Schneider dit envisager une offre pour prendre le contrôle total d’Aveva
par Sudip Kar-Gupta et Supantha Mukherjee
PARIS (Reuters) – Le groupe français Schneider Electric a déclaré mercredi envisager une offre sur les quelque 41% du capital d’Aveva qu’il ne détient pas encore, faisant bondir l’action du fournisseur britannique de logiciels industriels
« Aucune proposition n’a encore été soumise à Aveva », précise Schneider dans un communiqué en soulignant qu’il n’y a à ce stade aucune certitude sur le fait qu’une offre sera effectivement faite ni sur les termes éventuels.
Le groupe français ajoute que, en vertu de la législation britannique sur les fusions et acquisitions, il devra dire s’il a ou non l’intention de soumettre une offre au plus tard le 21 septembre prochain, à 16h00 GMT.
A la Bourse de Londres, le titre Aveva, dont Schneider détient déjà près de 60% du capital, gagnait près de 25% vers 14h40 GMT tandis que Schneider prenait pour sa part 0,98% à Paris.
Le groupe britannique a annoncé ne pas avoir été approché mais que si une telle proposition lui était soumise, un comité indépendant du conseil d’administration l’évaluerait avec ses conseillers. En attendant, Aveva enjoint ses actionnaires à ne rien faire.
Les produits développés par Aveva sont utilisés pour concevoir et gérer les plates-formes pétrolières, les navires et les usines chimiques tandis que les activités du conglomérat français couvrent les composants électriques, la gestion de l’énergie et les systèmes d’automatisation industrielle.
« Schneider Electric estime qu’une combinaison complète entre Aveva et l’activité logicielle de Schneider Electric renforcera Aveva et lui permettra d’exécuter plus rapidement sa stratégie de croissance », a déclaré le groupe industriel français. « Qu’une offre soit faite ou non, Schneider Electric reste attaché à Aviva, à son modèle économique agnostique et autonome et à ses employés. »
Schneider Electric avait annoncé en 2017 un accord pour la fusion de ses activités de logiciels industriels avec le groupe britannique, une opération lui permettant de détenir 60% du capital du nouvel ensemble formé. Il avait alors payé trois milliards de livres sterling.
Le cours du titre Aveva a doublé depuis, ce qui pourrait amener l’entreprise française à débourser un montant plus élevé pour les actions restantes.
« En 2017, Schneider ne voulait pas perturber la culture d’Aviva, permettant à l’entreprise de continuer avec une certaine indépendance, tout en profitant du chevauchement des marchés finaux », a déclaré Denise Molina chez Morningstar.
« Aujourd’hui, Aviva est plus intégré, travaille depuis quelques années avec l’activité logicielle de Schneider et son directeur général actuel, Peter Herweck, vient de Schneider. Ainsi, le risque de perturbation avec une prise de contrôle total n’est pas autant un problème », a ajouté l’analyste.
(Reportage Sudip Kar-Gupta, Paul Sandle, Julien Ponthus, rédigé par Ingrid Melander, version française Myriam Rivet, Marc Angrand et Laetitia Volga, édité par Matthieu Protard, Jean-Michel Bélot et Kate Entringer)
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