Ouverture prudente en vue en Europe
par Laetitia Volga
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en légère baisse mardi à l’ouverture après le week-end prolongé de Pâques, dans un climat d’incertitudes liées à la conjoncture économique et avant de nouveaux résultats d’entreprises.
Les contrats à terme indiquent une baisse de 0,25% pour le CAC 40 parisien, de 0,49% pour le Dax à Francfort et de 0,04% pour le FTSE à Londres.
Jeudi, les marchés européens ont fini en hausse après la réunion de la Banque centrale européenne qui n’a donné aucune nouvelle indication précise sur le resserrement de sa politique monétaire.
Mais les craintes d’un ralentissement de la croissance économique et d’une inflation durable pourraient inciter les investisseurs à limiter la prise de risque ce mardi.
Avec l’impact attendu de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la Banque mondiale a réduit de près d’un point de pourcentage sa prévision de croissance mondiale pour cette année, à 3,2% contre 4,1%.
« Nous nous attendons à un mauvais départ en Europe dans le sillage de la baisse des marchés américains lundi, avec la crainte que l’abaissement des prévisions de la Banque mondiale ne soit la première d’une longue série », a déclaré Michael Hewson chez CMC Markets.
Le marché se prépare à la publication cette semaine d’une salve de résultats, qui lui permettra d’évaluer l’impact de la guerre en Ukraine et de l’inflation sur les comptes des entreprises. En Europe, L’Oréal annoncera son chiffre d’affaires du premier trimestre après la clôture ce mardi et de l’autre côté de l’Atlantique sont attendus notamment les résultats de Netflix, Johnson & Johnson et IBM.
A WALL STREET
Les actions américaines ont fini en petite baisse lundi après une séance hésitante, les investisseurs ayant été partagés entre les résultats positifs de Bank of America et la flambée des rendements obligataires.
L’indice Dow Jones a cédé 0,11% à 34.411,69 points, le S&P-500 0,02% à 4.391,69 points et le Nasdaq Composite 0,14% à 13.332,36 points.
Bank of America (+3,14%) a publié une baisse moins marquée qu’attendu de son bénéfice trimestriel, grâce notamment à la forte croissance du crédit à la consommation.
Twitter a terminé en hausse de 7,6% après l’annonce par le groupe d’une « pilule empoisonnée » pour contrer l’offre d’achat présentée par Elon Musk et les informations selon lesquelles le groupe de capital-investissement Thoma Bravo envisage lui aussi une offre.
Le géant chinois des VTC Didi Global a chuté de 18,5% après la convocation d’une assemblée générale extraordinaire qui sera appelée à se prononcer sur un retrait de la cotation du groupe sur les marchés américains.
Les contrats à terme indiquent une ouverture en hausse mardi.
EN ASIE
A la Bourse de Tokyo, le Nikkei a gagné 0,69% mais juste sous le seuil des 27.000 points. Pour les traders, les incertitudes sur la saison des résultats qui approche, sur la dépréciation du yen et sur la politique monétaire aux Etats-Unis ont limité les gains.
En Chine, le CSI 300 abandonne 0,89% tandis que l’indice SSE de Shanghai perd 0,3% en raison des préoccupations sur l’économie et l’épidémie de COVID-19 dans le pays.
Après une baisse du taux de réserves obligatoires des banques jugée insuffisante par les marchés, la Banque populaire de Chine a annoncé lundi qu’elle allait renforcer son soutien financier aux entreprises et aux personnes touchées par le COVID-19.
« Nous attendons davantage d’aide, principalement sous la forme d’une augmentation des investissements dans les infrastructures, d’une croissance plus forte du crédit et d’une politique immobilière plus souple. Mais nous ne voyons pas le gouvernement entreprendre ‘tout ce qu’il faut’ pour atteindre l’objectif de croissance de 5,5%, ni modifier les mesures sanitaires dans l’immédiat », a déclaré Wang Tao chez UBS Investment Bank Research.
A Hong Kong, fermée lundi, le Hang Seng recule de 2,33%, plombé par la baisse des grands groupes technologiques après que la Chine a interdit la diffusion en direct sur les plates-formes de jeux vidéo non autorisés.
Le site de partage de vidéos Bilibili chute de 10,49%.
TAUX
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans recule à 2,851% après avoir atteint la veille 2,884%, son plus haut niveau depuis décembre 2018, sur des anticipations d’un resserrement monétaire important aux Etats-Unis cette année.
Le président de la Réserve fédérale de Saint-Louis, James Bullard, a réaffirmé lundi souhaiter un relèvement des taux d’intérêt à 3,5% d’ici la fin de l’année face à l’inflation, ce qui nécessiterait des hausses de taux de 50 points de base lors des six réunions restantes de la Fed cette année.
Le rendement du Bund allemand à dix ans avance légèrement, à 0,867% dans les premiers échanges.
Sur le marché des changes, le dollar avance de 0,18% face à un panier de devises de référence et l’euro est quasi stable, à 1,0783 dollar.
PÉTROLE
Les cours évoluent sans tendance alors que la Libye a dû interrompre une partie de sa production en raison de mouvements sociaux et que Shanghai s’apprête à lever partiellement ses mesures de confinement, ce qui apaise les préoccupations sur la demande.
Le Brent prend 0,11% à 113,29 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) abandonne 0,1% à 108,1 dollars.
(édité par Nicolas Delame)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


