L’ONU dit recevoir des informations sur des fosses communes à Marioupol
La cheffe de la mission de surveillance du Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’Onu en Ukraine a déclaré vendredi que les observateurs onusiens recevaient de plus en plus d’informations sur la présence de fosses communes dans la ville ukrainienne de Marioupol assiégée par les forces russes.
L’une de ces fosses communes contiendrait environ 200 corps, a précisé Matilda Bogner pendant une visioconférence. Une partie des informations recueillies par l’Onu provient de l’analyse d’images satellites, a-t-elle dit.
Selon la responsable des Nations unies, plus d’un millier de civils ont été tués en Ukraine depuis le début de l’invasion russe il y a un mois, et la mission de surveillance qu’elle dirige s’emploie à documenter des attaques indiscriminées menée par les deux camps.
Les observateurs onusiens ont notamment recueilli des informations sur des civils tués par les forces russes alors qu’ils tentaient de fuir Marioupol en voiture, ainsi que sur la disparition forcée de responsables ukrainiens qui seraient pris en otage, a indiqué Matilda Bogner.
Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme enquête également sur des allégations de transfert forcé de population civile de Marioupol vers la Russie, a-t-elle ajouté.
Marioupol étant totalement encerclée et pilonnée par les forces russes, il est difficile de savoir de manière indépendante ce qui s’y passe.
Vendredi, la municipalité de la ville portuaire a dit avoir recueilli des témoignages selon lesquels quelque 300 personnes auraient été tuées dans le bombardement, le 16 mars, du théâtre d’art dramatique de la ville, dont le sous-sol servait d’abri à la population.
La municipalité a précisé dans un communiqué ne pas être en mesure de fournir elle-même un bilan consolidé.
Environ 130 personnes ont été extraites vivantes des décombres du théâtre, avaient dit les autorités ukrainiennes dans les jours qui avaient suivi le bombardement, mais le nombre de personnes prises au piège dans le sous-sol n’a pas été établi avec certitude.
Les autorités de Kyiv ont accusé l’armée russe d’avoir mené une frappe aérienne contre le théâtre, ce que Moscou a démenti, affirmant ne pas cibler les civils et imputant l’explosion au « bataillon Azov », une unité ayant incorporé pendant la guerre de 2014 dans le Donbass des militants néonazis, et qui a depuis été intégré à la garde nationale ukrainienne.
(Reportage Emma Farge à Genève, avec le bureau de Lviv, version française Tangi Salaün)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Nos deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

