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La Russie dit se concentrer sur la « libération » complète du Donbass

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L’armée russe a annoncé vendredi qu’elle avait achevé pour l’essentiel la première phase de son opération militaire en Ukraine et qu’elle allait désormais se concentrer sur une « libération » complète de la région orientale du Donbass.

Cette annonce, qui a surpris nombre d’observateurs et semble constituer une révision à la baisse par Moscou de ses objectifs militaires, intervient un mois et un jour après le début de l’assaut massif lancé contre l’Ukraine par les troupes russes sur trois grands axes, le Donbass à l’est, la Crimée au sud et le nord en direction de Kyiv. L’offensive s’est heurtée à une résistance farouche des forces ukrainiennes.

Le Donbass est la région de l’est de l’Ukraine constituée des « oblasts » (région administrative) de Louhansk et Donetsk, peuplées en partie de russophones, où Moscou a reconnu l’indépendance des deux républiques séparatistes autoproclamées du même nom juste avant le début de son intervention le 24 février.

La « libération » de l’ensemble du Donbass, dans la limite de ses frontières administratives, délimitées à l’ouest par les régions de Kharkiv, Dnipropetrovsk et Zaporijjia, était selon le ministère russe de la Défense cité par Interfax une des options de départ de l' »opération spéciale » russe, l’autre étant la conquête de l’ensemble du territoire ukrainien.

L’armée russe contrôle à l’heure actuelle 93% du territoire de l’oblast de Louhansk et 54% du territoire de l’oblast de Donetsk, a déclaré le ministère russe de la Défense.

« Les principaux objectifs de la première phase de l’opération ont été globalement atteints », a déclaré dans un discours le général Sergueï Roudskoï, chef d’état-major adjoint.

« Les capacités de combat des forces armées ukrainiennes ont été considérablement réduites, ce qui (…) permet de concentrer nos principaux efforts sur le principal objectif, la libération du Donbass », a-t-il ajouté.

SAUVER LA FACE ?

L’annonce de ce recentrage apparent des objectifs militaires de Moscou intervient alors que les lignes de front n’ont quasiment plus bougé depuis des jours à proximité des grandes villes assiégées par l’armée russe, dont Kharkiv, Tchernihiv et Mykolaïv, et alors que les forces ukrainiennes semblent même avoir repris l’ascendant à l’est de Kyiv.

Une source diplomatique haut placée à Moscou a estimé que cette annonce du ministère de la Défense était une manière de sauver la face et pourrait être le prélude à une réduction des opérations russes.

« Leurs objectifs de guerre étaient bien plus larges que le Donbass, et laissent leurs forces divisées avec des attaques mal coordonnées sur de multiples fronts par des troupes mal préparées », a-t-elle dit.

Elle a toutefois relevé la rhétorique toujours « extrémiste » du président russe Vladimir Poutine. « Nous devons voir davantage de preuves sur le terrain », a ajouté cette source diplomatique.

A Washington, un haut responsable du Pentagone a estimé que cette nouvelle priorité affichée par Moscou pourrait être une manière de peser sur ses pourparlers avec Kyiv et de couper du reste du pays les forces ukrainiennes concentrées sur le front du Donbass.

ULTIMATUMS

Interrogé sur le sujet lors d’une conférence de presse à l’issue du Conseil européen de Bruxelles, Emmanuel Macron s’est montré prudent : Dire que « c’est un début de repli ou une défaite, ce serait contre-productif (…), c’est trop tôt pour le dire », a dit le président français.

« Ceci indique très clairement qu’en tout cas une opération menée sur tous les flancs de manière simultanée s’est vue contrariée par la résistance héroïque du peuple ukrainien, c’est ce que nous voyons depuis plusieurs jours », a-t-il relevé. « Je ne veux pas maintenant ici y voir en quelque sorte le début d’une justification d’un élément que les voies diplomatiques et que les négociations (…) auront à déterminer. »

Vladimir Poutine a présenté l’invasion de l’Ukraine comme une « opération militaire spéciale » visant à démilitariser et « dénazifier » le pays, des prétextes fallacieux selon Kyiv et les Occidentaux, d’après qui le véritable objectif de Moscou était de renverser le gouvernement ukrainien.

La Russie exige aussi que l’Ukraine accepte l’annexion de la péninsule de Crimée par Moscou en 2014 et reconnaisse l’indépendance du Donbass, où des séparatistes prorusses combattent l’armée ukrainienne depuis la même date.

Les autorités ukrainiennes se disent prêtes à négocier pour mettre fin à la guerre mais refusent de céder à des « ultimatums ».

Sergueï Roudskoï a expliqué que la Russie avait initialement songé à limiter son opération à la région du Donbass mais choisi de l’étendre à toute l’Ukraine afin d’en affaiblir les capacités militaires et d’empêcher Kyiv d’envoyer des renforts vers l’Est.

L’armée russe n’avait pas exclu de prendre des villes, mais ses tâches étant maintenant achevées, « nos forces et nos ressources seront concentrées sur la priorité : la libération complète du Donbass », a-t-il poursuivi.

Le général russe a également annoncé que 1.351 soldats russes avaient été tués et 3.825 autres blessés en un mois d’intervention en Ukraine.

Ce bilan, le deuxième seulement fourni par les autorités russes depuis le début du conflit, est très inférieur à celui qu’avancent l’Otan et les autorités ukrainiennes, qui disent avoir infligé des pertes très lourdes aux forces d’invasion.

(Reportage Mark Trevelyan à Londres, Alexander Winning à Johannesburg, version française Tangi Salaün et Jean-Stéphane Brosse)

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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