Donald Trump dénonce un « vol » alors que Joe Biden approche de la victoire
Alors que ses chances de réélection s’estompaient à mesure que le dépouillement se poursuivait dans plusieurs Etats clés, le président républicain Donald Trump a lancé jeudi de vives attaques contre le processus démocratique américain, prétendant à tort que l’élection présidentielle lui était volée.
S’exprimant à la Maison blanche, Donald Trump s’en est pris au personnel électoral et a dénoncé sans preuve une fraude dans les Etats où la progression du dépouillement semblait rapprocher son rival démocrate Joe Biden d’une victoire.
« Si vous comptez les votes légaux, je gagne facilement », a dit le président sortant au cours de sa première apparition publique depuis mercredi matin. « Ils essaient de voler une élection. Ils essaient de truquer une élection, et nous ne pouvons pas laisser faire cela », a-t-il ajouté, avant de quitter la salle sans accepter de questions des journalistes.
L’avance de Donald Trump se réduisait en Pennsylvanie et en Géorgie, tandis que Joe Biden conservait une courte avance dans le Nevada et en Arizona, des Etats décisifs.
Pour remporter la victoire, un candidat doit obtenir 270 voix au sein du collège de 538 grands électeurs désignés Etat par Etat. Selon les projections de l’institut Edison Research, Joe Biden est déjà assuré de 243 grands électeurs contre 214 pour Donald Trump.
Plusieurs chaînes de télévision américaines créditent le candidat démocrate de 253 grands électeurs contre 214 pour le président sortant, ayant donné mercredi Joe Biden victorieux dans deux Etats « bascule » – le Michigan et le Wisconsin.
Une victoire en Pennsylvanie pourrait désormais suffire à Joe Biden pour être élu. Autre possibilité pour l’ancien-vice président d’accéder à la Maison blanche, devancer Donald Trump dans deux des trois Etats suivants: Géorgie, Nevada et Arizona.
La route de Donald Trump vers une réélection semble plus escarpée. Le président sortant doit conserver son avance en Pennsylvanie et en Géorgie, tout en s’adjugeant le Nevada ou l’Arizona.
PATIENCE
Alors que des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes du pays, des partisans des deux candidats ont organisé de petits rassemblements – pour la plupart pacifiques – devant des bureaux de vote dans les Etats où le dépouillement pourrait être décisif. Des centaines de milliers de bulletins, pour la plupart envoyés par courrier sur fond de crise sanitaire, restaient à compter.
Il faudra peut-être attendre plusieurs jours pour connaître les résultats définitifs dans les Etats encore non « attribués » par les projections. La secrétaire d’Etat de Pennsylvanie, Kathy Boockvar, a déclaré jeudi après-midi qu’environ 350.000 bulletins restaient à dépouiller, mais que l’essentiel du comptage pourrait avoir été effectué vendredi.
En Géorgie, un représentant de la commission électorale a indiqué que « cela prendra du temps » d’enregistrer les dizaines de milliers de bulletins de vote restants. Plusieurs jours devraient aussi être nécessaires en Arizona et dans le Nevada.
Donald Trump s’est exprimé à la Maison blanche après avoir publié dans la journée une série de messages sur Twitter appelant à l’arrêt du dépouillement, alors même qu’il était donné derrière Joe Biden dans suffisamment d’Etats pour que le candidat démocrate remporte le scrutin.
Pendant ce temps, les équipes de campagne du président sortant ont multiplié les recours devant les tribunaux, en Géorgie, dans le Michigan, le Nevada et en Pennsylvanie. Cependant un juge du Michigan a rapidement rejeté la plainte de la campagne Trump visant à y suspendre le dépouillement.
Selon des experts juridiques, il est peu probable que les procédures juridiques affectent l’issue de l’élection présidentielle.
« PARFOIS CONFUS »
« Personne ne va nous enlever notre démocratie », a écrit Joe Biden sur Twitter peu après la prise de parole de Donald Trump à la Maison blanche. Il avait fait part plus tôt, depuis Wilmington dans le Delaware où il réside, de sa confiance sur l’issue du scrutin et appelé au calme pendant le dépouillement.
« La démocratie, c’est parfois confus », a déclaré le candidat démocrate. « Cela requiert parfois aussi un peu de patience. Mais cette patience a été récompensée pendant plus de 240 années désormais, dans un système de gouvernance qu’envie le monde ».
Une enquête d’opinion Reuters/Ipsos montre qu’une majorité bipartisane d’Américains rejette la proclamation prématurée de victoire de Donald Trump mercredi matin.
Seules 16% des personnes interrogées ont dit accepter cette proclamation, tandis que la plupart des sondés (84%) ont dit être disposés à attendre que l’ensemble des bulletins soient dépouillés avant de décider du vainqueur.
La rhétorique de Donald Trump a toutefois semblé résonner auprès de certains de ses partisans. Un groupe Facebook dénommé « Arrêtez le vol », relayant des théories complotistes de fraude électorale, a été rejoint jeudi par des centaines de milliers d’utilisateurs du réseau social, avant que celui-ci ne supprime la page en citant des appels à la violence.
L’incertitude du scrutin a mis en exergue les profondes divisions politiques aux Etats-Unis, tandis que le temps nécessaire au décompte des millions de bulletins transmis par correspondance rappelle l’impact de la crise sanitaire du coronavirus qui continue chaque jour de tuer des Américains.
Même si Joe Biden s’impose, les démocrates n’auront pas obtenu le raz-de-marée qu’ils espéraient, un symbole de la cote de popularité dont dispose toujours Donald Trump en dépit de quatre années tumultueuses à la Maison blanche.
Donald Trump, qui veut éviter de devenir le premier président sortant à ne pas être réélu depuis George H.W. Bush en 1992, devrait conserver une forte influence sur le Parti républicain même s’il venait à s’incliner.
(avec Lawrence Hurley, Jason Lange, Sarah N. Lynch, Daphne Psaledakis, Andy Sullivan, Doina Chiacu, Susan Heavey; version française Jean Terzian)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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