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Le numéro deux du Hamas, Saleh al-Arouri, tué près de Beyrouth

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par Laila Bassam, Nidal al-Mughrabi et Arafat Barbakh

Le numéro deux du bureau politique du Hamas palestinien, Saleh al-Arouri, a été tué mardi soir dans une attaque au drone menée par Israël en périphérie de la capitale libanaise Beyrouth, ont déclaré des sources sécuritaires libanaises et palestiniennes, alors que l’armée israélienne a intensifié ses bombardements dans le sud de la bande de Gaza.

Le Hamas, via sa radio Al Aqsa, a confirmé que Saleh al-Arouri a été tué dans une attaque au drone contre un bureau du groupe palestinien au sud de Beyrouth, une région considérée comme un bastion du Hezbollah – le mouvement chiite libanais est aligné sur l’Iran, comme le Hamas, qu’il soutient depuis le début du nouveau conflit à Gaza.

Il s’agit du plus haut représentant du Hamas tué depuis qu’Israël a promis d’éradiquer le groupe palestinien, qu’il considère comme terroriste, en réponse à l’attaque du 7 octobre dans des localités israéliennes.

Photo des personnes rassemblées près d’un site endommagé après une explosion dans une banlieue de Beyrouth. /Photo prise le 2 janvier 2024 à Beyrouth, Liban/REUTERS/Ahmad Al Kerdi

Cet assassinat alimente le risque d’une escalade régionale du conflit entre Israël et le Hamas, alors que les échanges de tirs à la frontière israélo-libanaise entre Tsahal et le Hezbollah sont quasi-quotidiens depuis début octobre et d’une ampleur sans précédent depuis la guerre de 2006.

Interrogé par des journalistes sur le rôle d’Israël dans la mort de Saleh al-Arouri, le porte-parole de l’armée israélienne a simplement déclaré que Tsahal était focalisée sur son objectif d' »éliminer le Hamas », sans en dire davantage.

Un conseiller du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision américaine MSNBC qu’Israël n’avait pas revendiqué l’attaque. Peu importe le responsable, a ajouté Mark Regev, « il ne s’agit pas d’une attaque contre l’Etat libanais » mais d’une « frappe chirurgicale » contre la direction du Hamas.

LE HAMAS DENONCE UN « ACTE TERRORISTE »

Saleh al-Arouri, 57 ans, partageait son temps entre le Liban et le Qatar où, selon un représentant du Hamas, il était « au coeur des négociations » chapeautées par le Qatar et l’Egypte pour trouver une issue au conflit dans la bande de Gaza.

Il était considéré aussi comme impliqué dans les affaires militaires du Hamas pour avoir cofondé la branche armée du groupe, les brigades Al Qassam, lesquelles ont planifié l’attaque du 7 octobre. Israël l’a accusé d’avoir ordonné et supervisé des attaques en Cisjordanie occupée.

L’attaque au drone menée contre un immeuble situé dans une zone densément peuplée de Daniyeh, au sud de Beyrouth, a fait au total six morts, selon la presse officielle libanaise. Deux sources sécuritaires ont déclaré que l’attaque a été menée au cours d’une réunion de cadres du Hamas.

Via la messagerie Telegram, la chaîne de télévision du Hamas a indiqué que deux commandants des brigades Al Qassam ont été tués dans cette frappe.

Le Premier ministre libanais par intérim, Najib Mikati, a dénoncé un « nouveau crime israélien », qu’il a dit considérer comme une nouvelle tentative de faire entrer le Liban en guerre. Ses services ont indiqué qu’une plainte serait transmise au Conseil de sécurité des Nations unies pour dénoncer, notamment, une violation de la souveraineté du Liban.

Ismaïl Haniyeh, le chef du bureau politique du Hamas, basé à l’étranger, a déclaré dans une allocution télévisée qu’il s’agissait d’un « acte terroriste » et une nouvelle escalade dans l’hostilité d’Israël contre les Palestiniens.

« DÉVELOPPEMENT DANGEREUX » DU CONFLIT

Cette attaque survient à la veille d’un discours du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui avait, lors de sa première prise de parole publique depuis le début du nouveau conflit, prévenu en novembre d’une « vaste guerre » si Israël ne mettait pas fin à ses bombardements.

Le mouvement chiite libanais a déclaré mardi que l’assassinat de Saleh al-Arouri était un « développement dangereux » du conflit et promis que l’attaque ne resterait pas « sans réponse ou punition ».

D’après le Hezbollah et des sources sécuritaires, les bombardements israéliens dans le sud du Liban en marge de l’offensive à Gaza ont tué plus d’une centaine de combattants du Hezbollah et une vingtaine de civils, parmi lesquels des enfants, ainsi que des journalistes.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que l’assassinat de Saleh al-Arouri allait donner encore plus de motivation à l' »axe de résistance » qui lutte contre Israël, selon des propos rapportés par la presse officielle à Téhéran.

En réponse à l’attaque du 7 octobre qui a fait 1.200 morts et lors de laquelle environ 240 otages ont été emmenés à Gaza, Israël a lancé une vaste offensive aérienne et terrestre dans l’enclave palestinienne, avec l’objectif annoncé d' »éradiquer » le Hamas et toute menace sécuritaire provenant du territoire.

Selon le ministère gazaoui de la Santé, 207 personnes ont été tuées dans la bande de Gaza au cours des vingt-quatre dernières heures, portant à plus de 22.000 le nombre de Palestiniens tués dans l’enclave depuis le 7 octobre – soit la période la plus sanglante dans l’histoire du conflit israélo-palestinien, vieux de plusieurs décennies.

« EFFORTS INTENSES » DANS LE SUD DE GAZA

En Cisjordanie occupée, où l’Onu a déploré une « détérioration rapide » des droits des Palestiniens et exhorté les autorités israéliennes à mettre fin aux violences, des centaines de personnes se sont rassemblées mardi soir à Ramallah pour réclamer vengeance après la mort de Saleh al-Arouri.

Dans la bande de Gaza, l’armée israélienne a intensifié ses opérations autour de Khan Younès, principale ville du sud de l’enclave, afin de retrouver des commandants du Hamas qui se seraient réfugiés dans des tunnels, a déclaré le ministre israélien de la Défense.

« Nous les atteignons par tous les moyens », a dit Yoav Gallant à des soldats israéliens à Gaza, selon des images diffusées par la télévision publique. « Il y a aussi des otages ici, malheureusement », a-t-il ajouté, promettant des « efforts intenses au coeur de Khan Younès ».

Israël dit penser que 129 otages sont toujours détenus dans la bande de Gaza, après qu’une partie des personnes enlevées le 7 octobre ont été libérées dans le cadre d’une trêve d’une semaine, fin novembre, tandis que d’autres ont été tuées dans des frappes aériennes ou lors de tentatives avortées de l’armée israélienne pour les récupérer.

Peu avant l’annonce de l’assassinat de Saleh al-Arouri, Ismaïl Haniyeh a indiqué avoir transmis ses réponses à la proposition de cessez-le-feu présentée par le Qatar et l’Egypte.

Le chef du bureau politique du Hamas a rappelé que le groupe voulait l' »arrêt complet » de l’offensive israélienne à Gaza comme condition pour libérer des otages supplémentaires.

De son côté, Israël répète qu’il ne stoppera pas son offensive tant qu’il n’aura pas éradiqué le Hamas et obtenu la libération de tous les otages détenus dans la bande de Gaza.

FLOU

Les Etats-Unis, principal allié d’Israël, ont exhorté ce dernier à agir avec retenue dans ses opérations militaires, alors que les bombardements incessants menés par Tsahal ont ravagé des quartiers entiers de la bande de Gaza, déplacé une grande partie des 2,3 millions d’habitants de l’enclave et provoqué une situation humanitaire catastrophique.

Si Israël a indiqué qu’il prévoyait de retirer une partie des soldats déployés à Gaza, laissant entrevoir une nouvelle phase du conflit, des représentants ont aussi prévenu que son offensive dans l’enclave durerait encore de nombreux mois.

Un flou demeure sur les projets d’Israël après la guerre et sur les conséquences du conflit pour une quelconque solution à deux Etats, prônée notamment par la France.

Alors que l’armée israélienne avait dans un premier temps focalisé son offensive sur le nord de Gaza, elle a intensifié ces dernières semaines ses opérations dans le sud, où le nombre de victimes palestiniennes s’alourdit quotidiennement.

L’Etat hébreu dit faire au mieux pour éviter les pertes civiles et reproche au Hamas d’opérer dans des zones très peuplées et d’utiliser les civils comme boucliers – des accusations rejetées par le groupe palestinien.

Des habitants ont rapporté mardi que les avions et les chars d’assaut israéliens ont intensifié leurs frappes contre des quartiers de l’est et du nord de Khan Younès, où se sont réfugiés des dizaines de milliers de Palestiniens contraints de fuir d’autres zones bombardées par Tsahal.

Le Hamas et le Djihad islamique ont déclaré dans des communiqués distincts avoir lancé des mortiers et des roquettes antichar contre les troupes israéliennes afin d’empêcher celles-ci d’avancer au sol dans l’ouest de Khan Younès.

(Reportage Laila Bassam à Beyrouth, Nidal al-Mughrabi au Caire, Arafat Barbakh à Gaza, Maayan Lubell et Dan Williams à Jérusalem; rédigé par Jean Terzian)

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

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