Baisse en vue pour les actions en Europe, le variant Omicron inquiète
par Laetitia Volga
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en nette baisse lundi à l’ouverture, l’inquiétude sur la propagation rapide du variant Omicron du coronavirus et les restrictions sanitaires mises en place devant peser sur la tendance à quelques jours des fêtes de fin d’année.
D’après les contrats à terme, le CAC 40 parisien pourrait perdre 2,34% à l’ouverture, le Dax à Francfort reculerait de 2,87% et le FTSE à Londres de 1,89%.
« Omicron est en passe d’être le Grinch qui a piqué Noël en Europe », a déclaré Tapas Strickland, directeur de l’économie au NAB. « Avec les cas de COVID-19 dus à Omicron multipliés par deux tous les 1,5 à 3 jours selon l’Organisation mondiale de la santé, le risque que les systèmes hospitaliers soient débordés, même avec des vaccins efficaces, demeure », a-t-il ajouté.
Face à l’avancée d’Omicron, les Pays-Bas sont entrés dimanche dans un nouveau confinement, au moins jusqu’au 14 janvier, le gouvernement britannique a annoncé ne pas exclure de nouvelles restrictions pour Noël et le gouvernement italien envisagerait de durcir ses mesures selon la presse.
La prudence des investisseurs s’explique aussi par le niveau toujours élevé de l’inflation et par les orientations plus restrictives prises par plusieurs grandes banques centrales parmi lesquelles la Réserve fédérale.
Aux Etats-Unis toujours, le sénateur démocrate Joe Manchin, dont le vote est crucial pour l’adoption du vaste plan de réformes sociales de Joe Biden, a annoncé dimanche à la surprise générale qu’il n’apporterait pas son soutien au projet qu’il juge trop cher.
Goldman Sachs a abaissé son estimation du produit intérieur brut américain réel pour le premier trimestre à 2% contre 3% précédemment et a légèrement réduit ses prévisions pour les deuxième et troisième trimestres.
A WALL STREET
Vendredi, la Bourse de New York a terminé dans le rouge, les secteurs financier et de l’énergie en tête, alors que les investisseurs se sont inquiétés de l’évolution de la pandémie et du resserrement monétaire qui se profile aux Etats-Unis. [.NFR]
L’indice Dow Jones a cédé 1,48% à 35.365,44 points, le S&P-500 1,03% à 4.620,64 points et le Nasdaq Composite 0,07% à 15.169,68 points.
Sur la semaine, le S&P 500 a perdu 1,9%, le Dow Jones 1,7% et le Nasdaq 2,9%.
Les contrats à terme de Wall Street indiquent une ouverture en baisse de 1,3% à 1,5% ce lundi.
EN ASIE
L’inquiétude concernant la propagation du variant Omicron pèse sur les places asiatiques: l’indice Nikkei au Japon a perdu 2,13%, sa plus forte baisse quotidienne depuis le 26 novembre, et en Chine, le CSI 300 a reculé de 1,5%.
La décision lundi de la Banque populaire de Chine d’abaisser de cinq points de base son taux préférentiel de prêt à un an ne devrait pas avoir un grand impact sur l’économie, selon des analystes.
TAUX
Signe de l’averson au risque, le rendement des Treasuries à dix ans cède près de quatre points de base à 1,3614%.
Sur le marché obligataire européen, le papier allemand à dix ans perd 2,5 points de base à -0,398% et son équivalent français recule de deux points à -0,043%.
CHANGES
Le dollar est à l’équilibre face aux autres grandes devises, se maintenant proche d’un pic d’un an et demi alors que la Fed américaine se dirige vers un resserrement de sa politique monétaire.
Le gouverneur Chris Waller a déclaré vendredi qu’une hausse des taux en mars était « très probable » et que la banque centrale pourrait commencer à réduire son bilan à la mi-2022. De son côté, Mary Daly, la présidente de la Fed de San Francisco, n’a pas exclut un relèvement de taux dès mars prochain et s’est déclarée favorable à deux ou trois hausses de taux en 2022.
L’euro se traite autour de 1,1249 dollar, en hausse de 0,09%.
PÉTROLE
Le marché du pétrole baisse nettement alors que l’augmentation des cas de COVID-19 en Europe et aux États-Unis alimente les inquiétudes des investisseurs, qui craignent que les nouvelles restrictions n’affectent la demande de brut.
Le baril de Brent perd 3,25% à 71,13 dollars et le brut léger américain 3,71% à 68,23 dollars.
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Laetitia Volga, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

