La Russie dit avoir avoir tué 600 soldats ukrainiens, mais pas de trace de victime
par Vladyslav Smilianets
KRAMATORSK, Ukraine (Reuters) – Une frappe de missile russe sur la ville ukrainienne de Kramatorsk a causé des dégâts mais n’a pas détruit de bâtiments, a dit dimanche un témoin de Reuters, qui n’a pas trouvé non plus sur place de trace évidente de victimes alors que la Russie a affirmé avoir tué 600 soldats ukrainiens dans l’opération.
Des journalistes de Reuters ont pu se rendre sur les lieux des deux dortoirs universitaires dont le ministère russe de la Défense a dit qu’ils hébergeaient temporairement des militaires ukrainiens près de la ligne de front au moment de la frappe intervenue dans la nuit de samedi à dimanche.
Aucun des deux bâtiments n’a semblé avoir été directement touché par les missiles, ou sérieusement endommagé. Aucun signe que des soldats y étaient cantonnés, aucun corps ou aucune trace de sang n’ont pu y être observés.
Dans un des bâtiments, situé près d’une cour présentant un profond cratère, une partie des fenêtres avaient volé en éclat, tandis que l’autre bâtiment identifié par le ministère russe de la Défense était entièrement intact. A 50 mètres de là, un autre cratère a pu être observé.
Les autorités ukrainiennes n’ont pas fait de commentaire dans l’immédiat sur les frappes ou sur les affirmations russes relatives au bilan. Le maire de Kramatorsk a démenti un peu plus tôt qu’il y ait eu des vitimes.
Le ministère russe de la Défense a affirmé dimanche avoir tué plus de 600 militaires ukrainiens dans une frappe massive de missiles sur des bâtiments utilisés comme hébergement temporaire pour les troupes ukrainiennes dans l’Est de l’Ukraine.
Alors que le cessez-le-feu unilatéral décrété par Mosou pour le Noël orthodoxe a pris fin samedi soir, les autorités russes ont expliqué avoir décidé cette frappe sur Kramatorsk en représailles après l’attaque meurtrière lancée plus tôt dans l’année sur des baraquements russes à Makiivka, dans la région de Donetsk sous contrôle des troupes russes, qui avait fait au moins 89 morts.
Un tel bilan aurait fait de l’attaque russe la plus meurtrière contre les troupes ukrainiennes depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février dernier.
Deux centrales électriques thermiques dans la région ukrainienne de Donetsk ont par ailleurs été endommagées par un tir de roquettes de l’armée d’Ukraine, ont rapporté dimanche matin des responsables politiques installés par Moscou et l’agence de presse d’Etat russe TASS.
Les officiels ont ajouté sur leurs comptes Telegram que l’attaque contre les centrales de Zuhres et Novyi Svit avait également fait des blessés. Selon TASS, deux personnes pourraient encore être prisonnières des décombres sur un des deux sites.
Aucun commentaire n’a pu être obtenu dans l’immédiat auprès des autorités ukrainiennes. Celles-ci ne revendiquent jamais leurs offensives sur le sol russe ou dans les territoires ukrainiens sous contrôle russe.
Malgré la trêve de 36 heures, des tirs d’obus ont retenti samedi dans la ville ukrainienne de Bakhmout. L’Ukraine y a vu une preuve que les promesses russes n’étaient pas tenues, tandis que Moscou a expliqué avoir riposté à des tirs ukrainiens.
Le haut commandement russe a promis d’intensifier les combats jusqu’à l’emporter sur son voisin. Selon des officiels locaux, au moins deux personnes ont été tuées dans des bombardements russes dans l’Est de l’Ukraine dans la nuit de samedi à dimanche.
Le conflit en Ukraine a fait à ce jour plusieurs dizaines de milliers de morts et plusieurs millions de réfugiés.
(Gilles Guillaume pour la version française)
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