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Qui pour payer papier toilette et café ? Avec le télétravail, des questions nouvelles

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par Toby Sterling

AMSTERDAM (Reuters) – Le télétravail étant devenu le quotidien de dizaines de millions de salariés dans le monde afin de freiner la propagation de l’épidémie de coronavirus, se pose désormais la question de la prise en charge des frais engendrés par cette situation.

Les salariés néerlandais y ont apporté une réponse claire: ils estiment qu’il revient aux entreprises de payer pour le thé, le café ou encore le papier toilette utilisé à domicile pendant la période de télétravail. Le coût est évalué en moyenne à environ deux euros par jour travaillé, un montant qui comprend également la consommation de gaz, d’électricité, d’eau et l’amortissement lié à l’usage d’un bureau et d’une chaise.

En temps normal, aucun salarié ne s’imagine devoir s’acquitter de ces frais s’il devait se rendre au bureau, disent-ils.

« Nous avons littéralement calculé le nombre de cuillères à café qu’il y a dans un ménage moyen, donc à partir de là, il n’est pas si difficile d’établir les coûts », a déclaré Gabrielle Bettonville de l’Institut national d’informations sur le budget (Nibud), un organisme public qui aide les familles à mieux gérer leurs finances et qui a entrepris de calculer le coût des frais liés au télétravail.

Si ces revendications peuvent paraître secondaires au regard des conséquences de la pandémie qui a fait plus d’un million de morts dans le monde, elles n’en restent pas moins pertinentes car le télétravail est appelé à s’inscrire dans la durée, selon les experts.

Les autorités néerlandaises ont commencé à utiliser le modèle développé par le Nibud pour proposer aux fonctionnaires travaillant à domicile une compensation de 363 euros.

Les deux euros d’indemnités par jour travaillé ne couvrent pas l’achat de meubles, de téléphone, d’ordinateur et autres équipements, qui selon le Nibud, doivent être fournis par l’entreprise.

RÉFLEXIONS EN FRANCE, EN ESPAGNE ET EN GRANDE-BRETAGNE

D’autres pays réfléchissent également à la nouvelle donne engendrée par le télétravail, conscients que de nombreux salariés sont peu susceptibles de retourner au bureau même en cas de maîtrise de l’épidémie.

L’Espagne exige des employeurs qu’ils prennent en charge les frais d’entretien et d’équipement des salariés travaillant à domicile. De son côté, l’Allemagne débat d’un projet de loi sur les droits des salariés en télétravail.

En France, une loi a été adoptée pour restreindre la sollicitation des salariés via le courrier électronique en dehors des heures normales de bureau.

La Grande-Bretagne a pour sa part laissé entendre qu’elle pourrait assouplir les règles en matière de déductions fiscales concernant le matériel de travail acheté pendant la pandémie.

Peu de pays sont cependant allés aussi loin que les Pays-Bas.

« Le gouvernement a donné un bon exemple ici », souligne Jose Kager de la FNV, le principal syndicat néerlandais, qui souhaite que tous les télétravailleurs perçoivent une compensation selon le modèle établi par le Nibud.

« Nous parlons des coûts structurels et permanents liés au travail à domicile », insiste-elle.

Les patrons néerlandais de leur côté jugent insensé de devoir verser des compensations aux salariés en pleine crise du coronavirus.

« Il n’est pas question que les gens, à peu près partout, reçoivent un ‘bonus’ en plus de leur salaire – certainement pas pendant une récession économique », tance Jannes van der Velde, le porte-parole de la fédération patronale néerlandaise AWVN.

D’après lui, les calculs du Nibud ne prennent pas en compte tous les avantages dont bénéficient les salariés en télétravail, notamment en termes de temps libre et de temps économisé dans les transports s’ils devaient se rendre au bureau, qu’il évalue en moyenne à une heure par jour.

(Version française Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)

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