibiliser et encourager ;
👍 accompagner les églises et communautés chrétiennes en difficulté ;
👍 transmettre l’héritage spirituel aux générations futures ;
👍 faire rayonner la foi chrétienne dans un esprit d’unité et d’amour.

