Incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris
Un grave incendie s’est déclaré dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, aux environs de 18 h 50, lundi 15 avril 2019. Le feu qui a pris dans les combles du bâtiment a détruit la flèche et en grande partie la toiture et la charpente. La structure serait cependant épargnée. Un porte-parole de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris précise que d’importants moyens d’intervention sont mobilisés.
Que s’est-il réellement passé ?
Un important incendie se déclare lundi 15 avril 2019 en fin d’après-midi, vers 18 h 50, dans les combles de la cathédrale Notre-Dame de Paris, à la base de la flèche, œuvre de l’architecte Viollet-le-Duc, constituée de 500 tonnes de bois et 250 tonnes de plomb, qui surmonte le transept et culmine à 93 mètres. Les flammes ont détruit la charpente, faite de 1 300 chênes, soit 21 hectares de forêt.
Arrivés une quinzaine de minutes plus tard, les pompiers n’ont pas réussi à le maîtriser. La flèche s’est effondrée à 20 h 13.
À partir de 22 h, toutes les églises françaises ont fait sonner leurs cloches comme invitation à la prière.
Travaux en cours
La cathédrale Notre-Dame de Paris, construite entre le douzième et le quinzième siècle, et restaurée au dix-neuvième siècle, était en train de bénéficier d’importants travaux depuis plusieurs mois, notamment pour nettoyer l’édifice noirci par la pollution. L’État a offert 2,5 millions d’euros pour la restauration de la flèche, somme considérée comme insuffisante par Patrick Chauvet, recteur de la cathédrale.
Les seize statues de cuivre entourant la base de la flèche avaient été retirées le jeudi 11 avril 2019 pour restauration et n’ont donc pas été affectées par l’incendie.
Une enquête ouverte
Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « destruction involontaire par incendie » visant à déterminer les causes de cet incendie. Parallèlement à cette enquête confiée à la police judiciaire de Paris, des enquêtes administratives ont été lancées dans le but d’établir les conditions exactes des causes de cet incendie.
Principales réactions
Le président français, Emmanuel Macron, a promis que la cathédrale Notre-Dame de Paris sera reconstruite : « Nous rebâtirons Notre-Dame parce que c’est ce que les Français attendent, parce que c’est ce que notre histoire mérite, parce que c’est notre destin profond. »
Le président américain Donald Trump a déclaré sur Twitter que « c’est si terrible d’assister à ce gigantesque incendie à Notre-Dame de Paris. »
L’ex-président Nicolas Sarkozy, a déclaré que « la France est touchée dans sa chair, dans son identité, dans son histoire ».
L’ex-président François Hollande a déclaré : « Notre-Dame est notre patrimoine commun, c’est une blessure de la voir ainsi ravagée par les flammes. Hommage aux pompiers qui œuvrent pour éteindre l’incendie ».
Le directeur par intérim de la salle de presse du Vatican, Alessandro Gisotti, a fait savoir que « le Saint-Siège a appris avec incrédulité et tristesse la nouvelle du terrible incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris, symbole de la chrétienté, en France et dans le monde ».
L’archevêque de Paris, Michel Aupetit, a tenu à « remercier les pompiers qui ont pu sauver les deux tours. Ils risquent leur vie à chaque fois ». Il a indiqué à la télévision qu’il a reçu un message de solidarité du grand rabbin de France. « Aujourd’hui, Paris est en prière, toutes les églises sont ouvertes. Nous sommes tous ensemble unis dans ce grand malheur », a-t-il ajouté.
Le Premier ministre français, Édouard Philippe, a rendu hommage lundi soir aux pompiers :
« Notre tristesse est au-delà des mots mais nous sommes encore dans le combat. Ce soir les pompiers se battent, héroïques, contre le feu, pour préserver ce qui peut l’être ».
La maire de Paris, Anne Hidalgo, a déploré « un terrible incendie » et elle a demandé aux riverains de respecter le périmètre de sécurité afin de permettre aux pompiers de maîtriser l’incendie.
Laurent Wauquiez, président des Républicains, a exprimé sa « désolation en voyant partir en fumée ce symbole de nos racines chrétiennes, de la littérature de Victor Hugo ».
En déplacement à Mayotte, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a exprimé sa solidarité avec les sapeurs-pompiers et l’ensemble des Parisiens.
Le ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a apporté son soutien aux pompiers de Paris.
António Guterres, secrétaire général des Nations Unies, s’est dit « horrifié par les images de l’incendie qui dévaste la cathédrale Notre-Dame – un joyau unique du patrimoine mondial qui règne sur Paris depuis le 14e siècle. Mes pensées vont au peuple et au gouvernement français. »
La chancelière allemande Angela Merkel a exprimé son soutien aux Français face à l’incendie d’« un symbole de la France et de notre culture européenne ».
La Première ministre du Royaume-Uni,Theresa May, a affirmé que « ses pensées vont aux Français ce soir et aux services d’urgence qui luttent contre le terrible incendie de la cathédrale Notre-Dame »
Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a déclaré : « Cela nous brise le cœur de voir la cathédrale Notre-Dame de Paris en proie aux flammes. Nous pensons à nos amis français qui combattent cet incendie dévastateur ».
Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a estimé que « l’incendie de Notre-Dame est une catastrophe pour la France et pour l’Europe. Les flammes ravagent 850 ans d’histoire, d’architecture, de peinture et de sculpture. Cela va être difficile à oublier. La France peut compter sur nous pour récupérer la grandeur de son patrimoine ».
Le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, a affirmé qu’il s’agit « d’un coup au cœur pour les Français et pour nous tous les Européens ».
Le président de la Confédération suisse, Ueli Maurer, a exprimé la tristesse du gouvernement suisse « de voir en plein Paris un monument si cher au cœur de tous ravagé par des flammes ».
Plus d’un milliard d’euros de dons
Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une souscription nationale pour rebâtir la cathédrale Notre-Dame de Paris. La Fondation du patrimoine a lancé une « collecte nationale » pour rassembler des fonds en vue de la reconstruction de la cathédrale.
Près d’un milliard d’euros a été collecté en moins de 24 heures. La moitié de cette somme a été donnée par trois familles françaises : la famille Bettencourt (200 millions), la famille de Bernard Arnault (200 millions), et la famille de François Pinault (100 millions).
Parmi les autres donateurs figurent l’entreprise pétrolière Total qui a offert 100 millions d’euros, la mairie de Paris (50 millions), le groupe JCDecaux (20 millions), la région Île-de-France (10 millions), la famille Bouygues (10 millions), la société Fimalac (10 millions), la Société Générale (10 millions), le groupe bancaire BPCE (10 millions), le Crédit Agricole Île-de-France (5 millions), la famille américaine Henry Kravis et Marie-Josée Kravis (8,85 millions), la Région Auvergne-Rhône-Alpes (2 millions), la Région Occitanie (1,5 millions), et l’entreprise Capgemini (1 million).
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

