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La Turquie et l’Irak suspendent leurs vols vers la Biélorussie

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par Robin Emmott et Tuvan Gumrukcu

BRUXELLES/ANKARA (Reuters) – La Turquie et l’Irak ont suspendu vendredi une partie de leurs vols à destination de la Biélorussie, accusée par l’Union européenne de convoyer par avion des milliers de migrants afin de provoquer une crise migratoire aux portes des Vingt-Sept.

La compagnie nationale turque, Turkish Airlines, a interdit jusqu’à nouvel ordre aux ressortissants syriens, yéménites et irakiens d’embarquer pour l’ancienne république soviétique, et la compagnie irakienne Iraqi Airlines a elle aussi interrompu ses vols vers Minsk, a déclaré la Commission européenne.

Ces initiatives sont le fruit de discussions engagées par l’exécutif européen avec les autorités d’Irak, du Liban, des Emirats arabes unis et de la Turquie pour porter un coup d’arrêt à l’afflux de migrants.

Plusieurs milliers de demandeurs d’asile, en provenance principalement du Proche-Orient, sont massés depuis des jours, par des températures glaciales, dans des campements à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne et la Lituanie, qui refusent de les laisser pénétrer sur leur territoire.

Les organisations humanitaires alertent sur les risques encourus par ces migrants, Bruxelles dénonce la volonté de la Biélorussie d’instrumentaliser la crise depuis des mois pour obtenir la levée de mesures de rétorsion à son encontre.

Lors d’une réunion à Paris avec leurs homologues russes Sergueï Choïgou et Sergueï Lavrov, les ministres français des Armées et des Affaires étrangères, Florence Parly et Jean-Yves Le Drian, ont condamné « le comportement irresponsable et inacceptable des autorités biélorusses concernant l’instrumentalisation de flux migratoires », rapporte un communiqué conjoint de leurs ministères.

« Ils ont encouragé la Russie à mobiliser ses liens étroits avec la Biélorussie pour obtenir qu’il y soit mis fin », ajoute le communiqué.

Selon l’Union européenne, le gouvernement du président biélorusse Alexandre Loukachenko, dont la répression brutale des manifestations contre sa réélection en août 2020 a été sanctionnée à quatre reprises par les Vingt-Sept, distribue des visas aux ressortissants du Proche-Orient, organise leur arrivée en Biélorussie par avion et les encourage ensuite à traverser illégalement les frontières de l’UE.

Le bloc communautaire dit refuser de céder au « chantage » de Minsk et menace de prendre de nouvelles sanctions dès lundi contre l’ancienne république soviétique.

Les autorités de Minsk rejettent les accusations européennes tout en assurant ne pas pouvoir régler cette crise migratoire sans une levée des sanctions du bloc communautaire.

Le président Alexandre Loukachenko a également brandi jeudi la menace de « couper le gaz » russe vers l’UE qui transite par le territoire biélorusse. La Russie, son alliée, a semblé prendre ses distances avec ces propos vendredi, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov assurant que Moscou respecterait ses contrats d’approvisionnement avec l’Europe.

L’Allemagne a de son côté appelé le président russe Vladimir Poutine à jouer de son influence sur l’ancienne république soviétique.

L’OTAN « VIGILANTE »

Moscou a envoyé ces derniers jours des bombardiers survoler le territoire biélorusse et les ministères de la Défense russe et biélorusse ont déclaré vendredi que des parachutistes des deux pays menaient des exercices conjoints dans l’ouest de la Biélorussie, près de la frontière polonaise. Parallèlement, les Etats-Unis ont fait part cette semaine à leurs alliés européens de leur inquiétude concernant des mouvements de troupes russes à la frontière ukrainienne.

A Paris, où elle effectue une visite officielle, la vice-présidente américaine Kamala Harris a dénoncé les « activités très inquiétantes du régime Loukachenko » et ajouté que Washington suivait la situation avec beaucoup d’attention.

Dans un communiqué, l’Otan a dit rester « vigilante face au risque d’une nouvelle escalade et de provocation » de la Biélorussie. « Les alliés de l’Otan appellent la Biélorussie à cesser ces actions, à respecter les droits de l’homme et les libertés fondamentales, et à appliquer le droit international », a déclaré le Conseil de l’Atlantique-Nord, qui représente les Etats membres de l’alliance.

En Pologne, les autorités ont dit avoir refoulé deux groupes de migrants jeudi soir et fait état de 223 tentatives de franchissement illégal de la frontière au total, alors que le nombre de personnes massées sur place aurait grimpé à 3.000 ou 4.000.

Plus au nord, la Lituanie a déclaré avoir observé 110 tentatives de franchissement au cours de la nuit et annoncé qu’elle allait achever la construction d’une clôture de barbelés le long des 100 km de sa frontière avec la Biélorussie d’ici au 10 décembre, avec trois semaines d’avance sur le calendrier prévu initial.

Alors que les températures sont tombées en dessous de zéro dans la région, une organisation humanitaire polonaise (Grupa Granica) a appelé le gouvernement de Varsovie à autoriser l’accès à une bande large de 3 km le long de la frontière interdite aux ONG et aux journalistes, officiellement pour des raisons d’état d’urgence.

Les pays baltes disent craindre que la crise ne débouche sur une confrontation militaire et les présidents des trois républiques – Estonie, Lettonie, Lituanie – se réuniront lundi à Vilnius. Le président polonais Andrzej Duda se joindra à eux par visioconférence.

(Reportage Robin Emmott et Marine Strauss à Bruxelles, Pawel Florkiewicz et Anna Wlodarczak-Semczuk à Varsovie, Tuvan Gumrukcu à Ankara, Andrius Sytas à Kapciamietsis, Lituanie, Dmitry Antonov et Andrew Osborn à Moscou, Ahmed Rasheed à Bagdad, rédigé par Jan Lopatka et Tomasz Janowski; version française Sophie Louet et Jean-Stéphane Brosse)

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