Les variants du coronavirus menacent la reprise, prévient le G20
par Gavin Jones, Leigh Thomas et David Lawder
VENISE (Reuters) – La recrudescence des nouveaux variants de coronavirus et l’accès limité aux vaccins des pays en développement menacent la reprise économique mondiale, ont averti samedi les ministres des Finances du G20.
Le G20, réuni à Venise dans le cadre des premiers entretiens en face à face des ministres depuis le début de la pandémie, a également pris une série de décisions incluant une mesure visant à empêcher les multinationales de transférer leurs bénéfices vers des paradis fiscaux à faibles taux d’imposition.
Cette réunion ouvre la voie à la finalisation d’un nouveau taux d’imposition minimum mondial des sociétés de 15% lors d’un sommet à Rome en octobre, qui pourrait permettre à des trésors publics mis à rude épreuve par la crise du COVID-19 de récolter des centaines de milliards de dollars.
Selon leur déclaration finale, les 19 pays les plus riches de la planète et l’Union européenne ont estimé que les perspectives économiques mondiales s’étaient améliorées depuis leur dernière réunion en avril, tout en soulignant la fragilité de la reprise face aux nouveaux variants du COVID-19.
Alors que le G20 a promis d’utiliser tous les outils politiques pour lutter contre le COVID-19, les hôtes italiens de la réunion ont également fait état d’un accord entre ses membres pour éviter d’imposer de nouvelles restrictions aux personnes.
« Nous convenons tous que nous devons éviter d’introduire à nouveau toute restriction à la circulation des citoyens et aux modes de vie des populations », a déclaré le ministre italien de l’Économie Daniele Franco, dont le pays assure la présidence tournante du G20 jusqu’en décembre.
La déclaration de l’organisation, tout en soulignant le soutien du G20 au « partage mondial équitable » des vaccins, ne fait pas état de mesures concrètes en la matière et reconnaît simplement une recommandation de 50 milliards de dollars de financement de nouveaux vaccins par le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, l’Organisation mondiale de la santé et l’Organisation mondiale du commerce.
UNE « NOUVELLE VAGUE », SEUL OBSTACLE À UN REBOND RAPIDE
« Nous devons tous améliorer nos performances vaccinales partout dans le monde », a déclaré à la presse le ministre français des Finances, Bruno Le Marie. « Nous avons de très bonnes prévisions économiques pour les économies du G20, et le seul obstacle sur la voie d’un rebond économique rapide et solide est le risque d’avoir une nouvelle vague. »
Les différences de niveaux de vaccination entre les pays riches et les pays pauvres restent considérables. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a dénoncé un « scandale moral » qui sape globalement les efforts visant à maîtriser la propagation du virus.
Alors que certains des pays les plus riches ont désormais administré au moins une dose de vaccin à plus des deux tiers de leurs citoyens, ce chiffre tombe bien en dessous de 5% pour de nombreux pays africains.
Brandon Locke, du groupe de santé publique à but non lucratif The ONE Campaign, a dénoncé ce qu’il décrit comme l’inaction du G20, la qualifiant de « situation perdant-perdant pour tout le monde ».
« Non seulement cela coûtera des vies dans les pays les plus pauvres, mais cela augmentera le risque de nouveaux variants qui feront des ravages dans les plus riches », a-t-il déclaré.
L’Italie a fait savoir que le G20 reviendrait sur la question du financement des vaccins pour les pays pauvres avant le sommet de Rome et que la question des nouveaux variants devait être examinée, sans plus de précisions.
Comme prévu, le G20 a en outre approuvé l’accord récemment conclu sous l’égide de l’OCDE prévoyant l’instauration d’un taux plancher d’au moins 15% pour l’impôt sur les sociétés, une mesure qui vise à empêcher les multinationales de chercher le taux d’imposition le plus bas.
LA « TARIFICATION DU CARBONE », MENTION INÉDITE
Cette mesure changerait aussi la façon dont les entreprises comme Amazon et Google sont imposées, en se fondant en partie sur l’endroit où elles vendent leurs produits et services plutôt que sur la localisation de leur siège social.
La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a déclaré que tous les pays qui s’y opposeraient seraient encouragés à le signer d’ici le mois d’octobre .
« Nous essaierons de le faire, mais je dois souligner qu’il n’est pas essentiel que tous les pays participent », a-t-elle déclaré, ajoutant que l’accord prévoyait aussi des mécanismes contre le recours aux paradis fiscaux.
Le G20 a également déclaré pour la première fois que la « tarification du carbone » pourrait faire partie des outils politiques de lutte contre le changement climatique.
Cette décision marque un changement radical par rapport aux quatre années précédentes, lorsque l’administration de l’ancien président américain Donald Trump s’était régulièrement opposée à la mention du changement climatique en tant que risque mondial dans les déclarations internationales.
Les outils de lutte contre le changement climatique reconnus par le G20 samedi incluent les investissements dans des infrastructures durables et de nouvelles technologies, « y compris la rationalisation et l’élimination progressive des subventions inefficaces aux combustibles fossiles qui encouragent le gaspillage et, le cas échéant, l’utilisation de mécanismes de tarification du carbone et d’incitations ».
Cette déclaration intervient quelques jours seulement avant que l’Union européenne ne dévoile un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) sur les marchandises en provenance de pays à fortes émissions.
(Version française Benjamin Mallet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


