Grande-Bretagne: Boris Johnson entend expulser au Rwanda les migrants clandestins
DUNGENESS, Angleterre (Reuters) – La Grande-Bretagne pourrait expulser vers le Rwanda des dizaines de milliers de demandeurs d’asile arrivés illégalement sur son territoire dans le cadre d’un nouveau « partenariat » conclu avec Kigali, a déclaré jeudi le Premier ministre Boris Johnson.
Sous le feu d’appels à la démission lancés à la suite d’une amende reçue mardi pour avoir organisé une fête à Downing Street en juin 2020 en violation des règles de confinement destinées à endiguer la pandémie de COVID-19, Boris Johnson a tenté de reprendre la main en présentant des mesures visant à limiter les arrivées de réfugiés qui traversent la Manche.
« Nous devons nous assurer que la seule voie pour demander l’asile au Royaume-Uni soit une voie sûre et légale », a déclaré le chef du gouvernement britannique pendant un discours prononcé dans le Kent, région du sud-est de l’Angleterre dont les plages ont vu l’arrivée de milliers de migrants l’an dernier.
« Ceux qui essaient de doubler la file ou d’abuser de notre système ne trouveront pas un chemin automatique pour s’installer dans notre pays, mais seront plutôt rapidement et humainement renvoyés dans un pays tiers ou dans leur pays d’origine », a expliqué Boris Johnson.
Toute personne arrivée illégalement en Grande-Bretagne depuis le 1er janvier est désormais susceptible d’être expulsée vers le Rwanda, a précisé le Premier ministre, selon lequel cette mesure va perturber le modèle économique des réseaux de trafiquants d’êtres humains.
« Le Rwanda aura la capacité d’accueillir des dizaines de milliers de personnes dans les années à venir », a-t-il assuré.
Cet accord a suscité de vives critiques au Royaume-Uni, la ministre de l’Intérieur du gouvernement travailliste « fantôme », Yvette Cooper, le jugeant « impossible à mettre en oeuvre et contraire à l’éthique ».
LONDRES DIT CIBLER LES MIGRANTS ÉCONOMIQUES
Boris Johnson, qui avait fait de la reprise du contrôle des frontières l’axe principal de sa campagne en faveur du Brexit, a reconnu que le partenariat avec le Rwanda se heurterait à des difficultés juridiques mais il s’est dit déterminé à le faire aboutir, y compris en débloquant immédiatement pour cela 120 millions de livres (145 millions d’euros).
Le secrétaire d’Etat pour le Pays de Galles, Simon Hart, a précisé sur Sky News que ce projet d’expulsion concernait en priorité les « migrants économiques », autrement dit les jeunes hommes voyageant seuls pour chercher du travail. « Les femmes et les enfants soulèvent d’autres problèmes », a-t-il dit.
La ministre de l’Intérieur, Priti Patel, était jeudi à Kigali pour sceller l’accord avec le gouvernement rwandais.
Son homologue rwandais, Vincent Biruta, a déclaré pendant une conférence de presse conjointe que le Rwanda avait identifié un lieu où il pourrait accueillir les personnes expulsées de Grande-Bretagne, et qu’il investirait ensuite dans de nouvelles infrastructures.
Quelque 28.000 migrants et réfugiés ont réussi gagner la Grande-Bretagne l’an dernier en traversant la Manche à bord d’embarcations de fortune, une situation qui envenime les relations entre Londres et Paris.
Pour justifier sa mesure qu’il espère dissuasive, Boris Johnson a évoqué un naufrage qui a fait 27 morts en novembre dernier et affirmé que 1.000 personnes pourraient entreprendre quotidiennement la traversée dans les prochaines semaines.
(Reportage d’Alistair Smout, avec Michael Holden, Paul Sandle et Kylie MacLellan ; version française Tangi Salaün)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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