L’Europe finit dans le rouge, inquiétudes sur les taux et l’inflation
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en baisse vendredi, tandis que Wall Stret tentait un rebond à mi-séance après avoir fini la veille dans le rouge en réaction aux propos jugés restrictifs de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed).
À Paris, le CAC 40 a fini en repli de 0,96% à 7.045,04 points. Le Footsie britannique a abandonné 1,28% et le Dax allemand a cédé 0,77%.
L’indice EuroStoxx 50 a reflué de 0,75% et le FTSEurofirst 300 de 0,95%. Le Stoxx 600, qui a touché jeudi un sommet de trois semaines, a fléchi de 1%.
Sur l’ensemble de la semaine, le CAC a abandonné 0,03% et le Stoxx 600 0,21%.
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones avance de 0,53%, le Standard & Poor’s 500 de 0,82% et le Nasdaq de 1,26% après une baisse de 0,65% à près de 1% jeudi.
Alors qu’à Wall Street, les investisseurs semblent avoir digéré les propos de Jerome Powell, qui a déclaré jeudi soir que les responsables de la Fed « n’étaient pas convaincus » que les taux d’intérêt soient assez élevés pour lutter contre l’inflation, en Europe, la tendance a fini sur une note négative au lendemain d’une séance positive.
L’humeur des marchés dans le monde a été globalement sombre vendredi, l’indice MSCI monde étant tombé à un plus bas d’une semaine, à 659,86 points, et s’acheminant vers une quatrième session d’affilée dans le rouge.
Les propos vendredi de Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), selon lesquels l’inflation en zone euro pourrait repartir à la hausse dans les mois à venir, ont un peu plus plombé les marchés en Europe.
Les investisseurs continuent cependant de penser que les taux des grandes banques centrales vont baisser l’an prochain au regard des enquêtes publiées cette semaine et attendent particulièrement les données macroéconomiques qui seront publiés la semaine prochaine, notamment l’inflation et la statistique des ventes au détail aux Etats-Unis.
VALEURS EN EUROPE
Parmi les grands secteurs de la cote européenne, le luxe (-2,67%) a particulièrement souffert après les résultats et prévisions de Richemont (-5,2%), qui a entraîné dans sa chute LVMH (-3,82%), Kering (-3,33%) et Hermès (-1,55%).
Scor a plongé de 3,49% après un résultat trimestriel inférieur aux attentes, tandis que la hausse du chiffre d’affaires trimestriel de JCDecaux a en revanche été saluée.
A Londres Diageo a dévissé de 12,17% après un avertissement sur sa croissance organique.
LES INDICATEURS DU JOUR
L’économie britannique a stagné entre juillet et septembre, selon les chiffres publiés par l’Office national de la statistique (ONS).
Le moral des ménages américains s’est dégradé depuis le début du mois de novembre, à 60,4 points, par rapport à octobre, selon l’enquête préliminaire de l’Université du Michigan.
CHANGES
L’indice dollar, mesurant les fluctuations du billet face à un panier de devises de référence, est stable (+0,05%) vendredi.
Face à la monnaie japonaise, il s’achemine vers sa meilleure performance hebdomadaire depuis trois mois et a touché en séance un pic de près d’un an, à 151,43 yens.
L’euro se traite en hausse de 0,08% à 1,0674 dollar et la livre sterling en repli de 0,1% à 1,2209 dollar.
Du côté des cryptomonnaies, le bitcoin gagne 2,02% à 37.435 dollars sur fond de spéculations sur l’approbation imminente de l' »ETF spot Bitcoin » de BlackRock.
TAUX
Le rendement du Bund allemand à dix ans a fini sur un gain de plus de cinq points de base, à 2,718% plusieurs responsables de la BCE ayant rejeté la perspective d’une baisse prochaine des taux d’intérêt.
Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries à dix ans qui a grimpé jeudi de plus de 12 points de base, recule vendredi d’environ un point, à 4,6142%.
PÉTROLE
Le pétrole s’achemine vers une troisième perte hebdomadaire consécutive, d’environ 5%, malgré le rebond de vendredi, les inquiétudes sur la demande l’emportant.
A la clôture des Bourses en Europe, le Brent gagne 1,82% à 81,47 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 1,91% à 77,19 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Jean-Stéphane Brosse)
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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