Des soldats russes déployés près de l’Ukraine retournent dans leurs bases, dit Moscou
MOSCOU (Reuters) – Une partie des troupes russes déployées dans des régions frontalières de l’Ukraine retournent dans leurs bases après avoir terminé leurs exercices militaires, a annoncé mardi le ministère de la Défense.
Selon l’agence Interfax, plusieurs unités déployées dans les régions Sud et Ouest, à la frontière orientale de l’Ukraine, ont fini leurs manoeuvres, même si le ministère précise que d’autres exercices militaires de grande ampleur se poursuivent dans le reste du pays.
« Nous avons toujours dit que les troupes retourneraient dans leurs bases à la fin des exercices et c’est ce qui se produit », a commenté le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Le départ de soldats russes de la zone frontalière pourrait être un premier signe de désescalade alors que Moscou et les pays occidentaux multiplient les échanges diplomatiques pour trouver une porte de sortie à la crise autour de l’Ukraine.
Cette perspective a d’ailleurs été bien accueillie sur les marchés financiers russes et le rouble, fragilisé par la crainte de nouvelles sanctions occidentales en cas de conflit armé, gagnait 1,5% peu après l’annonce du ministère.
L’Ukraine s’est montrée plus circonspecte, son chef de la diplomatie, Dmitro Kouleba, soulignant que Kiev jugerait la Russie sur des actes, pas des mots.
« Nous entendons en permanence des déclarations contradictoires de la part de la Fédération russe donc nous avons une règle… nous ne croyons que ce que nous voyons. Si nous voyons un retrait, nous croirons à la désescalade », a-t-il dit, selon des propos rapportés par Interfax Ukraine.
Les Occidentaux, Etats-Unis et Royaume-Uni en tête, ont multiplié ces derniers jours les déclarations alarmistes sur l’imminence d’une offensive de la Russie, qui a déployé plus de 100.000 soldats le long de la frontière Est de l’Ukraine et des navires de guerre en mer Noire. L’armée russe mène aussi des exercices conjoints avec la Biélorussie, tout près de la frontière Nord de l’Ukraine, qui sont censés s’achever le 20 février.
POUTINE PRÉVOIT DE « LONGS ÉCHANGES » AVEC SCHOLZ
Moscou assure que les troupes participant aux manoeuvres en Biélorussie rentreront ensuite en Russie et le Kremlin a une nouvelle fois dénoncé mardi la « campagne de désinformation » et l' »hystérie sans fondement » des Occidentaux à propos d’une possible attaque russe.
Des images vidéos fournies par le ministère de la Défense et diffusées mardi par l’agence RIA montrent le chargement de chars et d’autres véhicules blindés sur des wagons de train.
Selon le ministère, ces images illustrent le retour de troupes russes dans leurs bases mais Reuters n’a pas pu confirmer dans quelle direction elles se dirigeaient. Le ministère a ajouté que d’autres unités rentreraient dans leurs camps par la route.
Le commandement Sud de l’armée russe a signalé de son côté le départ d’unités qui avaient été déployées en Crimée, région ukrainienne annexée par la Russie en 2014.
Le Kremlin a affirmé mardi n’avoir déployé des troupes près de la frontière ukrainienne qu’en réponse à ce qu’il a présenté comme une concentration de soldats ukrainiens le long de la ligne de front avec les régions séparatistes prorusses du Donbass.
Moscou réclame surtout des garanties pour sa propre sécurité, principalement la promesse d’une non-adhésion de l’Ukraine à l’Otan, qu’elle n’a pas obtenue jusqu’à présent, ainsi que la mise en oeuvre des accords de Minsk qui prévoient notamment une large autonomie du Donbass.
Après le président français Emmanuel Macron la semaine dernière, le chancelier allemand Olaf Scholz, l’autre garant des accords de Minsk négociés en « format Normandie » (Russie, Ukraine, France, Allemagne), est attendu ce mardi à Moscou pour un entretien avec Vladimir Poutine, après avoir été reçu lundi à Kiev par le président ukrainien Volodimir Zelenski.
« Nous nous attendons à de longs échanges, ils ont beaucoup de sujets à discuter », a déclaré mardi le porte-parole du Kremlin.
(Reportage Anton Kolodyazhnyy, rédigé par Olzhas Auyezov, version française Tangi Salaün, édité par Blandine Hénault)
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