L’Europe finit dans le vert après les décisions des banques centrales
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en hausse jeudi alors que Wall Street évoluait en ordre dispersé à mi-séance après les annonces de la Réserve fédérale américaine et de la Banque d’Angleterre qui ouvrent la voie à un resserrement monétaire face à l’inflation, tandis que la Banque centrale européenne maintient pour l’instant une politique plus accommodante.
À Paris, le CAC 40 a fini sur un gain de 1,12% à 7.005,07 points. Le Footsie britannique a avancé de 1,25% et le Dax allemand de 1,03%.
L’indice EuroStoxx 50 a pris 1,01%, le FTSEurofirst 300 1,41% et le Stoxx 600 1,23%.
La tendance haussière a été soutenue principalement par le compartiment de l’énergie (+2,81%) et celui des banques (+2,26%).
A l’issue de sa réunion de politique monétaire, la Fed a annoncé mercredi qu’elle allait accélérer la réduction de ses achats d’obligations, qui prendront fin en mars, et elle a ouvert la voie à trois hausses des taux d’intérêt d’ici la fin 2022.
« La perspective de trois hausses de taux d’intérêt en 2022 suggère que la banque centrale a un plan clair pour ne pas laisser l’inflation devenir incontrôlable », écrit dans une note Russ Mould, directeur des investissements chez AJ Bell.
En Grande-Bretagne, la Banque d’Angleterre est devenue jeudi la première des principales banques centrales du monde à augmenter le coût du crédit depuis le début de la pandémie de COVID-19, une décision justifiée selon elle par l’accélération de l’inflation, qui devrait atteindre 6% en avril au Royaume-Uni, soit trois fois son objectif.
Dans la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) s’est montrée pour sa part moins déterminée à tourner la page de son soutien à l’économie: elle a annoncé une réduction de ses achats d’actifs mais a promis de continuer à favoriser la reprise en 2022.
« L’annonce de la BCE a montré qu’elle était encore loin d’un resserrement significatif de sa politique: il n’y avait rien de surprenant dans cette décision et elle était conforme aux attentes des marchés et déjà intégrée dans les cours des actifs », commente Craig Erlam, analyste marchés chez OANDA.
La décision de politique monétaire de la Banque du Japon est attendue vendredi.
VALEURS EN EUROPE
Aux valeurs, Airbus a terminé sur un gain de 2,41% après avoir été choisi par Qantas comme fournisseur privilégié pour le renouvellement de sa flotte domestique.
Valneva a bondi de 16,1%, la société française de biotechnologie ayant annoncé des premiers résultats positifs pour l’utilisation de son candidat vaccin contre le COVID-19 comme dose de rappel.
À Londres, Les banques Lloyds (+4,6%), Barclays (+3,2%) et HSBC (+3,6%) ont profité des annonces de la Banque d’Angleterre.
A Zurich, Novartis a pris 5,7% à la faveur d’un nouveau programme de rachat d’actions d’un montant maximum de 15 milliards de dollars.
En baisse, EDF a chuté de 15,41% après l’annonce de défauts à proximité de circuits de refroidissement de la centrale nucléaire de Civaux (Vienne).
Boohoo a dévissé de 23% à Londres et Telecom Italia a fléchi de près de 1% à Milan après des avertissements sur leurs résultats.
A WALL STREET
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones avançait de 0,41% mais le Standard & Poor’s 500 reculait de 0,2% et le Nasdaq de 1,5%. Tous trois avaient déjà amplement profité mercredi des annonces de la Fed.
La baisse du compartiment technologique (-1,97%) pesait sur la tendance, tandis que les financières (+1,73%), les banques (+2,44%), l’énergie (+2,27%), les matériaux de base (+1,44%)et les services aux collectivités (+0,73%) progressaient encore.
JPMorgan Chase & Co, Morgan Stanley, Bank of America, Wells Fargo et Citigroup gagnaient entre 1,8% et 3,1% dans la perspective d’un relèvement des taux.
Côté baisse, Adobe chutait de 9,1%, ses prévisions de bénéfice pour 2022 étant inférieures aux attentes.
Boeing reculai de 0,7% après la décision de Qantas Airways.
LES INDICATEURS DU JOUR
La croissance de l’activité du secteur privé de la zone euro a ralenti en décembre, en particulier dans les services, en raison du rétablissement des restrictions face à l’augmentation des cas de COVID-19. L’indice d’activité PMI composite mesuré par IHS Markit auprès des directeurs d’achats a reculé à 53,4, contre 55,4 en novembre.
Aux Etats-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage sont reparties à la hausse la semaine dernière, à 206.000 contre 200.000 prévus par les économistes.
La production industrielle américaine a enregistré en novembre une hausse moins prononcée que prévu, de 0,5% après de 1,7% en octobre.
CHANGES
Sur le marché des changes, le dollar recule de 0,4% face à un panier de devises de référence après avoir atteint mercredi en séance un pic de trois semaines en réaction aux annonces de la Fed.
L’euro avance de 0,24% à 1,1312 dollar après le discours de la présidente de la BCE, Christine Lagarde, qui juge très improbable mais pas impossible une hausse des taux en 2022.
La livre sterling avance de 0,45% face au dollar à 1,3322, en réaction au relèvement des taux de la Banque d’Angleterre.
TAUX
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans recule de près de trois points de base à 1,4326%, effaçant ses gains de la veille.
Celui du Bund allemand à dix ans a gagné 1,7 point de base à -0,346% et son équivalent français 2,9 points à 0,0110%, en réaction aux propos de Christine Lagarde.
PÉTROLE
Les cours du pétrole sont en nette hausse après l’annonce par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) d’une baisse deux fois plus importante que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière.
Le Brent prend 2,23% à 75,55 dollars et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 2,86% à 72,9 dollars.
(Reportage Claude Chendjou, édité par Marc Angrand)
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