Prudent rebond en Europe en clôture, Wall Street également dans le vert
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes se sont ressaisies mardi en clôture, et Wall Street évoluait également dans le vert à la mi-séance, grâce aux valeurs minières et aux résultats d’entreprises comme UBS qui ont soutenu la tendance après une lourde chute la veille liée aux inquiétudes sur la pandémie de COVID-19.
À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 0,81% à 6 346,85 points. Le Footsie britannique a gagné 0,54% et le Dax allemand 0,55%.
L’indice EuroStoxx 50 a pris 0,71%, le FTSEurofirst 300 0,46% et le Stoxx 600 0,52%.
Les investisseurs ont choisi pour le moment de se concentrer sur le début de la saison des résultats des entreprises, mettant de côté provisoirement les inquiétudes liées à la propagation du variant Delta.
Les analystes s’attendent à ce que les bénéfices des entreprises du Stoxx 600 bondissent de 108,6% au deuxième trimestre par rapport à l’an dernier, selon les données Refinitiv IBES.
VALEURS
En Europe, seules quatre indices sectoriels ont terminé dans le rouge. L’indice des valeurs minières a gagné 1,52%, avec des groupes comme BHP Group et Anglo American, qui ont pris respectivement à Londres 1,9% et 0,7%.
A Paris, Alstom a pris 2,5% après avoir fait état d’un chiffre d’affaires et d’un niveau de prises de commandes en hausse au premier trimestre.
La banque suisse UBS s’est adjugée 5,3%, deuxième plus forte hausse du Stoxx 600, à la faveur d’un bénéfice net trimestriel supérieur aux attentes.. Elle a entraîné dans son sillage son rival Credit Suisse, qui a fini sur un gain de 2,64%.
A l’inverse, à la Bourse de Stockholm, Volvo a cédé 2,5% et Electrolux 6,4% après des résultats inférieurs aux attentes.
A WALL STREET
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones progressait de 2,06%, le Standard & Poor’s 500 de 1,46% et le Nasdaq soutenu par de solides résultats d’entreprises comme IBM, qui gagnait 3,5%.
Neuf des onze indices du S&P-500 étaient dans le vert à la mi-séance, avec l’indice des banques en tête, qui avançait de 2,72%. Parmi les sociétés du S&P-500 ayant déjà publié leurs résultats, 90% ont dépassé le consensus, selon les données de Refinitiv.
CHANGES
Aux changes, le billet vert, valeur refuge, poursuit cependant sa hausse, gagnant 0,19% face à un panier de devises et 0,18% face à l’euro, tombé à 1,1775 dollar.
La livre, qui s’échange à 1,3616, a touché pour sa part un plus bas de cinq mois face au dollar, pénalisée par les inquiétudes liées à la hausse des contaminations en Angleterre.
TAUX
Sur les marchés obligataires, les rendements sont repartis à la hausse. Le dix ans américain avance de trois point de base à 1,2185%, après avoir chuté la veille de dix points de base.
Le Bund allemand à dix ans, référence sur le marché européen, est quasiment stable à -0,411%.
PÉTROLE
Les cours du pétrole, qui ont lourdement chuté la veille sous la barre des 70 dollars en raison des craintes d’une offre excédentaire sur le marché, remontent. Le baril de Brent prend 1,11% et le brut léger américain 1,04%.
(Reportage Claude Chendjou, édité par Jean-Michel Bélot)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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