Zelensky reçoit à Kyiv les dirigeants de l’UE
par Max Hunder
KYIV (Reuters) – Le président Volodimir Zelensky a reçu vendredi à Kyiv les dirigeants de l’Union européenne et la promesse de leur soutien durable face à l’invasion russe, sans pour autant obtenir l’assurance d’une adhésion accélérée au bloc communautaire.
Les sirènes d’alerte aérienne ont retenti dans la capitale ukrainienne peu avant l’ouverture de cette réunion inédite entre Zelensky, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président du Conseil européen Charles Michel et une quinzaine de commissaires européens. Aucun tir de missile n’a été signalé dans l’immédiat.
Ce sommet intervient à trois semaines du premier anniversaire du déclenchement de l’opération d’invasion russe de l’Ukraine, le 24 février 2022, qui a fait des dizaines de milliers de morts, des millions de déplacés et provoqué une crise alimentaire et énergétique mondiale.
« L’Union européenne soutiendra l’Ukraine et le peuple ukrainien contre la guerre d’agression de la Russie aussi longtemps qu’il faudra », vont souligner les trois dirigeants dans une déclaration commune, que Reuters a pu consulter par avance.
Ursula von der Leyen a effectué jeudi une arrivée symbolique, en train, dans la capitale ukrainienne, à la tête d’une importante délégation de la Commission.
Elle s’est entretenue dès jeudi avec plusieurs ministres ukrainiens et Volodimir Zelensky.
Des responsables européens ont indiqué que les discussions portaient notamment sur l’envoi d’armes et une aide financière supplémentaires à l’Ukraine, mais aussi sur un accès accru des produits ukrainiens au marché européen.
« UNE ENTENTE MUTUELLE TRÈS IMPORTANTE »
« Nous sommes parvenus aujourd’hui à une entente mutuelle très importante », a commenté jeudi soir le président ukrainien dans son allocution vidéo quotidienne. « Seulement ensemble – une Ukraine forte et une Union européenne forte – nous pouvons défendre la vie qui nous est chère, et via notre rapprochement supplémentaire, fournir de l’énergie et de la motivation à notre peuple pour se battre peu importe les obstacles et les menaces. »
Alors que le président ukrainien appelle à d’importantes mesures punitives de l’UE contre la Russie, les sanctions préparées par Bruxelles en amont de l’anniversaire du conflit ne devraient pas satisfaire les demandes de Kyiv.
Mais les autorités ukrainiennes seront avant tout déçues par le refus de l’UE de leur accorder une procédure d’adhésion accélérée au bloc. Kyiv a fait acte de candidature peu après le début de l’invasion russe.
« Je suis persuadé que l’Ukraine mérite d’obtenir dès cette année le lancement de négociations sur son adhésion à l’UE », a déclaré Volodimir Zelensky.
L’UE ne souhaite cependant s’engager sur aucune date spécifique, soulignant la nécessité pour l’Ukraine de poursuivre ses mesures de lutte contre la corruption et de réformer son système judiciaire pour le protéger des ingérences politiques.
Le processus d’adhésion, assorti de multiples critères politiques, économiques et juridiques, prend de toutes façons des années, même pour un pays candidat qui n’est pas en guerre.
Le sommet UE-Ukraine coïncide avec une intensification de l’offensive menée par la Russie dans l’Est ukrainien, couplée à des attaques dans le nord et au sud du pays, profitant selon Kyiv de l’atout majeur de l’armée russe: son surnombre.
L’Ukraine a obtenu en janvier la promesse d’armes supplémentaires fournies par les Occidentaux, notamment des chars lourds américains (Abrams) et allemands (Leopard 2).
(Rédaction de Reuters; version française Jean Terzian et Jean-Stéphane Brosse)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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