TotalEnergies: Nouvelle résolution climat soumise à l’AG par des actionnaires
par Benjamin Mallet
PARIS (Reuters) – Un groupe d’actionnaires minoritaires de TotalEnergies présentera fin mai en assemblée générale une résolution demandant à l’entreprise de préciser ses efforts en matière de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre, selon le texte de la résolution obtenu par Reuters.
Le groupe porteur de cette résolution est composé de 12 actionnaires français coordonnés par Meeschaert AM, incluant OFI AM et La Financière de l’Échiquier et représentant environ 0,8% du capital, a-t-on appris auprès d’une source au fait du processus. Dans leur texte, ils demandent notamment à TotalEnergies de fournir des précisions sur la baisse de ses émissions pour l’ensemble de ses activités, à court (3 à 5 ans) et moyen terme (8 à 10 ans), ainsi que sur l’évolution de son mix énergétique et de ses « volumes de productions cibles » à ces échéances.
Ils proposent aussi que le groupe détaille son plan d’investissements à court et moyen termes en précisant sa répartition « par activité économique et par orientation entre maintenance et développement des actifs », de même que « le scénario de référence utilisé pour définir les objectifs climatiques de la société et son articulation avec les connaissances scientifiques disponibles les plus récentes ».
Meeschaert AM, La Financière de l’Échiquier et OFI AM n’ont pas commenté ces informations dans l’immédiat.
La résolution des investisseurs français vient s’ajouter à une autre, portée par des actionnaires néerlandais, demandant plus globalement à TotalEnergies de se fixer des objectifs conformes à l’Accord de Paris sur le climat, qui exige des actions afin de limiter l’augmentation de la température à 1,5°C par rapport au niveau préindustriel.
Dans l’exposé des motifs de leur proposition, les actionnaires français saluent quant à eux « des progrès réels (de TotalEnergies) en termes de transparence et d’action climatique mais encore insuffisants pour permettre aux investisseurs d’évaluer l’alignement avec une trajectoire 1,5°C ».
« AVOIR ACCÈS À DES INFORMATIONS COMPLÈTES ET DE QUALITÉ »
« Afin d’évaluer et d’anticiper les risques climatiques liés à la transition zéro carbone et les impacts physiques du dérèglement climatique, il est indispensable pour les investisseurs d’avoir accès à des informations complètes et de qualité sur la stratégie climat des entreprises, qui pourraient impacter la valeur future de leurs investissements », ajoutent-ils.
TotalEnergies, qui se développe à un rythme soutenu dans les énergies renouvelables et l’électricité, a annoncé le 24 mars de nouveaux objectifs de baisse des émissions des produits pétroliers vendus à ses clients à horizon 2030, présentés dans un rapport qu’il soumettra à un vote consultatif de ses actionnaires lors de sa prochaine assemblée générale du 25 mai.
Le groupe a confirmé jeudi qu’il soumettrait ce rapport lors de son AG. « Cette démarche de type ‘say on climate’ est innovante et un réel progrès au sein du CAC 40 », a fait valoir un porte-parole. Comme ses concurrents, TotalEnergies est soumis à une pression croissante de la part de certains investisseurs en matière de lutte contre le changement climatique. L’an dernier, son assemblée générale a néanmoins validé à près de 92% sa stratégie de transition vers la neutralité carbone.
(Reportage Benjamin Mallet, édité par Sophie Louet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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