Clôture positive en Europe, la BCE garde la cap sans céder à la panique
par Laetitia Volga
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé dans le vert jeudi, soutenues par le rebond de Credit Suisse et l’annonce d’une hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE), qui reste confiante sur la solidité du système bancaire, malgré les turbulences récentes des marchés financiers.
À Paris, le CAC 40 a gagné 2,03% à 7.025,72 points. Le Footsie britannique est monté de 0,89% et le Dax allemand de 1,57%.
L’indice EuroStoxx 50 a avancé de 2,03%, le FTSEurofirst 300 de 1,29% et le Stoxx 600 de 1,19%.
À Wall Street, au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones gagnait 0,59%, le Standard & Poor’s 500 1,16% et le Nasdaq Composite 1,77%.
Alors que les marchés s’interrogeaient ces derniers jours sur l’attitude de la BCE, celle-ci a décidé de relever ses trois taux directeurs de 50 points de base, malgré les inquiétudes provoquées par les faillites de plusieurs banques américaines et surtout les difficultés de Credit Suisse.
Le soutien financier proposé par la Banque nationale suisse à la banque helvétique – qui l’a accepté – a convaincu la BCE d’opter pour une nouvelle forte hausse de taux, ont rapporté des sources à Reuters.
« La BCE a répondu aux attentes des analystes avec un relèvement d’un demi-point, tout en soulignant que les prochaines décisions dépendront des données », a déclaré Massimiliano Maxia, chez Allianz Global Investors. « Nous pensons que c’était la bonne chose à faire, une hausse moins importante aurait pu susciter de nouvelles inquiétudes quant à la stabilité du système financier », a-t-il ajouté.
Andrea Cicione, responsable de la recherche chez TS Lombard, souligne également que l’abandon de toute indication sur la trajectoire future des taux est « implicitement une manière d’assouplir » son message.
Les investisseurs vont se focaliser désormais sur la réunion de la Réserve fédérale la semaine prochaine, tout en suivant de très près tout ce qui pourrait concerner le secteur bancaire.
Les marchés monétaires américains anticipent désormais que la Fed pourrait poursuivre son resserrement monétaire avec une hausse de taux d’un quart de point.
Les indicateurs publiés aux Etats-Unis suggèrent que les tensions inflationnistes sont loin d’être neutralisées par le cycle actuel de resserrement monétaire, ce qui renforce les anticipations sur une nouvelle augmentation des taux américains.
VALEURS
Le compartiment bancaire européen affiche un gain de 1,1% en clôture. Credit Suisse a bondi de 19,15% après avoir dévissé de 24,24% la veille.
À Paris, Société générale a toutefois cédé 1,21%, Crédit agricole a fini stable (+0,02%) et BNP Paribas a gagné 1,31%.
TAUX/CHANGES
Les rendements des emprunts d’Etat de la zone euro ont fini en nette hausse après les annonces de la BCE, à 2,243% et son équivalent français de dix points proche de 2,8%.
Sur le marché américain, le dix ans gagne plus six points de base à 3,5789%.
L’euro profite des annonces de la BCE et s’octroie 0,37% face au billet vert, à 1,0614.
Le regain d’appétit pour le risque fait reculer le dollar (-0,26%).
PÉTROLE
Après avoir atteint mercredi son plus bas niveau en 15 mois, le marché du pétrole regagne du terrain, soutenu par des informations selon lesquelles le ministre saoudien de l’Energie et le vice-Premier ministre russe se sont rencontrés pour discuter des moyens d’améliorer la stabilité des cours.
Le Brent avance de 1,3% à 74,65 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 1,29% à 68,48 dollars.
A SUIVRE vendredi :
(Laetitia Volga, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


