Wall Street se dirige vers un rebond, l’Europe hésite
par Laetitia Volga
PARIS (Reuters) – Wall Street devrait rebondir à l’ouverture et les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé jeudi à mi-séance, tiraillées entre les préoccupations liées à l’inflation, à l’accélération à venir du resserrement monétaire aux Etats-Unis, le retour au calme sur les marchés obligataires et les annonces accommodantes de la banque centrale chinoise.
Les contrats à terme signalent une ouverture en hausse de 0,5% pour le Dow Jones et pour le Standard & Poor’s-500 et d’environ 1% pour le Nasdaq.
La Bourse de New York a fini dans le rouge mercredi, l’indice Nasdaq Composite, avec un repli de 1,15%, a porté à plus de 10% sa baisse depuis son record de clôture du 19 novembre dernier, le faisant entrer en zone de correction pour la première fois depuis début 2021.
À Paris, le CAC 40 cède 0,17% à 7.161,1 vers 12h15 GMT. À Francfort, le Dax avance de 0,15% et à Londres, le FTSE lâche 0,03%.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est en hausse de 0,13%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,26% et le Stoxx 600 de 0,12%.
Les places européennes, soutenues à l’ouverture par les mesures d’assouplissement monétaire annoncées dans la matinée par la Banque populaire de Chine, peinent à trouver une direction claire.
La perspective d’un resserrement de la politique monétaire de la Réserve fédérale, qui se réunit la semaine prochaine, et le niveau élevé de l’inflation restent au premier plan.
La hausse des prix à la consommation en zone euro a été confirmée, conformement aux attentes, à 5% sur un an en décembre, un niveau inédit.
Après avoir observé un statu quo sur sa politique monétaire ce jeudi, la banque centrale de Norvège a indiqué qu’elle devrait relever son taux directeur en mars prochain pour accompagner la reprise de l’économie.
Les investisseurs suivront par ailleurs à 12h30 GMT la publication des « minutes » de la BCE.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Dans les échanges en avant-Bourse, United Airlines reculait 1,1% après avoir réduit ses prévisions de capacité annuelle tandis qu’American Airlines prenait près de 2% après avoir publié une perte trimestrielle moins importante que prévu.
Netflix sera l’un des premiers grands groupes technologiques à publier ses résultats du quatrième trimestre, après la fermeture des marchés américains.
VALEURS EN EUROPE
En Europe, Vivendi s’octroie 1,90% profitant d’un conseil à l’achat de Goldman Sachs et Valneva grimpe de 24,26% après avoir annoncé que son candidat vaccin inactivé contre le COVID-19 montrait une neutralisation du variant Omicron du coronavirus.
En baisse, Alstom abandonne 1,22% après la publication de son chiffre d’affaires sur neuf mois.
Soitec, lanterne rouge du Stoxx 600, chute de 16,15% après avoir annoncé la nomination comme directeur général de Pierre Barnabé, actuellement cadre dirigeant chez Atos, en remplacement de Paul Boudre.
A Londres, Deliveroo prend 1,89% grâce à la croissance de la valeur brute de ses commandes au T4. Unilever monte de 1,08% après avoir annoncé qu’il ne relèverait pas son offre pour la branche de santé grand public de GlaxoSmithKline, qui cède 1,15%.
Et AB Foods recule de 3,52% après avoir dit que la propagation du variant Omicron avait entamé la fréquentation de ses boutiques Primark en décembre.
TAUX/CHANGES
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans évolue sans grand changement, sous 1,84%, après avoir atteint la veille son plus haut niveau en deux ans à 1,902% à la perspective d’une accélération du resserrement de la politique monétaire aux Etats-Unis.
La tendance est à la baise sur le marché obligataire européen, le rendement du Bund allemand à dix ans revenant à -0,021% après être passé mercredi au-dessus de zéro pour la première fois depuis mai 2019.
Le dollar est stable face à un panier de devises de référence et l’euro se traite à 1,1333 dollar.
PÉTROLE
Le marché du pétrole baisse légèrement sur des prises de profits après les pics depuis octobre 2014 atteint mercredi.
La baril de Brent perd 0,31% à 88,17 dollars et celui de brut américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,23% à 86,76 dollars.
(Laetitia Volga, édité par)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


