Kosovo: Démissions de Serbes pour protester contre les plaques d’immatriculation
MITROVICA, Kosovo (Reuters) – Des membres de la minorité serbe du nord du Kosovo ont déclaré samedi qu’ils quittaient leurs postes au sein des institutions publiques, notamment le gouvernement, la police et les tribunaux, pour protester contre l’ordre donné par Pristina d’utiliser les plaques d’immatriculation des véhicules du Kosovo.
La longue dispute sur les plaques d’immatriculation a attisé les tensions entre la Serbie et son ancienne province du Kosovo, qui a obtenu son indépendance en 2008 et abrite une petite minorité ethnique serbe dans le nord, soutenue par Belgrade.
À l’issue d’une réunion des représentants politiques serbes du nord du Kosovo, le ministre des Communautés et du Retour Goran Rakic a déclaré qu’il démissionnait de son poste au sein du gouvernement de Pristina.
Il a précisé aux journalistes que d’autres représentants de la minorité serbe du nord, forte de 50.000 personnes, avaient également quitté leur emploi dans les administrations municipales, les tribunaux, la police, le parlement et le gouvernement de Pristina.
Goran Rakic a ajouté qu’ils n’envisageraient pas de revenir à moins que Pristina n’abolisse l’ordre qui leur a été donné d’échanger leurs anciennes plaques d’immatriculation, qui datent des années 1990 lorsque le Kosovo faisait partie de la Serbie, contre des plaques d’État du Kosovo.
Ils ont également exigé la formation d’une union de municipalités serbes donnant aux districts à majorité serbe une plus grande autonomie.
Le Premier ministre Albin Kurti a exhorté les Serbes à ne pas « boycotter ou abandonner les institutions du Kosovo ».
« Elles sont à notre service à tous, à chacun d’entre vous. Ne devenez pas la proie des manipulations politiques et des jeux géopolitiques », a ajouté Albin Kurti dans une publication sur Facebook.
L’Otan, qui dispose encore de quelque 3.700 soldats pour maintenir une paix fragile, a demandé à Pristina et à Belgrade de faire preuve de retenue et d’éviter toute escalade.
« L’Otan reste vigilante et prête à intervenir si la stabilité est mise en danger », a tweeté le secrétaire général délégué de l’Otan, Mircea Geoana, après s’être entretenu avec l’envoyé de l’Union européenne pour le Kosovo et la Serbie, Miroslav Lajcak.
Dans la partie nord de Mitrovica, habitée principalement par des Serbes, on ne voyait pas de policiers. Quelques soldats suisses et des carabiniers italiens, qui font partie des forces de maintien de la paix de l’Otan, étaient les seuls en uniforme sur la place principale.
En Serbie, la Première ministre Ana Brnabic a déclaré que son gouvernement « se tient aux côtés de notre peuple courageux et fier du Kosovo ».
Le gouvernement du Kosovo a déclaré qu’il commencerait à infliger des amendes ce mois-ci aux conducteurs serbes utilisant les anciennes plaques d’immatriculation datant d’avant l’indépendance, et qu’il confisquerait les véhicules dont les numéros d’immatriculation n’auraient pas été changés d’ici au 21 avril 2023.
Les principaux bailleurs de fonds du Kosovo, les États-Unis et l’Union européenne, ont exhorté Albin Kurti à reporter de dix mois l’application de la décision relative aux plaques d’immatriculation, maisce qu’il a refusé.
(Rédigé par Ivana Sekularac ; Version française Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


