Quand une agression conduit un étudiant à choisir Zemmour
Il y a trois ans un soir de fête de la musique, Emmanuel Picot et deux de ses amis ont été agressés sur les bords de Seine près de la cathédrale Notre-Dame par des hommes d’origine africaine qui n’avaient selon lui aucune motivation apparente.
Aux dires de l’étudiant ingénieur aujourd’hui âgé de 23 ans, cette attaque, qui s’est soldée par une rotule cassée et des contusions, a été « un gros pic dans [s]a prise de conscience » politique qui le conduit aujourd’hui à militer pour Eric Zemmour en vue de l’élection présidentielle.
« Cela m’a confirmé qu’il y avait un vrai problème de sécurité en France et ça m’a poussé à m’engager dans un camp qui protège les Français », dit-il en montrant une photo prise après l’agression, dont Reuters n’a pu vérifier les circonstances. La plainte déposée a été classée sans suite, indique l’étudiant.
Après avoir été séduit par François Fillon en 2017, Emmanuel Picot votera en avril pour l’ancien journaliste dont le programme déroulé sur le thème des « Français d’abord », ciblant l’islamisme et l’immigration, lui convient.
Théoricien du « grand remplacement » qui suppose une disparition de la culture française au profit d’une autre, non-Européenne, le candidat a été condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale.
Mercredi dernier devant le syndicat de police Alliance, Eric Zemmour a qualifié la question de l’immigration de « mère de toutes les batailles ». « Vous êtes aux premières loges d’un conflit de civilisation qui s’est étendu sur notre sol », a dit le candidat, pour qui la réponse aux problèmes de sécurité passe par une « immigration zéro ».
Une rhétorique que la politologue Virginie Martin juge absurde.
« Il fait une sorte d’essentialisation. C’est comme si l’immigré avait la délinquance qui coulait dans ses veines, comme si c’était inexorable », a-t-elle dit à Reuters. « Quelque chose de complètement artificiel et d’une grande mauvaise foi. »
Les liens entre immigration et délinquance font régulièrement l’objet de querelles de chiffres dans un pays qui interdit les données officielles basées sur la race ou l’origine ethnique. Des leaders de droite citent des données du ministère de la Justice montrant une proportion importante d’étrangers en prison, là où la gauche et des sociologues expliquent que le problème est avant tout lié aux inégalités sociales.
« LES FRANÇAIS QUI AIMENT LA FRANCE »
Benjamin d’une famille de sept enfants éduqué dans des établissements privés, chevalière armoriée au doigt, Emmanuel Picot est un membre actif de « Génération Z », la branche jeunesse du mouvement lancé par Eric Zemmour dont l’irruption secoue un paysage politique français toujours dans l’attente de l’officialisation de la candidature d’Emmanuel Macron.
Chantre de l’union des nationalistes, Eric Zemmour entend faire le lien entre une extrême droite déçue par Marine Le Pen, qui brigue l’Elysée pour la troisième fois, et les électeurs issus de la droite traditionnelle comme Emmanuel Picot, qui juge trop édulcoré le positionnement de la candidate Les Républicains Valérie Pécresse.
« Eric Zemmour veut unir les Français qui aiment la France », dit le jeune militant.
Parmi ses projets, Eric Zemmour veut obliger les Français à choisir les prénoms de leurs enfants dans le calendrier chrétien et prône le retour à l’école d’antan avec blouse, certificat d’étude et priorité donnée à la langue française.
« Je suis un peu nostalgique d’une France que je n’ai pas connue parce qu’on me l’a décrite », reconnaît Emmanuel Picot. « Mes parents, mes grands-parents m’ont raconté comment c’était quand ils avaient mon âge, donc je suis un peu nostalgique de cette France-là. Cette France où on peut se balader n’importe où, quand on veut, sans risquer sa vie ».
Le jeune homme considère que ce ne sont pas les propos d’Eric Zemmour qui sont violents, mais la France de 2022. Les idées du candidat sont à ses yeux « pro-France » sans être hostiles à la diversité.
« Tout le monde peut venir en France à partir du moment où ils respectent certaines règles et où ils acceptent certaines conditions, notamment de devenir français, d’aimer la France », dit-il.
(Reportage Richard Lough, avec la contribution d’Elizabeth Pineau et Layli Foroudi, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


