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Le coup de sang du gouvernement pour généraliser le télétravail

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par Caroline Pailliez

PARIS (Reuters) – Rapidement après l’allocution d’Emmanuel Macron annonçant la mise en place du deuxième confinement, le téléphone du secrétaire d’Etat auprès de la ministre du Travail, Laurent Pietraszewski, se met à vibrer de manière continue.

Par texto, des responsables des ressources humaines de grands groupes l’interpellent, confus.

« ‘Laurent, on fait quoi ? C’est tout le monde en télétravail, ou ce n’est pas tout le monde ? », écrivent-ils, selon un proche du secrétaire d’Etat.

Quinze jours auparavant, le gouvernement leur demandait de fixer un nombre minimal de jours de télétravail par semaine. Maintenant le président de la République évoque le travail à distance cinq jour sur cinq « partout où c’est possible ».

Soucieuses de maintenir leur productivité et, pour beaucoup, ayant trouvé une formule de télétravail à mi-temps qui convenait aussi bien aux salariés qu’aux managers, certaines grandes entreprises ont été réticentes à modifier leurs protocoles.

Le gouvernement reconnaît un retard à l’allumage dans la mise en place du télétravail qui aurait pu être dangereux pour la stratégie de lutte contre la pandémie.

« Il a fallu taper du poing sur la table, dire non, c’est comme ça, c’est pour des raisons de sécurité et de santé », indique-t-on dans l’entourage de Laurent Pietraszewski.

Aujourd’hui, l’épidémie régresse. Mais, selon ce proche du secrétaire d’Etat, le télétravail généralisé restera en vigueur jusqu’à l’arrivée du vaccin. Retour sur le coup de sang du gouvernement pour assurer la réussite de cette mesure.

« INFANTILISANT »

Pour beaucoup de salariés, l’appel d’Emmanuel Macron signifiait un retour à temps plein au télétravail ou, à tout le moins, un élargissement.

Quelques jours après les annonces, un salarié de Thales raconte avoir fait une demande pour obtenir une deuxième journée de télétravail, la première ayant été accordée en septembre.

Ingénieur dans la cinquantaine, il estimait qu’il pouvait partager son temps de travail sans que cela ne désorganise son service. Sa demande a pourtant été refusée. « C’est un peu infantilisant. On a l’impression qu’ils pensent que si vous êtes chez vous, vous ne foutez rien », dit-il.

D’autres salariés se retrouvent confrontés au même refus et alertent leur syndicat. « Le message passé par la direction a été de dire, on met en place le télétravail mais il faut aussi préserver le chiffre d’affaires. On a eu l’impression que ça passait en priorité par rapport aux questions de santé », a dit Grégory Lewandowski, délégué syndical CGT Thales.

Thales assure que la santé de ses collaborateurs et de la population est sa priorité et que le protocole actuellement déployé permet de faire face à la situation sanitaire. L’entreprise dit également avoir renforcé l’utilisation du télétravail depuis le début de l’épidémie.

Selon le gouvernement, les entreprises étaient parvenues, après d’épineuses discussions, à mettre en place un télétravail à mi-temps qui convenait autant aux manageurs qu’aux salariés, ces derniers ayant encore en mémoire les semaines d’isolement du premier confinement.

« Ils ont fait des réunions en CSE (comité social et économique), se sont entendus sur les postes concernés et sur le rythme de télétravail, et quinze jours après, on leur dit : ‘Stop! Tout le monde va faire 100% de télétravail’. Ils répondent : ‘vous rigolez ou quoi, il faut qu’on reparte en arrière ? on n’en a pas envie' », explique-t-on au secrétariat d’Etat.

MARGE DE PROGRESSION

Dans les faits, le protocole sanitaire publié par le gouvernement n’a pas de valeur légale. L’entreprise, sur qui repose la responsabilité d’assurer la sécurité de ses salariés, a le dernier mot.

Le gouvernement doit donc convaincre, car l’épidémie accélère dangereusement. Le nombre de patient hospitalisés a dépassé celui de fin mars.

Laurent Pietraszewski et Elisabeth Borne, la ministre du Travail, passent leur semaine au téléphone avec les responsables des ressources humaines des grandes entreprises. Ils organisent même une visio-conférence avec les trente plus gros employeurs de France.

« Notre message était de dire : ‘attention ne confondez pas le télétravail en situation exceptionnelle – ce que nous vivons actuellement – et (…) le télétravail comme organisation (pérenne) », souligne un proche de Laurent Pietraszewski.

Pour renforcer publiquement le message, Elisabeth Borne se rend le 6 novembre dans les sièges sociaux d’Engie, Total et BNP Paribas. Laurent Pietraszewski ira au siège d’Axa France.

Les interventions gouvernementales portent leurs fruits. A la fin de la première semaine de confinement, le temps moyen passé en télétravail était de 3,7 jours par semaine contre 2,7 la semaine précédente, selon un sondage Harris Interactive, commandité par le ministère du Travail.

Il reste néanmoins une marge de progression: 27% des salariés français disent s’être rendus sur leur lieu de travail pour des tâches qui ne le nécessitaient pas lors de cette première semaine de confinement.

Mais les chiffres sont satisfaisants aux yeux du ministère.

« Il a fallu 15 jours pour que ça se mette en place », dit-on au secrétariat d’Etat. « Maintenant ça fonctionne. »

(Caroline Pailliez, édité par Jean-Michel Bélot)

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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