L’Europe finit dans le rouge une séance hésitante après l’inflation
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes, hormis Francfort, ont terminé dans le rouge jeudi, tandis que Wall Street évoluait légèrement dans le vert à la mi-parcours, la séance ayant été hésitante après des indicateurs macroéconomiques mitigés.
À Paris, le CAC 40 a fini en baisse de 0,65% à 7.316,7points. Le Footsie britannique a perdu 0,46%. Le Dax allemand, soutenu notamment par l’immobilier et le groupe Vonovia (+5,14%) s’est démarqué des autres places européennes avec un gain de 0,35%.
L’indice EuroStoxx 50 a reflué de 0,42%, le FTSEurofirst 300 de 0,26% et le Stoxx 600 de 0,2%.
Sur l’ensemble du mois, le CAC 40 parisien a cédé 2,41% et l’indice paneuropéen Stoxx 600 2,79%.
Une série de données macroéconomiques contrastées ont été publiées au cours de la séance, incitant les investisseurs à la prudence après plusieurs séances de hausse des indices.
Si les chiffres des prix PCE à la consommation aux Etats-Unis (+0,2% en juillet et +3,3% sur un an) sont ressortis globalement identiques au mois dernier et conformes aux attentes, la vigueur des dépenses de consommation (+0,8%) a en revanche surpris, créant de la volatilité sur les marchés actions.
« Il y a beaucoup de données qui restent à venir (mais) il est très probable que la Fed ne bouge pas (ses taux) en novembre et que nous en ayons fini avec les hausses de taux », estime cependant Tony Roth, directeur des investissements chez Wilmington Trust.
En zone euro, où les chiffres de l’inflation ont également été publiés, une stabilisation a été observée en août, avec un indice en hausse de 5,3% sur un an, comme en juillet. Les économistes interrogés par Reuters attendaient cependant une décélération de l’inflation à 5,1%.
Après la publication de ces données, la probabilité d’une hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre est passée de 50% à moins de 30%.
VALEURS EN EUROPE
L’espoir d’une accalmie sur les taux d’intérêt a soutenu l’indice de l’immobilier qui a gagné 1,64%, meilleure performance sectorielle du Stoxx 600.
Le compartiment de la finance (+1,52%) a été tirée par UBS (+6,05%), qui a dit anticiper 10 milliards de dollars d’économies avec l’absorption de la branche suisse de Credit Suisse.
Côté baisse, Pernod Ricard (-6,74%) a pesé sur le compartiment du luxe en déclarant prévoir des ventes en baisse en Chine: LVMH, Hermès, Kering et L’Oréal ont cédé de 0,82% à 2,71%.
A WALL STREET
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones grappille 0,06%, le Standard & Poor’s 500 0,21% et le Nasdaq 0,43%.
Parmi les 11 principaux secteurs du S&P 500, les nouvelles technologies (0,53%) sont en tête. Salesforce gagne 3,35% à la faveur du relèvement de sa prévision de chiffre d’affaires pour le trimestre en cours.
LES INDICATEURS DU JOUR
Les inscriptions au chômage ont diminué aux Etats-Unis la semaine dernière, à 228.000, mais le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités a augmenté, à 1,725 million lors de la semaine au 19 août.
Les ventes au détail en Allemagne ont baissé de manière inattendue en juillet, de 0,8%, par rapport au mois précédent.
CHANGES
Le dollar se raffermit (+0,53%) face à un panier de devises de référence après des indicateurs américains mitigés. Les cambistes restent par ailleurs prudents avant les chiffres mensuels officiels de l’emploi aux Etats-Unis.
L’euro se traite à 1,0842 dollar, en repli de 0,75% après les chiffres de l’inflation dans le bloc communautaire.
Le yuan chinois s’est renforcé jeudi à 7,2485 contre un dollar, son niveau le plus élevé en deux semaines et demie, en réaction à la décision de la banque centrale chinoise de soutenir le secteur de l’immobilier en difficulté.
TAUX
Les rendements obligataires en Europe et aux Etats-Unis ont reculé après les chiffres de l’inflation, celui du Bund allemand à dix ans cédant 6,5 points de base à 2,4710%, tandis que son équivalent américain de même échéance abandonnait un peu plus de deux points, à 4,0848%.
PÉTROLE
Les cours pétroliers profitent de la forte chute des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière et de la baisse de la production des pays de l’Opep+: le Brent gagne 0,91% à 86,64 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,78% à 82,27 dollars.
A SUIVRE VENDREDI :
Rapport du département américain du Travail sur les créations d’emplois, le taux de chômage et les salaires pour le mois d’août.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Jean-Stéphane Brosse)
Pourquoi soutenir Journal Chrétien ?
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Nos deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


