L’Union européenne réfléchit à de nouvelles sanctions contre Minsk
L’Union européenne va débattre lundi de nouvelles sanctions économiques contre la Biélorussie afin d’accroître la pression sur le président Alexandre Loukachenko, que les Vingt-Sept accusent d’envoyer des immigrants sans papiers vers la Pologne et les pays baltes.
L’UE a imposé un train de mesures de rétorsion contre l’ancienne république soviétique en juin dernier pour protester contre la répression par le pouvoir biélorusse des manifestations contre la réélection de Loukachenko en août 2020.
De nombreux pays membres jugent désormais nécessaire de riposter contre ce qu’ils considèrent comme des représailles biélorusses et une « guerre hybride » destinée à déstabiliser le bloc communautaire en envoyant des migrants.
Dimanche, l’ambassadeur de France en Biélorussie, Nicolas de Bouillane de Lacoste, a dû quitter le pays à la demande des autorités de Minsk, a-t-on appris de source diplomatique.
Depuis août dernier, la Pologne et la Lituanie font état d’un afflux important de migrants clandestins venant de Biélorussie. Les deux pays accusent Minsk de faire venir des migrants par avion de l’étranger avant de les envoyer vers l’UE.
Le ministre letton des Affaires étrangères, Edgars Rinkevics, a réclamé des sanctions contre la compagnie aérienne nationale biélorusse Belavia, lundi matin à son arrivée à Luxembourg pour la réunion du Conseil des Affaires étrangères avec ses homologues de l’UE.
« Nous devons imposer des sanctions plus strictes (…) Cela signifie sanctionner des soi-disant compagnies de tourisme qui organisent les vols », a dit le chef de la diplomatie lettone.
« Je suis également convaincu que nous devons sanctionner pleinement Belavia, afin qu’elle ne puisse recevoir aucun type de soutien », a-t-il ajouté.
Même si Belavia est déjà interdite de survol dans l’espace aérien de l’UE, elle continue de louer des appareils à des pays de l’UE, en particulier à l’Irlande.
L’Allemagne, ainsi que l’Autriche et le Haut Représentant de l’UE pour les affaires étrangères, Josep Borrell, ont affiché leur soutien à de nouvelles mesures contre Minsk.
L’Irlande s’est montrée plus prudente, mentionnant des obligations contractuelles sur la location d’avions, même si son ministre des Affaires étrangères s’est dit ouvert à l’interdiction de futurs contrats.
« Même si l’Irlande souhaite accroître les sanctions et la pression sur le régime biélorusse, nous devons aussi nous assurer que c’est applicable », a dit Simon Coveney.
(Reportage Robin Emmott; version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Tangi Salaün)
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