Rhinocéros, lion…: les espèces emblématiques du Kenya menacées par la pression humaine
Cinq espèces emblématiques du Kenya, dont le rhinocéros noir, sont en danger critique d’extinction et neuf autres, parmi lesquelles le lion, l’éléphant et le guépard, sont menacés d’extinction par la croissance démographique et l’expansion des activités humaines, ont déclaré les autorités kenyanes.
Le pays d’Afrique de l’Est réputé pour ses safaris animaliers a mené pendant trois mois, de mai à juillet, le premier recensement à grande échelle de ses animaux sauvages afin de pouvoir adapter sa politique de protection de la faune.
Dans son rapport, publié tard mardi, à trois jours de la tenue à Marseille du Congrès mondial de la nature de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), le gouvernement kenyan souligne que ses efforts sont compromis par l’augmentation de la population humaine, qui empiète de plus en plus sur les espaces dédiés à la faune.
Le pastoralisme, l’érection de clôtures autour des fermes ou encore la construction de routes et de voie ferrées affectent la présence et la circulation de la faune dans certaines régions, déplorent les autorités de Nairobi.
« Des incursions de bétail, l’exploitation forestière, la combustion de charbon de bois, des implantations humaines et des incendies ont été observés dans les zones de conservation », note le rapport.
Certaines espèces menacées par le braconnage, comme les rhinocéros et les éléphants, sont régulièrement répertoriées mais c’est la première fois que le Kenya s’est lancé dans un comptage systématique de son patrimoine sauvage, alors que le tourisme a représenté 8,2% de son PIB en 2019, avant la pandémie de COVID-19, en grande partie grâce à ses parcs nationaux et réserves fauniques privées.
Le gouvernement classe en tant qu’espèces en danger critique d’extinction celles qui risquent de disparaître si aucune mesure immédiate n’est prise. Les espèces menacées d’extinction sont celles qui peuvent survivre à court terme sans mesure de protection supplémentaire.
La situation « nécessite davantage d’attention de notre part si nous voulons éviter le danger d’enfermer la faune dans des poches de zones protégées », commente le ministre du Tourisme, Najib Balala, dans le rapport.
(Reportage de Duncan Miriri et Humphrey Malalo, version française Tangi Salaün, édité par Jean-Michel Bélot)
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