Prudence en Europe, les regards tournés sur le conflit à Gaza
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes évoluent sur de faibles variations lundi en matinée dans un contexte d’aversion au risque liée à la crainte d’une escalade du conflit entre le Hamas palestinien et Israël, qui prend le pas sur les résultats d’entreprises et les données économiques attendus dans la semaine.
À Paris, le CAC 40 prend 0,01% à 7.002,90 points vers 07h40 GMT. À Londres, le FTSE 100 avance de 0,22%, grâce aux valeurs pétrolières. À Francfort, le Dax grappille 0,09%.
L’indice EuroStoxx 50 grignote 0,03%, le FTSEurofirst 300 de 0,22% et le Stoxx 600 0,07%.
Les contrats à terme à Wall Street préfigurent une hausse de 0,24% pour le Dow Jones, de 0,18% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,14% pour le Nasdaq alors que la séance de vendredi a été marquée par un repli de ces deux derniers indices malgré les résultats positifs de grandes banques américaines.
Les marchés financiers scrutent les retombées des tensions au Proche-Orient alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis dimanche de « démolir » le Hamas et que des centaines de milliers de civils palestiniens ont fui le nord de la bande de Gaza. Emmanuel Macron, pour sa part, a mis en garde le président iranien Ebrahim Raïssi, Téhéran soutenant le Hamas, contre toute extension du conflit.
« Il semble que nous nous dirigions vers une invasion terrestre massive de Gaza et une perte de vies humaines à grande échelle », redoute Ben Cahill, chercheur au Center for Strategic and International Studies (CSIS). « Chaque fois qu’il y a un conflit de cette ampleur, il y a une réaction du marché », a-t-il souligné.
Selon des sources, les États-Unis, Israël et l’Égypte se sont toutefois mis d’accord sur un cessez-le-feu dans le sud de Gaza. Ce qu’Israël a semblé nier par la suite.
En Bourse, le compartiment de l’énergie (+0,83%) est encore recherché alors que le baril de Brent a gagné sur la semaine écoulée 7,5%, dont 6% sur la seule séance de vendredi, sa plus forte hausse quotidienne depuis avril, dans un contexte d’inquiétude sur l’approvisionnement en cas d’escalade du conflit au Proche-Orient.
Les valeurs de la défense comme Saab, Leonardo et Rheinmetall avancent de 0,37%, à 0,76%.
Dans l’actualité des entreprises, Atos bondit de 7,62% après l’annonce du départ du président de son conseil d’administration, Bertrand Meunier, cible de critiques d’actionnaires minoritaires concernant le projet de cession de la filiale Tech Foundations à Daniel Kretinsky.
Le fabricant de coeurs artificiels Carmat grimpe de 11,11% à la faveur d’une augmentation de capital de sept millions d’euros, tandis que Lagardère SA avance de 1,06% après avoir publié vendredi un chiffre d’affaires en hausse de 15,3% sur les neuf premiers mois de l’année.
BioNtech chute de 6,67% dans le sillage de Pfizer qui a abaissé vendredi sa prévision de chiffre d’affaires pour l’ensemble de l’année de 13% en raison de ventes plus faibles que prévu de ses vaccins et traitement du COVID-19.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


