L’Ukraine recevra un « message positif et fort » sur son adhésion, déclare Stoltenberg
Le secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan), Jens Stoltenberg, a déclaré que l’Ukraine recevra un « message positif et fort » sur son chemin vers l’adhésion mardi, alors que les dirigeants de l’alliance militaire occidentale se réunissent pour discuter des retombées de l’invasion russe.
Jens Stoltenberg a déclaré que Kyiv bénéficiera d’une aide militaire accrue, d’un assouplissement des conditions formelles d’adhésion, telles que le plan d’action (MAP), et d’une nouvelle forme de coopération avec l’Otan, le « Conseil Otan-Ukraine », qui tiendra sa première session mercredi à Vilnius.
« Je suis convaincu qu’il s’agira d’un message positif et fort sur l’Ukraine et sur la voie à suivre pour l’adhésion », a déclaré Jens Stoltenberg avant d’accueillir le sommet dans la capitale lituanienne.
Le président ukrainien Volodimir Zelensky, qui participera au sommet, a insisté pour que l’adhésion de l’Ukraine soit clairement définie une fois la guerre terminée.
Par ailleurs, le sommet de deux jours devrait approuver les premiers plans globaux de l’Otan depuis la fin de la guerre froide pour se défendre contre une éventuelle attaque russe.
L’Alliance a été créée en 1949 dans le but premier de contrer le risque d’une attaque soviétique sur le territoire des alliés.
PROTECTION COLLECTIVE
Certains pays d’Europe de l’Est soutiennent l’adhésion de l’Ukraine, estimant que la protection collective de l’Otan dissuaderait la Russie d’agresser à nouveau. Cependant, d’autres pays, comme les États-Unis et l’Allemagne, se montrent plus prudents, craignant que cela ne conduise l’Alliance à un conflit direct avec la Russie, voire à une guerre mondiale.
La Russie a d’ailleurs critiqué ce sommet et un haut diplomate russe basé à Vienne a averti que l’Europe serait la première à faire face à des « conséquences catastrophiques » en cas d’escalade de la guerre en Ukraine, a rapporté l’agence de presse russe RIA.
L’invasion russe de l’Ukraine en février 2022 a bouleversé la sécurité en Europe et a incité la Finlande et la Suède à chercher à rejoindre l’Otan.
La Finlande a pu rejoindre l’Alliance en avril et la candidature de la Suède a reçu l’approbation du président turc, Recep Tayyip Erdogan, pour être soumise au parlement d’Ankara en vue de sa ratification, mettant fin à des mois d’opposition.
Le président américain Joe Biden a déclaré ne « pas du tout » être surpris que la Turquie ait levé son veto.
L’ambassadeur lituanien auprès de l’Otan a annoncé que le sommet s’engagerait à fournir une aide non létale de 500 millions d’euros par an à l’Ukraine, notamment des fournitures médicales et des opérations de déminage, tandis que la Norvège augmentera son aide militaire.
Dans les premières heures de mardi, l’armée ukrainienne a signalé des attaques de drones russes sur le port d’Odessa et Kyiv.
(Reportage de John Irish, Andrew Gray, Sabine Siebold, Steve Holland, Justyna Pawlak, Andrius Sytas, Krisztina Than, Niklas Pollard, rédigé par Gabriela Baczynska, version française Dina Kartit, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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