Crise anglophone au Cameroun : Une association au secours des femmes et filles mères déplacées internes qui se prostituent
L’initiative qui se déroule à Dschang dans la région de l’Ouest s’appuie sur un projet de renforcement et d’autonomisation des femmes déplacées internes et filles mère. Il est piloté par la Ligue internationale des femmes pour la paix.
Dans le cadre de cette opération, des formations sont proposées aux femmes et filles mères notamment renseigne Vidal Ngaleu , Chef de projet à la branche camerounaise de la ligue internationale pour la paix » dans l’esthétique, la décoration, la pâtisserie et la culture des champignons ».
À l’origine de cette action indique Vidal Ngaleu » le fait que ces femmes qui pour la plupart ont des enfants ne parvenant pas à les nourrir étaient contraintes de multiplier les partenaires sexuels afin d’avoir des revenus et subvenir aux besoins de leurs familles ».
Déplacées internes, ses femmes et filles manquent d’appui et n’ont aucune attache dans leur nouveau lieu de vie. Ce qui renforce leur vulnérabilité regrette Vidal Ngaleu » leur quotidien est difficile, nous avons vu leurs souffrances et avons décidés de leurs venir en aide , surtout les femmes parce qu’elles sont vulnérables et s’exposent à divers risques »
Les principales concernées goûtent au plaisir d’une nouvelle vie et reconnaissent que l’initiative de l’association produit des effets sur le terrain: » Avant je ne parvenais pas à joindre les deux bouts . Aujourd’hui, je n’ai plus les mêmes difficultés qu’hier. Formée en décoration, quand j’achète une sandale au marché, je la décore avec des perles et la propose plus chère. Ça me permet d’avoir un petit bénéfice pour me prendre en charge » affirme Joséphine Kembou, fille mère déplacée interne.
» Quand je vais lancer la culture des champignons, je suis persuadée de pouvoir gagner suffisamment afin de mener une vie décente » espère pour sa part Brigitte Awounfack, femme déplacée interne .
Située à 58,2 km de Bamenda un des fiefs de la crise anglophone, la localité de Dschang chef lieu du département de la Menoua compte selon les derniers chiffres disponible en mai 2021, 19 991 déplacés internes.
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


