Gaza: Opération de Tsahal à l’hôpital al-Chifa, un officier du Hamas tué
JERUSALEM (Reuters) – L’armée israélienne a déclaré lundi avoir tué un cadre militaire du Hamas ainsi qu’une vingtaine de combattants palestiniens lors d’une opération à l’hôpital al-Chifa, dans la ville de Gaza.
Selon Tsahal, l’officier est Fayek al Mabhouh que Chehab, agence de presse proche du Hamas, présente comme le responsable de la sécurité des convois humanitaires dans l’enclave.
L’armée précise avoir également arrêté des dizaines de « suspects » aux fins d’interrogatoire.
Des soldats israéliens ont été pris pour cibles lorsqu’ils ont pénétré dans l’enceinte de l’hôpital dans la nuit de dimanche à lundi, précise Tsahal.
Les soldats ont « répliqué » par des tirs et poursuivi leur opération, décrite comme « précise ». Un soldat israélien a été tué.
Cette incursion a été menée sur la base de renseignements selon lesquels de hauts représentants du Hamas s’abritaient à al-Chifa, a déclaré l’armée israélienne.
« Soudainement, nous avons commencé à entendre des bruits d’explosion, plusieurs bombardements, et rapidement des chars se sont mis en route. Ils venaient de la route Ouest et se dirigeaient vers al-Chifa, puis les bruits de tirs et d’explosions ont augmenté », a raconté à Reuters par message Mohammed Ali, 32 ans, père de deux enfants, qui vit à environ un kilomètre de l’hôpital.
« Nous ne savons pas ce qui se passe, mais il semble qu’il s’agisse d’une nouvelle invasion de la ville de Gaza », a-t-il ajouté, précisant que les opérations avaient commencé vers 01h00 (23h00 GMT dimanche).
Le ministère gazaoui de la Santé a rapporté qu’un incendie s’était déclaré à l’entrée du complexe hospitalier. Les communications ont été coupées et des personnes se sont retrouvées piégées dans l’hôpital, a ajouté le ministère.
« CHAMPS DE BATAILLE »
« Il y a des morts et des blessés. Il était impossible de secourir quiconque à cause de l’intensité des tirs, quiconque approchant des fenêtres étant pris pour cible », a-t-il dit, accusant l’armée israélienne d’un « crime supplémentaire » contre les infrastructures de santé de la bande de Gaza.
« Les hôpitaux ne devraient jamais devenir des champs de bataille. Nous sommes terriblement inquiets de la situation à al-Chifa qui met en danger personnel de santé, patients et civils », a déclaré le directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, sur X.
L’armée israélienne a également mené une opération dans une école non loin d’al-Chifa où s’abritaient des familles déplacées, et ont arrêté plusieurs hommes, selon des habitants et les médias du Hamas.
Des habitants ont indiqué que des chars opéraient également à la périphérie du camp de réfugiés de Beach et que des chars avaient tiré des obus sur des bâtiments situés à proximité.
Tsahal avait déjà mené un assaut à al-Chifa l’an dernier, dans le cadre de l’offensive lancée contre l’enclave palestinienne en réponse à l’attaque du Hamas le 7 octobre. Critiqué pour cette opération, Israël avait déclaré à l’époque avoir découvert des tunnels menant à des centres de commandement du Hamas.
L’hôpital al-Chifa est l’un des rares centres de santé encore opérationnels dans la bande de Gaza, ravagée par les bombardements israéliens depuis plus de cinq mois.
Le Hamas et des responsables médicaux nient les accusations israéliennes selon lesquelles l’hôpital sert d’abri et de centre de commandement à des combattants du mouvement palestinien. Ils reprochent à Israël de s’en prendre délibérément aux hôpitaux.
(Reportage de James Mackenzie, Nidal Al-Mughrabi et Tala Ramada ; version française Jean Terzian, Kate Entringer, et Corentin Chappron, édité par Blandine Hénault et Sophie Louet)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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