Le Japon obtient le feu vert de l’AIEA pour le rejet de l’eau contaminée de Fukushima
TOKYO (Reuters) – Le Japon a obtenu mardi l’approbation de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour son projet de déverser dans l’océan Pacifique des eaux contaminées provenant de la centrale nucléaire sinistrée de Fukushima, en dépit de l’opposition de l’industrie nationale de la pêche et de certains pays voisins, dont la Chine.
Après une analyse de sûreté qui s’est étalée sur deux ans, l’AIEA a déclaré que le projet présenté par Tokyo est conforme aux normes de sécurité et n’aurait qu’un « impact radiologique négligeable sur les personnes et l’environnement ».
« C’est une soirée très spéciale », a déclaré le patron de l’AIEA Rafael Grossi au Premier ministre japonais Fumio Kishida, avant de déclarer aux journalistes du Club national de la presse japonais qu’il s’efforcerait d’apaiser les inquiétudes. Il a également annoncé que des employés de l’AIEA seraient envoyés à la centrale pour surveiller le déroulement du rejet.
« Nous devons reconnaître qu’une telle chose ne s’est jamais produite auparavant », a-t-il déclaré, ajoutant que le Japon aurait le dernier mot sur le rejet, qui devrait s’étaler sur 30 à 40 ans.
Le Japon n’a pas donné de date précise du début du rejet de l’eau et attend l’approbation officielle du régulateur national Tokyo Electric Power, laquelle pourrait être donnée dès cette semaine.
Les syndicats de pêcheurs japonais s’opposent à ce plan et certains pays voisins, dont la Chine, se sont plaints de la menace qui pèse sur l’environnement marin et la santé publique.
Par l’intermédiaire de son ambassade au Japon, Pékin a déclaré que le rapport de l’AIEA ne pouvait constituer un « laissez-passer » pour le rejet d’eau et a demandé la suspension du plan.
Rafael Grossi visitera la centrale de Fukushima mercredi avant d’aller en Corée du Sud. Il devrait également se rendre en Nouvelle-Zélande et dans les îles Cook pour tenter d’apaiser les inquiétudes suscitées par le plan, selon les médias.
(Reportage Sakura Murakami, John Geddie et Kaori Kaneko à Tokyo et Martin Pollard à Pékin ; version française Augustin Turpin)
Pourquoi soutenir Journal Chrétien ?
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Nos deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


