L’Europe finit en petite hausse sans Wall Street
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en hausse jeudi, mais sans grande conviction, en l’absence d’intervenants sur les marchés américains, fermés pour Thanksgiving alors que la séance de vendredi à New York sera raccourcie.
La tendance positive a été tirée par des achats à bon compte, notamment dans le compartiment du pétrole et du gaz, en repli depuis deux séances.
À Paris, le CAC 40 a fini sur un gain de 0,24% à 7.277,93 points. Le Footsie britannique a avancé de 0,19% et le Dax allemand de 0,23%.
A Amsterdam, l’indice AEX a grappillé 0,30% malgré la victoire du Parti pour la liberté (PVV) d’extrême-droite de Geert Wilders aux élections législatives néerlandaises.
L’indice EuroStoxx 50 a progressé de 0,21%, le FTSEurofirst 300 de 0,28%. Le Stoxx 600, qui a touché mercredi un sommet de deux mois, a gagné 0,27%.
La publication des indices PMI en zone euro qui ont montré que l’activité du secteur privé dans le bloc est restée en territoire négatif en novembre n’a pas ébranlé l’enthousiasme des marchés. Des analystes ont souligné que les chiffres des PMI étaient moins mauvais que prévu, signe que le ralentissement de l’économie de la zone euro pourrait commencer à s’atténuer.
En Grande-Bretagne l’activité a, elle, renoué avec la croissance en novembre.
Côté politique monétaire, le compte rendu de la dernière réunion de la Banque centrale européenne (BCE) a montré qu’une hausse des taux restait possible sans être le scénario de base de l’institution de Francfort.
Les traders s’attendent à une baisse du coût du crédit en zone euro de 90 points de base en 2024.
VALEURS
Le compartiment du pétrole et du gaz (+1,29%) a enregistré l’une des meilleurs performances sectorielles du Stoxx 600 avec notamment un gain de 1,55% pour TotalEnergies et de 1,57% pour BP.
Sur le SBF 120, le spécialiste de la viande de volaille LDC a pris de 3,92% après le relèvement de ses prévisions annuelles.
Novo Nordisk, première capitalisation européenne, a avancé de 1,01% après l’annonce d’un investissement de 2,1 milliards d’euros en France pour stimuler la production de médicaments contre l’obésité.
Côté baisse, Virgin Money a cédé 6,52% en raison d’un bénéfice annuel inférieur au consensus, tandis que le groupe espagnol de services aux collectivités Endesa a abandonné 2,38% après l’abaissement de sa prévision de bénéfice annuel
CHANGES
L’euro gagne 0,17%, à 1,0906 dollar dans une séance volatile où les marchés sont fermés aux Etats-Unis et au Japon.
La livre sterling s’affiche à 1,2531 dollar, en hausse de 0,31% après sa forte baisse de la veille liée à la présentation du budget britannique.
La couronne suédoise abandonne 0,28% à 11,442 face à l’euro après la décision de la banque centrale de Suède de laisser son principal taux directeur inchangé, à 4,00%.
TAUX
Le rendement du Bund allemand à dix ans, référence pour l’ensemble de la zone euro, a fini sur un gain d’environ six points, à 2,618%, mais il était à un sommet de 12 ans à 3,024% début octobre.
Le rendement du Gilt britannique à dix ans a progressé de plus de huit points de base, à 4,25%, après la publication des indices PMI en Grande-Bretagne. Le marché table désormais sur une baisse des taux de la Banque d’Angleterre en septembre et non plus en août.
PÉTROLE
Les cours pétroliers reculent encore jeudi, toujours pénalisés par le report inattendu au 30 novembre de la réunion de l’Opep+, alimentant les spéculations selon lesquelles l’organisation pourrait ne pas réduire davantage ses quotas de production l’an prochain en raison des divergences entre ses membres.
Le Brent reflue de 0,83% à 81,28 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 1,05% à 76,29 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Tangi Salaün)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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